Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/2. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1951)
VII. Allgemeine und österreichische Geschichte. - 75. Nicolaus B. Tomadakis (Athen): Les communautés helléniques en Autriche
460 Tomadákis, prétres et ädes civils Hellenes instruits de servir comme curés ou instituteurs aux Communautés Helléniques et de compléter leur propre éducation générale et d’autre part d’instruire et d’écrire des livres. Ainsi á Vienne ont enseigné avant la revolution Anthimos Gazis (1764—-1837) originaire de Thessalie qui en dehors de ses études philologiques a fait des traductions et des éditions d’un grand nombre d’oeuvres philosophiques, géographiques, astronomiques et autres qui ont initié les Hellenes au progres des notions positives. II en est de mérne de l’Epirote Néophytos Doukas (1760—1845) déjá cité qui est un éditeur, traducteur et commentateur de plusieurs écrivains hellénes, auteur lui-méme de plusieurs livres encyclopédiques et de manuels scolaires. Avec les ouvrages de Doukas les Hellénes se sont trouvés plus prés aux Histoires de Thucydide et d’Arrien. Tous ses livres composés avant la Revolution ont été imprimés ä Vienne. En mérne temps enseignaient ä Trieste d’hommes éminents comme Constantin Assopios (1790—1872) plus tárd professeur ä l’Université d’Athénes et Christophe Philitas (f 1867) et d’autres. Aprés la Révolution hellénique le savant Constantin Coumas (1777—1836). Budapest a également été le centre de plusieurs Hellenes qui ont dirigé des écoles, enseigné ou favorisé les lettres. Nous pouvons mentionner Georges Zaviras, macédonien, auteur du «Théatre Hellénique» quiestune bibliographie littéraire par laquelle pour la premiere fois il essaie de démontrer que les lettres helléniques ont été cultivées aprés la chute de Constantinople et jusqu’á la Révolution Franyaise continuellement (au moment ou á Paris, Adamantios Korais le plus grand philologue de la Gréce moderne, connaissait déjá la gloire) et que notre Nation n’a jamais été barbarisée. Zaviras a fait usage de plusieurs imprimés et manuscrits pour la composition de son oeuvre et sa bibliothéque a passé a la Communauté Hellénique de Budapestx). Le retentissement qu’avait l’instruction des Hellénes de l’Empire se fait sentir trés tőt déjá comme le prouve l’extrait suivant de la «Philosophie Morale» publiée par Moisiodax (Venise 1761): « Tous m’ont aidé aussi bien en Hongrie qu’a Vienne et je ne sais moi-méme comment les remercier le mieux. L’ardeur qu’ils ont pour le bien et leur amour pour la Nation m’ont étonné. Aussi bien les riches que les moyens, il leur suffit d’entendre qu’il s’agit du bien commun pour venir en aide. C’est un devoir de dire qu’ils sont les bienfaiteurs non seulement des monastéres, des Eglises, des Ecoles mais presque de toute la Gréce. » Mais le plus grand bienfait offert ä la Nation par les Hellénes de l’Empire est l’illu- mination par la presse c’est á dire la fondation d’imprimeries et l’édition de revues et de journaux. Vienne aussi bien que Trieste y ont une place prépondérante. L’imprimerie hellénique ä Vienne est liée au nőm de Georges Vendotis, originaire de Zante qui a fait son apprentissage aux imprimeries helléniques de Venise, d’oü on fournis- sait surtout á l’Orient de livres grecs. Aprés avoir servi comme correcteur á la Maison Baumeister de Vienne il a fondé en 1790 une imprimerie qui lui a survécu (jusqu’a 1810). Un grand nombre de livres philologiques, littéraires et religieux ont été édités par cette imprimerie et entre eux les oeuvres originales de Vendotis lui-méme et ses traductions. En mérne temps des livres helléniques étaient édités par la Maison Baumeister et aprés 1791 par l’imprimerie fondée par les Markides Pouliou, originaires de Siatista. Ces derniers ont fait paraitre le premier journal hellénique «’E'pY]p.$pís» (1791—1797). C’est ä Vienne qu’ont également paru les journaux «'EXXy]V'.xóc TYjXsyparpo?» (1812—1829) et «KaXXiÓTnj» (1812). Une importance particuliére a cependant pour les lettres helléniques l’édition de la revue «'Epp/yj? ó Aoyio?» (1811—1820) éditée par les érudits Anthimos Gazis, Théoklitos Farmakidis et Constantin Cokkinakis et publiant des études de toute sorte et spécialement des études philologiques. Cette revue doit étre considérée comme l’organe q Voir: András Graf, Jeórjiosz Zavirasz budapesti Könyrtárának katalógusa, Budapest 1935, et Endre Horváth, Zavirasz Gyöorgy élete és munkai, Budapest 1937.