Folia archeologica 1-2.

László Gyula: Egy régensburgi vállkő

234 KÖNYVISMERTETÉSEK— BIBLIOGRAPHIE l'étude, on a aussi trouvé une épée à Eger, 1 ce qui prouve incontestablement que le territoire a)—b) était uni et qu'il s'étendait en ligne arquée de Székesfehér­vár sans interruption jusqu'au coude de la Tisza. 2. M. Fettich met l'apparition en masse des épées à la fin du X e et au début de l'XI e siècle. En évaluant ces deux constatations du point de vue historique et en étendant nos recherches sur d'autres territoires, nous aboutissons aux résultats sui­vants: 1. L'apparition en masse et la diffusion des épées dans le temps et dans l'espace coïncide avec l'époque dans laquelle Géza, avec l'établissement de grande dimen­sion de la tribu princière, envahit la partie supérieure de la Hongrie, du nord de la Transdanubie jusqu'au cours supérieur de la Tisza. 2 Les épées sont donc en rapport avec le territoire occupé par la tribu «Megyeri» et c'est ainsi que nous pouvons comprendre qu'on les ait trouvé dans un aussi grand nombre autour de la résidence royale. C'est l'époque dans laquelle Géza, par le raffermissement du pouvoir princier, pose les fondements du royaume central de Saint Etienne. La forte occupation du coude supérieur de la Tisza est motivée par les attaques venant de l'Orient, auxquelles on devait s'attendre. 2. Parmi les trouvailles hongroises, provenant encore de la Lévédie et rapprochées encore à la migra­tion des peuples, il n'y avait que dans la trouvaille de Benepuszta une épée, mais ici ensemble aux produits normands qui prouvent son origine. L'épée de Kiev date de l'époque qui suit la conquête du pays. Dans les tombes des personnes de haute naissance, à plaques de sabretache, si l'on y trouve des armes, ce sont des sabres. Des exemplaires magnifiques, comme l'est le sabre de Geszteréd, ou celui dit de Charlemagne, prouvent que les princes et les capitaines hongrois por­taient alors le sabre, il en résulte donc clairement que l'arme de l'armée, étant sous leur conduite, devait aussi être le sabre. Les épées achetées des marchands normands de la Russie méridionale pouvaient bien atteindre à un certain rôle dans la cavalerie pesante des temps anciens, restant en arrière de beaucoup derrière la cavalerie légère, mais alors elles n'ame­nèrent pas encore un profond changement dans l'orga­nisation de l'ordre de bataille hongrois. Aussi est-ce naturel, puisque l'application de la tactique de steppe signifiait un avantage colossal contre les adversaires des Hongrois et une des armes essentielles de celle-ci était le sabre. Toute une série d'exemples instructifs prouve que, lorsque l'ennemi se trouve en face d'une tactique inconnue, mais supérieure, il tâche, lui aussi, de s'adapter et d'apprendre l'innovation. En ne citant qu'un exemple hongrois, c'était p. e. une cause de ce que la légère cavalerie hongroise, disparue au cours du moyen âge, eut sa résurrection dans la lutte contre les Turcs et devint la base des hussards d'aujourd'hui. 3 Comme nous le verrons plus bas, des motifs tout pareils forcèrent les Hongrois à abandonner leur tactique ancestrale, mais c'est aux mêmes motifs que se laisse ramener aussi le fait que les Allemands, troublés par les incursions, tentèrent aussi la formation d'une cavalerie légère et probablement aussi la réception du sabre. 3. Sur les territoires, oû les autres tribus cernaient, selon la coutume ancestrale, de peuplement le territoire occupé par la tribu princière en demi-cercle, on ne trouva pas d'épée, mais bien des sabres. M. József Deér a prouvé que justement les tribus qui firent les expéditions grandioses militaires, connues comme incursions, étaient celles che? lesquelles subsistèrent le plus longtemps les traditions, ensemble au paganisme. 5 Il résulte évidemment des sources que le succès des incursions hongroises était dû en premier lieu à la tactique de steppes, inconnue à l'Occident et c'est pourquoi nous ne pouvons pas chercher l'épée sur ces territoires. . 4. Après la bataille des champs du bord du Lech les incursions cessèrent parce que les troupes occiden­tales, organisées convenablement, vainquirent les Hon­grois, combattant à la manière ancestrale. A partir de cette date c'étaient la tactique et les armes occidentales, couronnées de plus de succès, qui signifiaient la force. Géza et Saint Etienne battent les tribus rebelles, combattant encore selon la tactique ancestrale et très affaiblies par les incursions, à l'aide d'une armée, organisée de la tribu princière et se battant à l'aide de la tactique et des armes nouvelles. Les épées ne sont sorties jusqu' à présent que de tombes incontes­tablement hongroises, ce qui prouve que les guerriers des Arpadiens étaient hongrois, nous savons cependant aussi des sources que c'étaient les seigneurs invités, étrangers, surtout bavarois, qui firent apprendre et conduisirent l'armée contre ceux des Hongrois qui étaient restés fidèles aux traditions, ne voulant pas s'adapter à l'ordre nouveau. L'arme de cette armée, organisée de la tribu «Megyeri» et étant au niveau de l'époque, est l'épée. 5. Nous avons indiqué les causes principales de l'apparition des épées et de la tactique occidentale relative , aux épées. La question se pose d'où les anciens Hongrois s'étaient procuré ces épées. Selon M. Fettich ils les avaient achetées de marchands normands en maintenant le contact, développé déjà dans la Russie méridionale. Dans le cas de quelques formes, comme p. e. de l'épée de Saint Etienne et des épées analogues plus ornées, l'origine normande est indiscutable, mais celles-ci aussi ne reçoivent une importance plus sérieuse dans la vie du peuple hongrois que dans le cadre du cours esquissé ci-dessus, leur apparition ne s'explique donc pas par des rapports purement commerciaux. De ma part je ne fais pas dériver les épées plus simples trouvées en Hongrie et en Dalmatie de pro­venance normande, mais je crois que les Hongrois les achetaient des armuriers de l'empire carolingien voisin pour l'armée réorganisée d'après le modèle occidental. Les armuriers expédiaient leur marchandises sur le Danube; ces épées proviennent donc du même lieu d'où étaient venus aussi les réorganisateurs de l'armée. C'étaient sûrement ces mêmes ateliers qui fournissaient à la Dalmatie. Nous pouvons attendre un résultat définitif dans cette question beaucoup moins de l'archeologie, que de l'analyse chimique du materiel des épées. La diffusion des trouvailles de monnaies prouve aussi l'origine normande des épées; selon la carte géographique de M. Lajos Huszár, les monnaies de Saint Etienne et des rois de Hongrie de l'XI e siècle circulaient surtout au Nord. Nous, de notre part, avons non plus mis en doute l'origine normande de quelques épées, mais les rapports occidentaux bien connus

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