Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La Société Hongroise des Affaires Etrangeres

Déclaratíon de M. T, Fabínyi minístrc des fínanccs J'ai toujours été d'avis que la base de la prospérité de la Hongrie, ne pouvait étre autre ehose qu'une politique éeonomique et soeiale aetive, s'eíforcant de renforeer harmoniquement les éléments productifs, la térre, le travail et le eapital. Cetté politique éeonomique positive est en ménie temps la politique financiére la meil­leure et la plus effective. La bonne politique éeo­nomique se manifeste principalement dans une bonne politique de la produetion, des communi­eations, de la vente, et du erédit. La base prín­eipale de la produetion est le sol hongrois, objet de notre tendrcsse et de nos soins assidus. Mais une politique finaneiére et éeonomique saine ne peut reposer que sur une monnaie saine. La défense du pouvoir d'achat de Pargent sera, á l'avenir eomme maintenant aussi, le but in­variable du Gouvernement. Depuis Tété de 1931, dans les transaetions avee l'ctranger, il á été néees­saire, pour maintenir Péquilibre, d'introduire des moyens coercitifs, des déerets restreignant les opérations en devises. Ces restrietions compor­tent, pour tout le monde, de lourdes ehargcs, ils absorbent des énergies á des hu Is inutiles, ils paralysent la vie éeonomique. C'est pourqu ii 1Í> Gouvernement hongrois, en eommun aceord avee la Banque Nationale a fait usage de tous les moyens en son pouvoir afin d'alléger le fardeau des restrietions indispensables. Nous nous sommes efforcés de transformer notre systéme de gestion des devises de maniére á équilibrer notre bilan des paiements, sans emplai de moyens de eoereition et pour appro­eher ainsi de plus prés a l'état oü ees restrietions ne s'avérent plus indispensables. Le renforeemeot de n^tre situation dans 1c domaine des devises mentre de maniére irréf^table que la politikus suivie par nous dans ee d^msine était L just? et la bonne. Al°rs «u'au eours des deux nrem'^rs m'íis de l'année 1935, les rentrées de devises á la Banque Nationale du ehef des exportati»ns, s'élevaient a 45.1 millions de pengoes, et que la totalité des rentrées des devises falsait 48.3 mil­lions de pengoes; au eours des deux premiers mois de cetté année, les recettes se sont élevées á 58.4 respectivement á 65.2 millions de pengoes. Par aillcurs, depuis déjá longtemps la Banque Nationale peut sans diifieultés satisfaire les de­mandes de devises pour eouvrier nos besoins en matiéres premiéres. En ee qui eoncerne le serviee en devsies de nos dettes a l*étranger, — poursuivit le Ministre des Finanees, — nous ne pourrions l'assurer que si les montants de devises á payer au titre d'intéréts et d'amortisscnient pouvaient étre mis en harmonie avee les eapaeités de transfert de la Hongrie; ehose qui mérne en présenee de eondi­tions économiques préliminaires convenables, ne saurait s'imaginer sans la eonclusion d'accords raisonnables et á long terme avee nos créanciers. Une des prineipaies conditions préliminaires du maintien du pouvoir d'aeliat de Pargent est l'équilibre entre les eonditions monétaircs et de erédit a lintérieur. Ceei ne veut pas dire autre ehose qu'il faut fairé une politique monétaire et de erédit qui tient eompte en toute objectivité des ressources existantes, et qui ne eonfond pas Pargent avee le eapital et n'oublie pas les expé­rienees vérifiées par l'histoire et selon lesquellcs il faut absolument mellre en harmonie le erédit avee la formation des capitaux dans l'éeonomie publique, ear autrement on contremine la valeur de l'argent qui posscde alors un pouvoir d'aehat artifieiel. Le développement de la vie éeonomique a déjá pris une allure plus netté et la nation, aprés avoir été soumise á d'innombrablcs diffieultés, s'est eréé une vie nauvelle engl Oant aes d^maines toujiturs plus nombreux, d nnant ainsi une preuve de sa vitalité exeeptionnelle et de sa résisiance toujours plus grandé dans la lutte. C.s phén .ménes enecursageants Ke d^ vent cepen­tíant pas éhe surcstlmés; par aiPeurs il ne faudrait pas ero're que nous soyins remis antié­rement de taus les maux éeonomiques dont nous souffrons depuis des années. A l'avenir eneore ii faudra rester sur la voie de la saine prudenee, et de la eonsidération judieieuse. 130

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