Folia archeologica 16.

Dienes István: Honfoglalás kori tarsolyainkról

LES AUMÔNIËRES HONGROISES DE L'ÉPOQUE DE LA CONQUÊTE i. L ' i m p о r t a n с e de la ceinture et de l'aumônière chez les conquérants hongrois A l'époque des Avares le matériau en métal et le nombre des ferrures de la ceinture ont servi pour désigner la dignité et les signes voisins au tamga et les éléments d'ornements ont révélé l'origine du porteur. A l'époque de la conquête arpadienne le port des ceintures entièrement couvertes de ferrures devint général, le nombre des ferrures, le matériau (argent), la richesse d'orne­ments étaient plus ou moins identiques. Cependant, les sources historiques et les expériences données par des fouilles nous révèlent que les ceintures à ferrures sont à considérer comme l'objet qui révèle le rang du porteur, elles n'étaient portées que par des alleutiers. Les aumônières recouvertes de plaques de fer orné ou lisse (au total 20 pièces) ou à ferrures (3 pièces) sont encore plus rares dans les trouvailles des cimetières. En compulsant les données des lieux de sépulcres renfermant des plaques d'aumônières, il nous paraît que ceux-ci se groupent autour du centre original de certains territoires appartenant à des clans. Seule­ment les chefs de petites communautés élues disposèrent donc de l'aumônière recouverte de plaques en métal. Selon toute probabilité les personnes de haute condition léguèrent à leurs descendants cet insigne d'une beauté exceptionnelle tout semblablement aux autres objets distinctifs munis de la marque du clan. 2. Plaques d'aumônières aux ornements gravés Après nettoyage soigneux, à la plaque d'aumônière mise au jour du sépulcre n°2 8 du cimetière de Kenézlő (fig. 24), considéré comme étant sans ornements, des ornements gravés et empreints dans le matériau mince sont apparus ( fig. 25 montre l'ornement reconstruit de la plaque dégradée). Le dessin irrégulier, l'inégalité de la profondeur des gravures, les retouches visibles apportées aux traits nous révèlent que le dessin n'est pas l'oeuvre d'un orfèvre, mais la plaque devait être ornée par le propriétaire de l'aumônière. Cette trouvaille confirme l'opinion que la richesse d'ornement des plaques d'aumônière et d'autres objets d'orfèvrerie était profondément enracinée dans les coutumes du peuple. En 1958, une plaque d'aumônière aux ornements gravés (fig. 26), non avec l'intention décorative, mais étant d'un tout autre caractère, a été mise au jour à Tiszanána (comitat Heves) d'un sépulcre équestre pillé d'un garçon de 12 à 14 ans. La plaque est sensiblement plus petite que les autres plaques d'aumônière, elle devait être fabriquée pour l'adolescent accédant à la dignité dans sa jeunesse encore, peu avant sa mort, dans le bassin des Carpathes déjà. A la surface, la pla­que porte un dessin probablement d'une signification magique, exécuté de traits enchevêtrés (fig. 27), il devait être une esquisse réalisée sous l'influence du rythme des paroles magiques prononcées au cours de la cérémonie de la mise de ceinture. L'imagination peut suggérer à l'observateur une figure équestre dessinée par des traits rapides aux proportions fausses.

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