Vízügyi Közlemények, 1983 (65. évfolyam)

1. füzet - Lászlóffy Woldemár: Francia és orosz kapcsolatok a magyar vízügyek múltjában

94 Lászlóffy Woldemár et au cours des voyages d'étude à l'étranger, l'auteur s'est basé surtout sur des sources françaises. Cet ouvrage a été suivi en 1885—1888 par la traduction hongroise des trois volumes du «Cours de Navigation Intérieure » de H. de Lagréné ( Fig. 1 ) . Outre ces ouvrages fondamentaux et pionniers, c'étaient les recueils des extraits des articles de sujet hydraulique des Annales des Ponts et Chaussées (Fig. 2) qui représentaient l'influence décisive française dans le développement de la littérature hydraulique hongroise. Les services hydrauliques hongrois s'efforçant d'établir leurs relations avec l'étranger, se sont servi de la langue française. Leurs propres publications visant ce but, ainsi que les rapports présentés de leur part aux divers congrès internationaux ont été rédigés en français. Les articles de Péch et Hajós sur les jaugeages en Hongrie (Fig. 3) parus dans les Annales des Ponts et Chaussées méritent aussi d'être mentionnés. Certaines notes d'auteurs français relatives à la Hongrie ont également contribué au renforcement des rapports bilatéraux. Le rapport de H. Girardon sur l'amélioration des rivières à basses eaux, présenté au congrès international de navigation tenu en 1894 à la Haye, a exercé une influence décisive sur la régularisa­tion des rivières en Hongrie. Il a été traduit en hongrois dans la même année (Fig 4). La régularisa­tion à basses eaux du secteur hongrois du Danube a été commencée en 1900, compte tenu de ce rapport et des lois de L. Fargue. La régularisation de la rivière Maros (à partir de 1904) et l'aménagement des mauvais passages de la rivière Tisza (à partir de 1909) ont été exécutés sous l'application des principes de MM. Fargue et Girardon. 2. En ce qui concerne les relations hongrois-russes en matière hydraulique c'est grâce à la langue française qu'ils se sont développés vers la fin du 19 e et au début de notre siècle. 1. Impressionné par le rapport hongrois sur « La régularisation des Portes de Fer et des autres cataractes du Bas-Danube » exposé par B. de Gonda au congrès international de navigation tenu en 1892 à Paris, le Professeur V. E. Timonov a étudié l'année suivante sur place les travaux en cours sur le Danube. C'était après cette visite qu'il a établi le projet de l'aménagement du secteur de cascades du Dniepr, publié en 1894, en russe et présenté en même temps en français au congrès de navigation de la Haye. C'est à l'appui de son projet qu'il a rédigé son ouvrage sur la régularisation des Portes de Fer et des cascades du Danube (Fig 5) tout en utilisant ses expériences acquises au cours de ses voyages d'étude en Hongrie, réitérés en 1894 et en 1896. L'ouvrage est le recueil le plus complet des renseignements pratiques intéressants au point de vue de l'exécution des travaux (Fig 6). A cause de diverses difficultés le projet de Timonov n'a pas été réalisé. Le secteur critique du Dniepr n'est devenu navigable qu'après l'aménagement de la chute de Zaporojie en 1927—1932. (Les entraves de navigation du Bas-Danube ont été supprimés d'une manière analogue, par l'aménagement de la chute des Portes de Fer, entre 1964—1972). 2. Les deux articles sur les jaugeages en Hongrie parus dans les Annales des Ponts et Chaussées (mentionnés précédemment) ont convaincu les intéréssés des qualités excellentes du moulinet hydro­métrique de Hajós, de sa sensibilité et de l'uniformité de marche. (Relation linéaire entre le nombre des tours par seconde et la vitesse de l'écoulement de l'eau, voir ( Fig 3). Ces articles ont été traduits sous peu en russe par S. D. Maximov et publiés dans leur intégrité (Fig. 8). Grâce à la bonne concordance des résultats des jaugeages, exécutés de diverses manières (Fig. 9), et aux caractéristi­ques avantageuses de l'instrument (en grandes profondeurs on a pu l'employer suspendu sur câble, les ailes en forme conique ont empêché l'accrochage des débris végétaux entraînés par l'eau, etc.) l'utilisation du moulinet Hajós s'est généralisée en Russie, bien qu'il existât, selon Kolupaila, des constructions russes aussi. Le professeur V. D. Bykov écrit dans son Hydrométrie (1949) «... le moulinet Hajós a été fabriqué dans le passé à l'Union Soviétique aussi». (Fig 7). (De nos jours il est remplacé — naturellement — par un moulinet plus parfait dû à M. Jevtovsky). 3. L'emploi du béton armé aux travaux hydrotechniques était longtemps restraint, car la mise en service de l'ouvrage d'art achevé ne permettait plus le contrôle permanent de la construction. C'est par cette raison que l'AIPCN a mis à l'ordre du jour du congrès international de navigation tenu à Philadelphie en 1912 Y application du béton armé dans les travaux hydrauliques. Parmi les communications présentées à ce congrès il n'y avait que deux qui rendaient compte des écluses à sas monolithiques, celle de la Hongrie et de la Russie respectivement. L'auteur de la dernière, A. Nikolsky a cité l'écluse de la voie d'eau Toura — Tobol, construite en 1911 «. . .d'après le type d'écluse sur le fleuve Hármas-Körös en Hongrie ».

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