Vízügyi Közlemények, 1954 (36. évfolyam)
2. szám - XV. Szilágyi József: Az Erzsébet-híd roncsainak hatása a mederalakulásra
78 ) secteur, conformément aux stipulations du traité de Londres de 1871. Le montant des taxes perçues ne couvrait cependant point les frais encourus, de sorte qu'entre 1899 — 1912 la Hongrie a inscrit en perte annuellement 1 050 000 couronnes en moyenne. C'est donc la Hongrie qui a supporté virtuellement le coût de la régularisation du Bas-Danube. II. Les résultats de la régularisation. Dans la vallée du Moyen-Danube (à l'exclusion de celle de la Tisza) l'on a assuré, avec des digues d'une longueur totale de 2850 km, la protection contre les inondations d'une superficie de 1 247 000 ha. Mais avec leur tracé inadéquat ces digues de protection contre les crues entravent la formation de lits sains, voire influencent celle-ci d'une façon défavorable, partant ne contribuent point à faciliter la débâcle et prolongent donc la durée du chômage de la navigation dû aux glaces. Les plus grandes entraves de la navigation sont 1. la glace, 2. les seuils de profondeur insuffisante, qui empêchent l'utilisation intégrale de la batellerie. 1. L'apparition de la glace est un phénomène régulier sur le Danube (probabilité 79 — 96%), mais la répartition de ses diverses phases dans le temps est irrégulière (tableau IV). L'auteur introduit le coefficient de prise de la rivière (rapport entre le nombre de jours où la rivière est prise et celui des jours avec présence de la glace) qui caractérise pour une température donnée les conditions du lit dans les divers secteurs du fleuve. Sur le secteur Devin-Sulina du Danube la période Mbre de glaces, c.à.d. la saison de la navigation varie entre 316—333 jours. Les travaux de régularisation jusqu'ici exécutés ont considérablemen! amélioré les conditions de la débâcle sans assurer cependant qu'elle s'accomplisse sans incidents. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine de la régularisation du fleuve. 2. Jusqu'ici la régularisation n'a pas pu assurer partout la profondeur de 2 m en dessous du niveau de l'étiage. Sur la section Rajka —Mohács la profondeur a quelquefois diminué dans beaucoup de seuils en dessous de 25 dm (tableaux V et VI). L'auteur analyse, sur la base des données des années 1946 — 1953 les conditions sur le secteur Rajka — Gönyű (1850 — 1791 km) au point de vue du plus mauvais seuil, dit „seuil de pointe" (tableau VII). 1 Pour caractériser l'état du lit du fleuve l'auteur introduit les indices de l'insuffisance relative de mouillage, de l'allure défavorable des hauteurs d'eau (voir surfaces hachées sur la fig, 8), l'indice de l'insuffisance effective de mouillage (voir les différences des surfaces hachées sur la fig, 9, enfin les notions du manque de profondeur relatif et effectif calculés sur la base des indices précédents (ÎUh 1). Le tableau VIII contient les données nécessaires pour comparer les conditions du lit et de la navigation dans chacun des secteurs du Danube moyen. L'auteur a soumis à un examen pour chacun des secteurs les possibilités d'exploitation de la batellerie danubienne ainsi que le montant et les causes des pertes par rapport à l'utilisation totale. Son étude est basée sur les dimensions des chalands de 1000 t à tirant d'eau de 21,5 dm (fig, 10). D'après les indications du tableau VIII le chômage dû à la glace durait au cours des années 1946/1953 en moyenne 21,7 — 34,4 jours. La durée de la saison de navigation a donc variée entre 332,8 et 343,5 jours. La circulation des chalands de 1000 t devait être restreinte pendant 3,7 à 140,7 jours de la saison de navigation. La durée des restrictions était la plus courte entre Budapest et Dunaföldvár et la plus longue entre Rajka et Gönyű, La période examinée était sèche et le niveau des eaux était 1 Traduction des entêtes des colonnes des Tableaux VII et VIII. (1) Années — (2) Durée de la période de glaces et de la saison de navigation, en jours — (3) Nombre de jours lorsque la hauteur d'eau sur le seuil décisif était plus grande resp. plus petite que 25 dm, ou entre les limites indiquées — (4) Nombre de jours où le niveau de l'eau libre de glace était plus haut resp. plus bas que le niveau d'étiage de la navigation — (5) Indice de l'insuffisance relative de mouillage, de l'allure défavorable des hauteurs d'eau et de l'insuffisance effective de moui4age — (6) Manque de profondeur relatif et effectif pour les 25 dm — (7) Possibilité théorique de l'exploitation des chalands de 1000 tons dans la période des seuils en p.c. et en moyennes annuelles — (8) Pertes de l'exploitation en p. c. au total, et à cause de la glace, de l'étiage et des seuils — (8) Écart du niveau d'eau moyen (Bratislava) par rapport à la moyenne des années 1921/50. 4-9