Társadalomtudomány, 1930 (10. évfolyam, 1-6. szám)

1930 / 1-3. szám - Ballai Károly: A magyar gyermek. A Magyar Gyermektanulmányi Társaság kiadása, 1929, 58 l.

246 Compte rendű la qualífication: „magique". L'école frangaise nous apprend que les dispositions individuelles, sur lesquellcs repose cetté prépondérance, sont grandement renforcées par le fait de l'existance de la société, par sa quasí-complicité. Dés lors cetté prépondérance idéelle sera un des traits fondamentaux, évidemment indispensables, de l'état du con­scient générateur de magié. Mais certains composants irrationnels du conscient ont peut-étre un rőle encore plus décisif, dans la production des gestes (actes) résultants, qualifiables de magiques. Nous com­prenons ceux des composants, dont il faut dériver et sur lesquels on peut ramener l'apparition de ces idées de force (mana), si impor­tantes en religion et en magié, et que les psychologues préanimistes, sociaux et behaviouristes ont également mis au premier plan. L'investigation devra porter désormais sur la connaissance plus approfondie et sur une définition plus exacte de la structure, des conditions dynamiques et de l'index d'amalgamation de cet état du conscient, dont les ,,outcomes" uniquement qualifiables de magiques sont le résultat. Béla Zolnai: L'idole francaise. (Stylistique d'un mot.) Le destin des nations est souvent influencé par des illusions, par des impondérables. Les idéals nationaux, les idoles et, les illusions qui baignent l'arriére-plan des faits, dirigent la machine du monde . . . On pourrait tenter de définir cetté íllusion que le mot francais crée dans l'áme hongroise. L'idole francaise dévoilait son prestige dés le com­mencement de la guerre. On pouvait remarquer dans l'áme hongroise une vive sympathie pour tout ce qui est francais. Le francais d'ailleurs, en toute l'Europe, restait la langue de la diplomatie. Les Allemands eux-méme continuaient á distribuer la plus grandé décoration sous la devise „pour le mérite". Chez nous les bons patriotes des cafés décla­maient en vain contre la décadence francaise. La guerre n'avait point effacé les colonies francaises qui continuaient á former leurs „tables d'habitués" dans les cafés de Budapest. Cetté sympathie cachée pour la Francé explique l'idée généralement répandue pendant la révolution de comte Károlyi que c'est la Francé qui sauvrait la Hongrie, Au moment oü la Hongrie s'approchait de Trianon, on avait arrangé á Budapest en l'honneur du général francais un théátre paré en représen­tant le Tartuffe de M o 1 i é r e. — Les conférences francaises avaient toujours un grand succés en Hongrie, Toute causerie francaise charme nos auditeurs, mérne si elle manque de sérieux. Le grand succés des conférences vient peut-étre de la forme élégante des phrases polies et courantes, d'une suite cadencée des consonnes et des voyelles autant que de l'enthousiasme d'un public qui veut témoigner par sa présence qu'il connait cetté langue, considerée comme supérieure á la nötre. —

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