Századok – 1996

Tanulmányok - Gergely András: A Frankfurt–Budapest szövetség kialakulása 1848 tavaszán V/1033

1060 GERGELY ANDRÁS András Gergely LA FORMATION DE L'ALLIANCE FRANCFORT-BUDAPEST AU PRINTEMPS DE 1848 (Résumé) Le but direct indiqué par les libéraux allemands de Vormärz fut la création de l'unité alle­mande sans la maison des Habsbourg, étant persuadés que l'Autriche de Metternich serait incapable de se renouveler. Après la révolution de Vienne; la situation se changea: il se trouvait impossible de ne plus compter des provinces allemandes vécues des révolutions. Par conséquent au cours d'avril de 1848 le Vorparlement — rassemblé d'ailleurs pour préparer l'Assemblée Nationale de Francfort — invita toutes les provinces de l'Alliance Allemande antérieure. Mais à la mis avril la lettre de démission de Palacky devint publique dans laquelle il fit savoir que les Tchèques ne se présenteraient pas à Francfort en préférant l'état autonome des Habsbourg. Dans la confusion des idées et des opinions nous pouvons distinguer les premières traces d'une nouvelle orientation de la politique extérieure de la région récemment réorganisée: la formation du contact entre Francfort et Budapest. Ce fut une série d'articles du professeur Gervinus dans le Deutsche Zeitung qui proclamèrent de la part des libéraux allemands cette nouvelle orientation selon laquelle le peuple hongrois pourraient être irti partenaire fort dans l'empire des Habsbourg en état d'éparpillement. Leurs intérêts économiques sont pareils ainsi que ceux de la politique extérieure; ils pourraient s'allier dans le cas de la grande menace, l'attaque russe. Les mouvements nationaux de la région s'orientaient aussi vers Francfort. Les Saxons de la Transylvanie cherchaient précisément leur soutien à défendre leurs droits d'autonomie. Bientôt des Polonais de l'empire des Habsbourg se présentèrent aussi — avec l'espérance de la reconstitution de la Pologne — ensuit les Roumains de la Valachie et de nouveau les Autrichiens après la révolution du 15 mai de Vienne. Les Italiens et les Tchèques n'y furent pas représentés: les premiers refusant toutes négociations avec Vienne, les derniers — organisés par du gouverneur Thun — voulurent acquérir l'indépendance dans le cadre de l'empire des Habsbourg par l'accord de Vienne et d'Innsb­ruck. Ce fut même à Francfort à la suit de la lettre de démission de Palacky que l'on décida d'envoyer une délégation et à Vienne et à Prague pour explorer la situation de la région. Le rapport de la délégation publié à Francfort en juin retraça un tableau décevant sur certaines combinaisons slaves, notamment celles de la création d'un nouvel empire slave — apparemment tsariste, avec une constitution tout à fait instable — qui aurait pu se fonder sur l'intégration des provinces autriches­tchèques considérées jusqu'ici comme parties de l'Allemagne future. A l'opposé d'une guerre contre la Russie c'est le danger slave directe et une guerre de voisinage qui nous menace - déclara le rapport. Il faut s'allier aux Hongrois menacés eux aussi de cette affaire pour consolider la sécurité de la nouvelle Allemagne et empêcher ces projets slaves conseillèrent-ils à Francfort. Cette proposi­tion de Parlement fut mentionnée par la presse. C'est probablement sous l'influence de ces nouvelles de Francfort que le gouvernement hongrois décida d'envoyer des délégués à l'Assemblée Nationale de Francfort. On n'exclue pas bien entendu la commission directe même si les sources hongroises n'apportent pas là aucunes allusions. A propos de l'unité allemande on prit au sérieux en Hongrie la possibilité de la désintégration de la monarchie des Habsbourg. En Hongrie un empire moyen de 15 millions d'habitants se formait éventuellement par la suite de l'union avec la Transylvanie fait en juin, dont le gouvernement ambitieux eut pour but — dans le cas de l'existence réelle de l'unité allemande entière — de substituer l'empire de Vienne à l'empire de l'hégémonie hongroise avec le centre Buda sous le sceptre des Habsbourg en espérant qu'ils pourront y intégrer les principautés balkaniques déjà indépendan­tes de l'occupation turque, ce fut précisément la „conception de la grande Hongrie" (exposé par István Hajnal.) La délégation de Francfort fut accompagnée de la proposition d'alliance dans le cadre de cette politique extérieure. Le pouvoir grand et moyen libéral de la région pourrait s'allier pour l'intérêt de la nouvelle stabilisation de la région, d'abord contre la menace russe; en proposant bien entendu un accord commercial. (Cette proposition avait sans doute une pointe austrophobe de la part de la

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