Folia archeologica 1-2.

László Gyula: Egy régensburgi vállkő

KÖNYVISMERTETÉSEK— BIBLIOGRAPHIE 233 szőnyeg szablyás német harcosa, A Gessler, DIE TRUTZWAFFEN DER KAROLINGERZEIT. Basel, 1908. 121. 1. 5 Deér József, POGÁNY MAGYARSÁG KERESZ­TÉNY MAGYARSÁG. Budapest, 1937. 65. skk. 1. s H. Arbman, SCHWEDEN UND DAS KAROLIN­GISCHE REICH. Stockholm, 1937. A Petersen által X-el jelölt forma a karoling birodalom területéről származik, a mi kétélű kardjaink egyrésze ilyen. Lásd még a 38. kép kardjait. A regensburgi és passaui fegyvergyárakról egykorú források alapján Gessler, i. m. 105, 140. skk. 1. A kivitelre és kereskedésre vonatkozólag u. o. 105. skk. és 149. skk. 1. 7 Arbman, i. m. 38. kép. Gessler, i. m. 103. 1. A képes felsorolását Gessler, i. m. 114. skk. l.-on közli. » Nagy Géza, III. BÉLA FEGYVERZETE ÉS AZ ÁRPÁD-HÁZI KIRÁLYOK JELVÉNYEI. III. Béla em­lékezete, Budapest, 1900. 235. skk. 1. — Nagy Géza, KAROLINGKORI KARD. Arch. Ért. 1906. 129-135. 1. э Hampel József, ÚJABB TANULMÁNYOK A HONFOGLALÁSI KOR EMLÉKEIRŐL. Budapest, 1907. 22. 1. Nándor Fettich, L'EPÉE DE SAINT ETIENNE DU POINT DE VUE ARCHÉOLOGIQUE Mélanges commémoratifs de Saint Etienne, III. Budapest, 1938. p. 475—516. Cette étude de M. Fettich est, en ses résultats, comme en sa méthode la continuation organique de ses oeuvres parues jusqu' à présent sur l'archéologie hon­groise du temps de la conquête du pays. Son étude va paraître bientôt aussi en traduction, ainsi je ne donne son cours d'idées qu'en résumé. L'inventaire de la cathédrale de Saint Guy men­tionne déjà l'épée en 1368, comme «Gladius S. Stephani Regis Ungariae, cum manubrio eburneo» et c 4e fut accepté, à l'exception de quelques savants par tout le monde jusqu' à nos jours. L'erreur fondamentale de la littérature de l'épée était jusqu'ici, selon M. Fettich, qu'elle s'appuyait sur un examen superficiel de l'objet original. L'auteur a fait pour cela des photographies et des dessins analytiques nouveaux et décrit, en y' joignant des mesures exactes, l'état actuel de l'épée et, de l'examen des usures, il arrive à conclure aux mesures originales. L'usure de la lame à l'inscription Ulfberht est la conséquence d'un nettoyage trop fréquent des temps postérieurs. L'usure de la garde et du pommeau en ivoire se laisse ramener au long usage. Ce fait prouve déjà que l'épée ne peut être une insigne de couronnement, comme le pensaient beaucoup de savants, mais seulement une arme destinée à l'usage quotidien, bien que d'apparat. La décoration de la garde et du pommeau à sculpture en os est du reste fréquent dans le cercle dans lequel ils ont été excutés: dans les ateliers normands du monde Scandinave. En analysant les sculptures du couple d'animaux inséré en un système de palmettes doubles, M. Fettich soutient, par des données plus récentes sa thèse plus ancienne, que c'est l'art avar qui fait le fond des influences orientales, apparaissant dans les ornaments à animaux germaniques septentrionaux vers 800. Et en effet c'est le griffon accroupi de l'art avar qui apparaît sur l'épée de Saint Etienne et sur les sculptures analogues en manière septentrionale. Quand à la structure à palmette, elle est entrée parmi les motifs de l'art septentrional, probablement par les rapports normanno-hongrois de la Lévédie. M. Fettich suit le pas de ces motifs à partir de la steppe tout à fait jusqu'au Nord. Les sculpture,« de l'épée de Saint Etienne datent de l'époque de transition entre le style; Jellinge et le style Ringerike des dernières décades du X e siècle. L'épée doit donc avoir été exécutée dans la jeunesse de Saint Etienne et ainsi les résultats archéolo­giques ne contredisent pas le témoignage concordant des autres sources selon lesquelles l'épée ait réellement appartenu à Saint Etienne. Dans la partie finale de son étude il démontre que l'épée de Saint Etienne n'est pas en Hongrie un phénomène isolé, puisque nous connaissons toute une série d'épées normandes, sortant de tombes hongroises de l'époque de la conquête du pays. Selon lui (p. 516) le peuple hongrois connaissait déjà très bien en Lévédie, le type d'épée ainsi que la tactique de guerre septentri­onaux et il les retrouva dans sa nouvelle patrie comme choses connues. Les Hongrois achetaient les épée des Normands en s'adaptant dans ce grand système com­mercial par lequel les Normands enclaçaient tout le territoire de la Russie. Il conclut, selon nous sans assez de motivation, en partant des épées trouvées en Dalmatie, que les Normands aient joué, dans l'orga­nisation des Slaves du sud-ouest, le même rôle qu'à la naissance des empires slaves de la Russie. Il pense qu'une partie des épées de la Dalmatie soit des imita­tions des épées normandes et, ce que je sais par son aimable renseignement oral, il voit aussi dans une partie des épées normandes trouvées en Hongrie, des imita­tiones locales. Cette étude est, par son système sévère de critique des objets et, par l'éclaircissement définitif de la place de l'épée de Saint Etienne, un grand profit pour la littérature de l'archéologie hongroise. M. Fettich voulait donc, comme il l'écrit dans sa préface, éclaircir les faits historiques aussi par les résultats de l'archéologie. * A propos de l'étude de M. Fettich, je voudrais soulever quelques questions, dont la solution serait importante sur le fond historique de la diffusion des épées, car je trouve que l'apparition des épées dans le legs des Hongrois de l'époque de la conquête du pays n'est pas à expliqer sans résidu par les relations commerciales normandes. Partons des deux données de l'étude de M. Fettich: 1. On trouve des épées en Hongrie sur deux territoires assez clos: a) le long du cours médiai du Danube; sur ce territoire Székes­fehérvár forme le noeud, b) aux environs du coude supérieur de la Tisza; un exemplaire est connu aussi des alentours de Gyöngyös. Depuis l'apparition de

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