The Hungarian Student, 1958 (3. évfolyam, 1-2. szám)
1958-10-01 / 1. szám
que ces réponses ont été reçues en janvier et février 1958, soit avant l’exécution d’Imre Nagy et de ses compagnons, et il est fort probable qu’aujourd’hui la proportion serait encore davantage en leur faveur. Le fait que le souvenir de Pál Teleki est toujours vivant est l’une des grandes surprises de ces réponses. Au moment de sa mort, la plupart de ces étudiants avaient moins de 8 ans. Certains ne se souviennent même pas de son nom et parlent du «premier ministre qui s’est suicidé après l’attaque de la Yougoslavie». Mais la grande humanité et l’exemple de Teleki sont toujours vivants dans la mémoire de la jeunesse hongroise d’aujourd’hui. A part ce dernier, les étudiants n’ont cité que très peu de noms de politiciens de l’ancienne époque; Apponyi n’a été mentionné que par 5 °/o des réponses. En revanche, il est surprenant de constater le nombre d’artistes, d’auteurs et de savants cités parmi les «grands Hongrois», notamment Béla Bartok (21 %), Zoltán Kodály (16 %), Endre Ady (12 °/o), Attila József (8 %). Dans l’ensemble, les avis concernant les Hongrois qui ont fait le plus de mal sont assez uniformes; 90 % des réponses citent Rákosi, qui a échappé à la proportion de 100 % uniquement par le fait que nombre d’étudiants ne le considèrent pas comme Hongrois («Je ne mentionnerai pas Rákosi, car il est citoyen soviétique»). Viennent ensuite Ernő Gerö (49 %), Szálai (42 %) et Kádár (37 °/o). Miklós Horthy vient en cinquième rang, avec 13 %, tandis que les autres recueillent des proportions inférieures à 10 °/o (Béla Kun 9 %, Révai 7 %, Gömbös 4 % et Mihály Farkas 3 %). Dans le domaine de la littérature, deux questions sont intéressantes: Quels sont vos deux poètes et auteurs préférés? Parmi les 38 écrivains cités, 24 seulement ont obtenu une ou deux voix. Les auteurs préférés des étudiants sont Jókai (40 %), Kalman Mikszáth (34 %), Zsigmond Móricz (32 °/o), après quoi l’on trouve Gárdonyi, avec 12 °/o, et Nyirö. avec 7 %, tandis que Déri, Márai et László Németh obtiennent chacun 5 %. Les réponses mentionnent les noms d’une vingtaine de poètes, dont quatre seulement sont encore en vie, soit Gyula Illyés, Ferenc Juhász, Györdy Faludi et Tibor Tollas. La plupart des étudiants préfèrent Ady (45 %). János Arany (43 °/o), Petőfi (38 °/o), Attila József (21 %>), Vörösmarthy (18 %), Árpád Tóth (9 °/o), et enfin Lőrinc Szabo, Mihály Babits et Gyula Illyés. Après avoir étudié ces quelque 2000 questionnaires, il ne fait aucun dute qu’ils feront l’objet d’une publication encore plus intéres-