Társadalomtudomány, 1930 (10. évfolyam, 1-6. szám)

1930 / 1-3. szám - Ballai Károly: A magyar gyermek. A Magyar Gyermektanulmányi Társaság kiadása, 1929, 58 l.

Compte rendű 247 Selon la conception hongroise, l'esprit francais est caractérisé par sa supériorité sur le pédantisme allemand, par la maniére élégante dont íl saisit l'essentiel d'un seul coup, mieux que la recherche des détails chez les Allemands. On excuse le Francais de son insouciance et de son attitűdé frondeuse, préte á toutes les critiques, mais de l'Allemand nous exigeons qu'il sóit sérieux et respectueux . . . Si un écrivain alle­mand écrit sur un ton un peu plus hardi, on l'appelle román, welsch, Zivilisations-Literat ou francisant. Au fond de l'áme allemande nous trouvons un amour secret pour tout ce qui est francais, un désir éternél vers la gaité latiné, — et le Hongrois est á ce point de vue un peu alle­mand, lui aussi. — „Francais" veut dire élégant chez nous. En ce qui concerne la mode des dames, c'est Paris qui dicte sa loi, Les femmes de V Europe-Centrale veulent étre comme la „Parisienne": élégante et aima­ble. On est tenté de erőire chez nous qu'á Paris les dames se promé­nent jour et nuit en grandé toilette sur les boulevards et que les hommes n'ont pas d'autre chose á fairé que d'inventer de nouvelles créations de robes pour ces enfants gátés. La „Parisienne" qui travaille du matin au soir est inconnue de notre opinion publique. On ne connait pas non plus, la vie pleine de soucis d'une Francaise de la classe moyenne. La „grandé vie" parisienne est le plus souvent beaucoup plus modeste que celle de nos capitales de l'Europe-Centrale ... — L'illusion du „Francais élégant" persiste en Europe depuis l'ancien régime, oü le courtísan francais était l'idéal de tout le monde. Les coutumes et les maniéres de la vie de cet ancien régime se sont réfugiées dans les instituts de jeunes fiiles, surtout en Suisse, mais l'éducation „noble" de ces instituts n'est souvent que trés superficielle au point de vue d'une civilisation plus profonde, — Si quelqu'un emploie dans la conver­sation des mots comme merci, pardon, excuses, nous disons qu'il est „poli comme un francais." Voilá encore une des illusions! Le Francais connait bien les formules de politesse, mais au fond il est poli par ré­serve, ou pour mieux dire il est peu communicatif et tient les gens avec quelques mots polis toujours á distance. Comme étranger, on préfére chez nous le Francais á l'Allemand, mérne si ce Francais n'est pas de la meilleure société. — Le Francais est encore dans notre imagination le su­perlatif du „savoir-vivre". Paris est l'Eldorado de lamour, le réve du vieux garcon, l'asyle des maris, la féerie des poétes et des artistes, la seconde station du voyage de noce, aprés Venise. Paris est „immoral" mais beau et c'est la son mérite! Dans une société masculine le mot „Paris" a des sens secrets ... La mauvaise renommée de Paris est une bonne recommandation dans les prudes réunions de l'Europe-Centrale. Beaucoup croient que la seule occupation de la parisienne est l'amour; que leur maríage n'est que le „triangle" bien connu; qu'á Paris il ne naít plus d'enfants et enfín que la décadence triomphe aux messes

Next

/
Thumbnails
Contents