Dutka Mária: Az esztergomi Keresztény Múzeum goblenjei (1963)

Jegyzetek

des gobelins. En 1483, le légat du Pape parle avec admiration des trésors qu'il a vus à la cour du roi Mathias et parmi les objets d'or et d'argent qui l'ont émerveillé, il n'oublie pas de faire mention que les tapis rares faisaient aussi la gloire du trésor de Mathias. Le tapis du trône du roi Mathias qui semble avoir été fait d'après les dessins d'Antonio Pollaiolo, est un témoin éloquent du goût de l'époque de ce grand souverain. Par ailleurs, les deux gobelins figurant dans la collection de Richard Wallace à Londres, représentant les noces de la reine Béatrice et le cortège royal, sont d'intéressants documents de l'art du temps. Selon Müntz ces gobelins auraient été faits entre 1483 et 1515. Gaston Migeon exprime l'avis que la tenture représen­tant les noces de Béatrice a été faite d'après les plans de Quentin Massys. La perfection des portraits ainsi que la richesse et la finesse des détails rendent vraisemblable que le dessin a été fait à la cour de Mathias et que l'exécution est due à un atelier de premier ordre de Bruxelles. Dans le riche trésor de Hippolyte d'Este, arche­vêque d'Esztergom, il y avait aussi des gobelins de Flandre. Dans le livre des comptes de ce prélat il est fait mention de plusieurs tentures qu'il apporta de Ferrare pour en orner son palais primatial. Les inventaires et testaments hongrois du XVIe siècle parlent maintes fois de tentures tissées et ornées de figures. Au temps du roi Louis II, le culte des gobelins s'est encore développé. Dans le palais royal de Bude, si le 84

Next

/
Thumbnails
Contents