The Hungarian Student, 1958 (3. évfolyam, 1-2. szám)

1958-10-01 / 1. szám

Voici quelques exemples: Question: «Quelles ont été les actions militaires entreprises en Hon­grie, en Pologne et en Allemagne orientale? Peut-on parler de guerres ? Réponse: «Non, il ne s’agissait pas de guerres, mais de rétablisse­ment de l’ordre et de manœuvres d’organisation.» Question: «A votre avis, le meurtre était-il justifié dans ces cas ?» Réponse: «Je n’ai pas très bien entendu la question ... Si vous par­lez de meurtre, je dirai que le meurtre est absolument injustifié, que personne ne doit le commettre.» Question: «Que s’est-il passé en Hongrie en octobre 1956 ?» Réponse: «L’Histoire a enregistré ces journées comme une contre­­révolution fasciste.» Question: «Que s’est-il passé dans les camps de concentration hon­grois, et avec les dizaines de milliers d’internés ?» Réponse: «Je ne connais pas cette question, je n’ai encore jamais été en Hongrie.» Question: «Qui se trouvait dans l’armée russe pendant la révolution hongroise, des fascistes ou de bons patriotes?» Réponse: «Naturellement des patriotes.» Question: «Comment se fait-il alors que des patriotes russes aient combattu aux côtés des révolutionnaires ?» Réponse (très nerveuse).- «Les Russes n’ont pas combattu avec les contre-révolutionnaires». C’est alors qu’un étudiant hongrois réfugié se leva: «Monsieur le conférencier ! Lorsqu’on vous a interrogé sur les camps de concentration, vous avez répondu: Je ne connais pas cette question, je n’ai encore ja­mais été en Hongrie. Mais bien que vous n’ayez jamais été en Hongrie, vous avez su immédiatement que les Russes n’ont jamais combattu à nos côtés ! Monsieur le conférencier ! Je me trouvais en Hongrie, j’ai combattu dans les rangs des révolutionnaires, et pourtant je n’étais pas un fasciste, pas un aristocrate, pas un cri­minel; j’étais un étudiant de 20 ans, et mon père était ouvrier dans une fabrique de machines. J’ai été mêlé aux combats et j’ai vu les soldats russes non seulement combattre mais aussi tomber sous les balles des hommes de la police secrète. C’est tout ce que je voulais vous dire. Merci.» 32

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