Századok – 1989
Tanulmányok - Fekete László: Protoindusztrializáció: a történelmi korszakváltás elmélete avagy a történelemelmélet korszakváltása V–VI/606
642 FEKETE LÁSZLÓ Smith, A. (1976): An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations. Vol. 1-2. Chicago, 1976. Sombart, W. (1891): Die Hausindustrie In Deutscland. = Archiv für soziale Gesetzgebung und Statistik, 1891. 4. 103-156. Sombart, W.: Der moderne Kapitalismus. Bd. 1-3. München-Leipzig, 1916-1927. Sombart, W. (1893): Zur neueren Literature Uber Hausindustrie. = Jahrbücher für Nationalökonomie und Statistik, 1893. Jg. 3. Folge 6. 756-766. Stove. D. C. (1982): Popper and After. Four Modern Irracionalists. Oxford, 1982. Tribe, К. (1986): Introduction to A Reply to Criticism. = Economy and Society, 1986. Vol. 15. No. 2. 251-253. Tschajanow, A. (1923): Die Lehre von der bäuerlichen Wirtschaft. Versuch einer Theorie der Familienwirtschaft im Landbau. Berlin, 1923. Tilly, C.-Tilly, R. (1971): Agenda for European Economic History in the 1970's. = Journal of Economic History, 1971. Vol. 31. 184-198. Wallerstein, I. (1983): European Economic Development: A Comment on O'Brien. = Economic History Review, 1983. Vol. 36. 580-583. Wallerstein, I. (1974-1980): The Modern World-System. Vol. 1-2. New York, 1974-1980. Weber, M. (1970): A társadalomtudományi és társadalompolitikai megismerés „objektivitása". In.: Weber, M.: Állam, politika, tudomány, Bp. 1970. 9-73. Wrigley, E. A.—Schofield, R. S. (1981): The Population History of England 1541-1871. A Reconstruction. London, 1981. László Fekete LA PROTOINDUSTRIALISATION: THÉORIE D'UN TOURNANT DE L'HISTOIRE OU TOURNANT DE LA THÉORIE DE L'HISTOIRE? Dans les sciences sociales, on observe de nos jours un certain éloignement vis-à-vis des théories générales de l'évolution historique, lesquelles cèdent de plus en plus la place à des systèmes moins ambitieux, relatifs à la mutation des structures sociales et économiques ou à la transition entre les diverses formations sociales. La théorie de la protoindustrialisation n'est qu'un exemple de cette évolution que connaissent actuellement les sciences sociales. Cela tient d'une partie au fait que de par leur nature téléologique et déterministe, les systèmes compréhensifs restent imperméables aux faits, phénomènes et évolutions qui contredisent - ou semblent contredire - leurs principes de base, alors que la combinaison de quelques paramètres essentiellement économiques (et souvent arbitrairement choisis) ne peut pas expliquer d'une manière adéquate l'ensemble extrêmement complexe des actes sociaux, économiques«'culturels et autres. L'ensemble des actes sociaux ne se laisse pas interpréter à l'intérieur d'un univers construit au moyen de paramètres économiques. Pourtant la plupart des auteurs étudiés parlent du postulat selon lequel l'ensemble de la société industrielle - dont ils veulent en dernière analyse explorer les origines - peut être structuré en modèle et décrit à l'aide d'éléments purement économiques. Certes, au moment où est née l'idée de la protoindustrialisation, les recherches ne devaient pas encore aller dans ce sens. Ensuite, en raison de la conception trop étriquée, essentiellement économiste, de la transition historique, presque tous les domaines de la vie en dehors des rapports des ménages paysans et du capital commercial ont été laissés de côté. Pour revenir à la question posée à dessein sous forme d'une opposition dans le titre, nous estimons que la théorie de la protoindustrialisation est beaucoup plus un tournant de la théorie de l'histoire et de la recherche historique que la théorie d'un tournant historique. L'ambition de cette école témoigne aussi de la volonté d'abolir les frontières artificielles (et étrangères à la science) entre la théorie de l'histoire et al recherche historique d'une part, et entre les diverses sciences sociales, de l'autre. Bien des arguemnts d'ordre épistémologique, (apparemment) indiscutables démontrént l'impossibilité de tout cela. Or l'expérimentation incessante est plus efficase que n'importe quelle objection.