Századok – 2001
TANULMÁNYOK - Varga János: Utolsó kísérlet a román-magyar megegyezésre 1849 nyarán I/33
58 VARGA JÁNOS zóan — ő maga maradhasson vezérlő tulajdonosa.7 4 Közismert, hogy ezen igények teljesítése helyett a lefegyverzés jutott Iancu felkelőinek osztályrészül. A magyar fél elkésett utolsó békítési ajánlatának metételével. Életbe léptetését még akkor sem engedte volna meg a hadihelyzetnek a szabadságharc gyors és tragikus befejeződésére vezető alakulása, ha a román fél egyértelmű igennel válaszol Bem javaslatára. Ez annak ellenére is igaz, hogy a megegyezési kísérlet sorsát végleg Iancu visszakozása pecsételte meg. Álláspontjának változása azonban nem vehető rossznéven tőle. Hiszen aligha tekinthető realistának az, aki a huszonnegyedik óra utolsó perceiben áll átt — méghozzá korábbi nézeteinek feladásával — a menthetetlenül elbukók oldalára. A magyar nemzetiségi törvény legalább a jövőnek szóló gyönyörű üzenet maradt. A román-magyar kézfogás elmaradása miatt nem születhetett egy második ilyen üzenet. Pedig de lélekmelengető lenne! János Varga LA DERNIÈRE TENTATIVE DE PACIFICATION ROUMANO-HONGROISE PENDANT L'ÉTÉ 1849 (Résumé) Au milieu de juillet, une décision de première importance fut prise dans le processus des tentatives de paix entre Hongrois et Roumains, en conflit militaire depuis l'automne 1848. Le député de l'émigration roumaine de Constantinople, Nicolae Bálcescu, et le gouvernement acceptèrent les droits particuliers que la partie hongroise consentit à assurer à la partie roumaine, à condition que celle-ci demande ces droits elle-même et dépose les armes. Pourtant, Bálcescu ne se contenta pas d'expédier à Iancu, chef des révolutionnaires roumains, le seul texte de la proposition. L'émigré roumain désirait depuis longtemps que les Romains armés, traitant de la paix avec les Hongrois, se dirigent en Moldavie et en Valachie et - convainquant leurs frères de s'insurger eux aussi - entreprennent une lutte pour la libération de ces principautés roumaines contre les envahisseurs russes. Son idée reçut l'approbation du gouverneur de la Hongrie, Lajos Kossuth. Il attendait de la réalisation de cette conception qu'en cas du retour à l'étranger des troupes de Iancu, la partie de l'armée hongroise qui était occupée jusque-là par les insurgés roumains pourrait être lancée contre les forces autrichiennes et russes. Le succès de ce plan aurait assuré aux Hongrois de Transylvanie d'être débarrassé de la menace que représentait pour eux les troupes armées roumaines. Kossuth désirait que les militaires de Iancu entrent dans les principautés roumaines comme ceux de l'armée hongroise de libération. Pour cela et pour que leurs conceptions communes puissent être réalisées plus facilement, il voulait intégrer les Roumains insurgés dans l'armée hongroise. Il avait l'intention de donner à Iancu un haut rang militaire dans cette armée. Bálcescu informa aussi Iancu de ceci. Le chef roumain cacha - d'après les indices - une partie du message de Kossuth devant la majorité de ses camarades. Par conséquent, dans sa réponse écrite, il jura à Kossuth que ses hommes allaient cesser de faire subir des vexations à la population hongroise, si ces derniers cessaient eux-mêmes de les insulter. Cela fut en soi un résultat extraordinaire dans ces jours où les espoirs de victoire hongroise contre les troupes autrichiennes et russes n'étaient plus permis. 74 Az „Egy román véleménye az Erdély kormányzójának teendő javaslatokról" címet viselő összegezést ·— tévesen júl. 20-i keltezéssel — közli S. Dragomir: Documente 120-124. (A júliusi datálás azért téves, mert a szövegből egyértelműen kiderül, hogy az a harcok befejeződése után íródott.)