Budapest, 1945. (1. évfolyam)

1. szám - BÁNRÉVY GYÖRGY: A Népszínház alapítása

de Marx et dans le Journal de Szeinere, qu'il devait у avoir quelques rapports personnels entre сев deux hommes. Les lettres récemment retrouvées jettent une lueur plus claire sur ces rapports et mérne sur la collaboration politique de Marx et de Szemere. De plus, elles mettent davantage en relief l'intérét que Marx a toujours porté ä la cause de la liberté en Hongrie et ä Factivité de Immigration hongroise. Deux de ces lettres portent la signa­ture de Marx; les autres, envoyées a Paris, sont signées par »A. Williams«, problement pour détourner l'attention de la censure de Paris. Le sujet principal de ces lettres est Kossuth et sa politique dans Immigration : Szemere aussi bien que Marx désapprouvent cette politique et surtout l'alliance de Kossuth aver Napoléon III. Marx, lui, est toujours resté fidele ä sa politique révolutionnaire et si. pendant la guerre d'indépendance hongroise, il célébrait Kossuth comme un héros de l'Europe, il condamnait ré­solument see rapports avec la réaction en France. II se décide done, d'accord avec Szemere, d'organiser une »action com­mune« pour contrebalancer cette politique erronée. Dans la campagne de presse de Marx contre la réaction en Europe, Szemere lui a certainement donné des informations sur Kossuth et la Hongrie de mérne que sur le professeur suisse Vogt qui avait proclamé dans ses articles line politique favorable au bonapartisme. C'est la septieme lettre datée du 2 juin 1860 qui éclaire le mieux le point de vue de Marx concernant le tsarisme et la Hongrie ; il s'y référe ä un ouvrage sur la question hongroise de Szemere et pré­cise sa conception : »J'ai lu votre livre, avec joie et profit. — Je suis d'accord avec vous en ce qui concerne les con­ditions nécessaires au rétablissement de la Hongrie, mais je désapprouve d'autant plus que vous défendiez Bonaparte et Palmerston. Ce dernier a trahi en 1848— 1849 la Hongrie aussi bien que l'ltalie. II avait traité auparavant de la mérne maniére la Pologne ; plus tard il avait traité de mérne la malheureuse Circassie. II est resté ce qu'il a été depuis 1829 : un agent russe attaché au cabinet de Saint-Petersbourg par des liens difficiles ou mérne impossibles ä couper. La Russie veut naturellement détruire l'empire autrichien, mais ne veut nullement que les éléments constitutifs de cet empire puissent se transformer en des Etats souverains et indépendants. Une Hongrie réellement rétablie s'opposerait encore beaucoup plus ä la diplomatic Orientale de la Russie qu'une Autriche hésitante et intimidée«. Toutes ces lettres montrent que Marx sympathisait avec la cause de la liberté hongroise et qu'il estimáit l'oeuvre et la personne de son correspondant hongrois. II est probable que des recherches poussées plus loin dans ce domaine pourronl fournir de nouvelles données sur )es rapports de Marx avec la Hongrie. Domokos Kosáry PROBLÉMES DE RECONSTRUCTION A BUDAPEST D'apres le dernier recensement effectué le 25 mars 1945, voici l'état, apres le siege, des appartements de la capitale dont le nombre monte au total ä 295 mille foyers ou ä-peu-pres : Sont restés intacts : 215.635.. 73% En partie habitables : 47.322.. 16% Détruits, mais réparables : 18.775. . 6.4% Détruits et irréparables : 13.588. . 4.6% Somme totale : 295 320. . 100% Ce n'est qu'a la toute premiere vue que ces données paraissent si réjouissan­tes, ä savoir que les trois quarts ou presque des appartements sont restés intacts — si toutefois nous у négligeons les dommages en vitres et en plátres. Cependant la täche ä accomplir reste aussi difficile qu'urgente : il faudra ré­parer 47 mille appartements, en re­construire 19 mille devenus tout ä fait inhabitables, remplacer enfin par des constructions neuves 13.500 foyers en­tierement détruits pour pouvoir rétablir la situation d'avant la guerre. Pour bien juger de ces données, il faut prendre encore en considération que le nombre des habitants a passablement diminué (jusqu'ä 832.000) bien que cette di­minution paraisse en grande partie transitoire. Le nombre des chambres détruites mais plus ou moins réparables est de 88 mille (sans compter les dé­pendances), tandisque celui des chambres entiérement ruinées qu'on devra rempla­cer par des constructions neuves va jusqu'ä 25 mille ou au delä. Lajos Bene PERSPEKTIVES MÉDIÉVALES PARMI LES RUINES Le récent siege de Budapest a pas­seblement détruit le quartier du Chateau ä Buda. Cependant quelques vieux bäti­inents ont survécu ä toutes les destruc­tions et gardent bien des fragments gothiques dans les porches des maisons d'habitation ou mérne aux clochers des églises. Mieux encore : par suite des bombardements, on a pu faire des découvertes intéressantes, architecturales et topographiques. En analysant les murs de certaines maisons, on peut mieux préciser la construction des maisons médiévales, tout comme les fragments de portes et de fenétres mon­trent plus clairement le style architec­tural de ce quartier. Les trois styles les plus répandus — le gothique, le baroque et l'empire — se suivent et se mélent harmonieusement et, loin de se nuire les uns aux autres ils relevent au contraire l'effet d'ensemble de tel on tel palais ancien. Au-dessous du plätse néo-gothi­que, on a découvert plus d'une fois du gothique authentique du moyen äge, des peintures murales, des traces d'arcades. des ornements intérieurs. En somme, parmi ces restes de portails, de facades, d'arcades et de balcons, on croit retrouver mérne aujourd'hui des perspectives mé­diévales telles qu'elles devaient exister ä l'époque du roi Sigismond. László Gerevich BUDAPEST B1MILLÉNAIRE Pendant que les canons tonnaient non loin encore de la »reine du Danube«, que la vie recommengait a peine dans la capitale détruite par le vandalisme germanique et que les individus et les offices publics devaient conjuguer leurs efforts surhumains pour lutter contre la menace de la famine et des épidémies — voici que dejä, fraichement imprimé, un livre parut en anglais et en russe sur la ville de Budapest! Les deux auteurs de ce livre — »Budapest Bimillénaire« — ont résolu d'une faqon exemplaire les difficultés inhérentes ä ces sortes d'ou­vrages. M. Sándor G. Zakariás qui s'était chargé des chapitres concernant l'antiquité et la moyen äge a su grouper et organiser en véritable historien les faits souvent maigres ou insignifiants des périodes anciennes et médiévales tandis que M. Sándor Lestyán. l'auteur de la partie moderne du livre, a toujours choisi avec art les traits les plus caractéristiques dans une matiere presque confuse ä force d'etre trop abondante. Gräce ä leurs dons littéraires et scientifiques, l'histoire de Budapest se déploie devant le lecteur en des pro­portions égales et sans ces heurts et ces ruptures qui sont les défauts inevitables des monographies historiques pénible­ment sectionnées selon les époques ou les périodes. Aucun fait historique im­portant n'échappe ä leur vigilante atten­tion, au contraire, ä presque chaque page nous trouvons une donnée frappante, un détail d'histoire internationale, un trait charmant de la »petite histoire« (domaine spécial de M. Lestyán). En somme, nos deux auteurs sont inspirés non seulement par la connaissance, mais aussi par l'amour de leur Ville. László Mátrai

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