Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La Constitution hongroise, son évolution et son caractere

dont la recherche fut jusqu'ici très activement pour­suivie par nos voisins orientaux et occidentaux. Le chapitre consacré à la dotation de l'activité artis­tique comprend encore les subventions de l'Opéra Ro­yal et du Théâtre National qui se chiffrent par 1, 983. 000 Pengoes. Le ministère de l'instruction publique administre des institutions culturelles importantes comme le Musée National et ses branches spéciales: les Archives Natio­naux, la Bibliothèque Széchenyi, le Musée des Beaux­Arts, le Musée Historique et le Musée Scientifique. Un poste important est la subvention de l'Académie des Sciences et la dotation des rapports culturels avec l'étran­ger par des bourses et le maintien d'institutions destinées à ce but, des Collèges Hongrois à l'étranger. Une somme considérable est absorbée par les Uni­versités qui coûtent plus de 15 millions de pengoes. Ce chapitre comprend quatre universités (celles de Buda­pest, de Szeged, de Debrecen et de Pécs) dont les clini­ques sont dotées de 6 millions environ, cette somme sert donc à des buts hygiéniques et sociaux. Un titre important est celui des écoles secondaires qui comprend 55 lycées d'État et 167 écoles primaires supérieures maintenues par l'État; les communautés religieuses, les communes etc. maintiennent 70 lycées de garçons et de jeunes filles et 242 écoles primaires supérieures. Un des chapitres les plus importants du budget de l'instruction publique traite de l'enseigmenent primaire. Il absorbe la plus grande somme de toutes les branches de l'instruction publique. Il est incontestable que c'est cette partie de l'instruction publique qui contribue le plus au progrès culturel du pays. Elle comprend les écoles primaires, les écoles maternelles et les asiles d'enfance. Les dépenses se répartissent de la manière suivante: Les écoles primaires d'État sont dotées de 13, 529. 500 Pen­goes, leurs dépenses non-personnelles étant courvertes pour la plupart par les communes. L'État maintient 1318 écoles primaires, les communautés religieuses, les com­munes etc. 9912. Les appointements du personnel en­seignant des dernières écoles sont dotés par l'Etat de 16, 137. 010 Pengoes. Les dépenses des écoles maternelles et des asiles d'enfance se chiffrent a 2, 042. 530 P. Sous le titre de dépenses extraordinaires 900. 000 P. ont été prévus pour la construction de nouvelles écoles. Avec les prévisons du bndget de l'année précedente le ministère dispose de crédits budgétaires du montant de 1. 8 millions de Pengoes pour de nouveaux bâtiments. Ces movens rendent possible la construction de 345 nouvelles salles d'écoles primaires avec les locaux de services et avec 160 nouveaux logements d'instituteurs. Les écoles techniques comprennent celles d'agricul­ture, d'industrie et de commerce, ainsi que les instituts de sages-femmes et les écoles d'enfants anormaux. L'enseig­nement agricole comprend les écoles agricoles indepen­dantes et les cours de continuation agricoles. L'enseigne­ment industriel se poursuit dans les écoles supérieures industrielles, dans les écoles de métier et les écoles d'anprentis; l'enseignement commercial est la tâche des écoles commerciales supérieures. Toutes ces branches d'instruction sont dotées de 4, 160. 300 Pengoes ensemble. Les chiffres du budget montrent d'une facon évi­dente que la politique scolaire du gouvernement et du Ministre de l'instruction publique se caractérise par un progrès réfléchi s'adaptant toujours à la capacité de contribution du navs — par un progrès qui s'accom­plit dans une direction démocratique. La Constitution hongroise, son évolution et son caractère Par M. Etienne Egyed, professeur d'Université I. Le peuple hongrois s'est établi au IX-è siècle en Europe centrale, sur le territoire entouré par les Kar­pathes et il y réussit à fonder un Etat solide qui résiste depuis mille ans aux épreuves des temps. Ce n'est pas là lâche facile. Un peuple peu nombreux, sans affinités raciales proches et par conséquent n'ayant pas d'alliés naturels, a pris ainsi racine et a pu prospérer, dans le point le plus dangereux de l'Europe, aux confins de l'Occident et de l'Orient, sur la ligne de démarcation entre le Sud et le Nord. Sa vie ne fut que luttes inces­santes contre les ambitions expansives de peuples étrangers; son pays fut ravagé par les hordes tartares et aux prises avec les invasions turques et germaniques. Quand le peuple magyar se fixa dans cette région et fonda une patrie aux confins de l'Est et de l'Ouest. — quoique venu de l'Orient, guidé par une profonde sagesse politique, il se rallia à la culture occidentale. Il se convertit au christianisme et adopta les formes occidentales dans l'organisation de son État. Et il défendit cette culture contre tous les assauts venus de l'Est. L'angélus de midi ordonné en son temps par le Saint-Siège rappelle encore au monde entier les méri­tes du peuple hongrois dans la défense de la civilisa­tion chrétienne contre l'envahisseur turc. Et pourtant, par un tragique destin inexplicable, l'Occident ne témoigna jamais à la nation hongroise la reconnais­sance qu'elle méritait. Avant-poste oriental, la Hongrie devait ordinairement résister toute seule, abandonnée de l'Ouest. De plus, on ne se souciait même pas de connaître le peuple hongrois et l'organisation de son Etat, qui pourtant présente des particularités à maint point de vue. II lui failut, toujours lutter contre les préjudices causés par l'indifférence et la mécon­naissance — voire, se défendre contre les attaques des armes empoisonnées de la malveillance et de l'anti­pathie. Depuis 1526, la Hongrie se trouva pendant près de quatre siècles, en étroits rapports de droit public avec l'Autriche. Cette liaison et surtout la gestion commune das affaires oxtérieures explique dans une certaine mesure que la souveraineté de la Hongrie se soit éclipsée devant l'étranger et que la Hongrie ait apparu à l'extérieur comme une partie du vaste empire des Habsbourg, comme un élément pas même égal en droits de la Monarchie austro-hongroise. L'ét­ranger en général n'a pas étudié à fond les relations juridiques entre la Hongrie et l'Autriche et ainsi l'on ne discernait pas que cette relation était, en fait, l'alliance de deux Etats indépendants en vue de la défense commune. Après la fin malheureuse de la guerre mondiale, la liaison avec l'Autriche fut complè­tement rompue Toutefois, la Hongrie doit constater avec regret ou'actuellement encore, l'on ne comprend guère ses institutions constitutionnelles. Cependant la nation hongroise était toujours une nation de juristes par excellence et c'est dans sa Constitution, vieille de mille ans. que se reflète le mieux son génie national. "Rovaumc sans roi", "république camouflée" — et autres observations de ce genre se répètent à l'étranger au suiet de la situation actuelle de la Hongrie. Et l'on croit généralement que l'état actuel considéré sous 139

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