Századok – 1996
Tanulmányok - Diószegi István: Bismarck és Magyarország 1871–1875 V/1117
BISMARCK ÉS MAGYARORSZÁG 1871-1875 1189 István Diószegi BISMARCK ET LA HONGRIE 1871-1875 (Résumé) L'auteur — en se basant de ses recherches faites dans les archives des affaires étrangères de Vienne, Bonn, Moscou et de Paris ainsi que dans des archives d'état de Munich et de Dresde — cherche la réponse à la question suivante: quelle position avait-elle occupé la Hongrie à cette époque dans la politique de puissance de l'Allemagne. La Hongrie - en tant qu'état de la double Monarchie Austro-Hongroise avait un rôle vraiment imposant dans la formation de la politique extérieure commune, ce qui devint encore plus marquant entre 1871-79 lorsque Gyula Andrássy dirigeait les affaires étrangères. Dans la préface de l'étude l'auteur retrace les traits principaux de la politiques extérieure allemande après 1871 et unanimement aux constatations de l'historiographie il précise que Bismarck voulait stabiliser les résultats dus à la fondation de l'empire et pour conserver le status quo il jugeait utile l'alliance des trois empereurs. L'orientation francophile antérieure d'Andrássy et son anlirussisme vigoureux ne convenait pas aux attentes du chancelier allemand, donc il acceptait avec des réserves l'élection du politicien hongrois à la fonction du ministre des affaires étrangères. Ses réserves s'étaient vérifiées dans la mesure où Andrássy à l'époque de la visite de l'empereur austro-hongrois essaya de convaincre Bismarck à soutenir ses projets antirusses. Le chancelier refuse d'y consentir; il réalisa sa propre conception en organisant la rencontre des trois empereurs pendant l'été plus exactement en automne de 1873. Dans la deuxième partie de l'étude l'auteur présente — d'après des rapports des députés accrédités à Vienne et des consuls fonctionnant à Pest — quelle image se forma sur la Hongrie dans l'opinion publique de la diplomatie contemporaine. Il s'étale sur la question comment les diplomates du monde percevaient les conditions économiques et la politique intérieure du gouvernement hongrois vers les nationalités. A la base des rapports et des instructions diplomatiques il constate que les Allemands les Russes et les Français on trouvaient également important que le régime dualiste crée en 1867 reste sans changement et l'influence hongroise existe dans la politique extérieure commune. Ce rapport surtout à Bismarck qui rattachait directement la survie de la coopération triple et l'intangibilité de la structure dualiste avec la fonction du ministre des affaires étrangères d'Andrássy. Dans la partie finale de l'étude l'auteur présente la formation des relations allemandes-russes et conclut qu'à cause des leurs oppositions multipliées la Monarchie et à l'intérieur de la Monarchie spécialement la Hongrie devint plus important dans la politique extérieure allemande. Cette tendance se renforçait bien pendant l'alarme de guerre de 1875 quand la Russie se dévalua dans les yeux de Bismarck, par contre la Monarchie, conduite par Andrássy se révalua. BISMARCK AND HUNGARY, 1871-1875 by Diószegi István (Summary) Based on research in Foreign Office archives in Vienna, Bonn, Moscow, and Paris, as well as in national archives in Munich and Dresden, the author attempts to define the place of Hungary in German power politics in the given period. As one of the two political centres of the dualist Austro-Hungarian Monarchy, Hungary influenced the joint foreign affairs significantly, especially when Gyula Andrássy became the joint Minister of Foreign Affairs between 1871 and 1879. In the introductory chapter of the paper the author outlines the main features and trends of German foreign policy after 1871 and, confirming the statements of earlier historical literature, he establishes that Bismarck wished to stabilize the results reached with the establishment of the empire, and considered the League of the Three Emperors the best means of preserving the status quo. The Francophil and strongly anti-Russian attitude of Andrássy did not fall in line with the demands of the German chancellor, so he expressed his reservations at Andrássy's appointment for the post of Minister of Foreign Affairs. His reservations seemed to be justified, when during the