The Hungarian Student, 1958 (3. évfolyam, 1-2. szám)
1958-10-01 / 1. szám
cations favorables, il est intéressant de noter que certains mentionnent également la séparation entre l’Eglise et l’Etat, la reconstruction, l’écrasement du fascisme, la liquidation de l’aristocratie, la nationalisation des écoles, la condemnation des criminels de guerre et la participation aux Nations Unies en qualité de membre de cette organisation. Parmi les modifications dues à l’évolution interne du pays et considérés comme favorable, 31 % des réponses indiquent la réforme agraire (déjà citée précédemment), 15 % la nationalisation de l’industrie, 25 % le développement de l’instruction, 13 % les mesures d’hygiène sociale, 9 % le développement des sports, 20 °/o les mesures destinées à favoriser les activités culturelles, 17 °/o l’élimination des différences entre les classes sociales, 8 % l’industrialisation, 5 % la reconstruction, 6 % l’unité nationale créée par une action anti-communiste, 9 % le gouvernement d’Imre Nagy, ainsi que la séparation entre l’Eglise et l’Etat, les programmes de vacances, l’abolition des discriminations raciales, les efforts en vue de développer les régions suburbaines, la stabilisation de la monnaie et le maintien de la culture populaire. Quant à la question de savoir quelles ont été les mesures soviétiques les plus préjudiciables au pays, les réponses indiquent clairement que ce ne sont pas les pertes matérielles qui ont été ressenties le plus péniblement par le peuple hongrois. 49 °/o des étudiants accusent les Soviétiques d’avoir foulé aux pieds l’indépendance de la Hongrie, 4 % seulement mentionnent les réparations, 3 % le faible niveau de vie, 5 % l’exploitation économique et 1 °/o seulement les prêts de paix comme étant les mesures les plus préjudiciables prises par les Soviétiques. Toutefois, 26 % considèrent la perte de la liberté, 20 °/o le système du parti unique, 15 % la terreur, 15 % le mauvais développement de l’industrie lourde et 15 % la collectivisation de l’agriculture comme les résultats les plus néfastes de l’influence soviétique. Parmi les transformations internes considérées comme préjudiciables, 27 % des étudiants citent la collectivisation de l’agriculture, 22 %> la domination du parti unique, 18 % l’importance accordée à l’industrie lourde, 13 °/o la perte de l’indépendance du pays, 13 % l’absence de liberté, 11 % le contrôle du parti sur la vie intellectuelle et culturelle, 11 % l’absence d’élections libres et 9 % l’existence du rideau de fer. 1 % seulement des étudiants mentionne les impôts élevés et la perte de la propriété privée, tandis que 2 % citent les 14