Századok – 1987

TANULMÁNYOK - Jemnitz János: Spanyolország és a spanyol munkásmozgalom 1917-ben 1015

1060 JEMNITZ JÁNOS трагическим, прогрессивные силы страны лишь полтора десятка лет спустя смогли вновь собраться с силами. Статья рассматривает развитие испанской историографии по данной теме, по течениям и эпохам. Детально рассматриваются результаты бывшей либеральной (Мадариага), поздней демократической (Виценс Вивес), франкоистской (Венеро, Памбо), современной рабочей (Бестейро, Кабаллеро, Саборит, Буэзо, Пестаньа) и новейшей марксистской (Туньон де Лара, Лакомба) литературы. Эта литература по-разному, но видит в испанских событиях 1917 года поворот эпохального значения. János Jemnitz: L'ESPAGNE ET LE MOUVEMENT OUVRIER ESPAGNOL EN 1917 (Résumé) L'année 1917a conduit à des révolutions ou à des tournants politiques importants dans maints pays européens. L'Espagne était l'un des pays où l'explosion politique était des plus fortes. Cela s'explique, bien entendu, par des causes profondes : les structures politiques et sociales très arriérées, l'accumulation de retards sur tous les plans, l'absence de démocratie politique, I'« essor » industriel sous la guerre qui, au lieu d'éliminer le chômage, avait apporté la cherté et par conséquent l'envenimement des antagonismes sociaux. S'y ajoutèrent encore de nouveaux problèmes économiques et de nouvelles tensions sociales, entraînés par le blocus allemand, en particulier au Levant. Tout cela a abouti finalement, après de longues luttes acharnées et vaines, à l'union, tant au niveau des formations politiques que des syndicats, des deux forces ouvrières majeures d'Espagne, les socialistes et les anarcho-syndicalistes (hiver 1916). Comme « rien n'avait changé », cette alliance s'est encore renforcée au printemps 1917, parallèlement au surgissement des mouvements d'intellectuels antimonarchistes et de minorités nationales (en particulier de Catalans), aux progrès des partis démocratiques de la bourgeoisie et des mouvements de type nouveau des officiers de l'armée (les juntes). En plus, la nouvelle de la révolution russe a eu un écho singulièrement fort en Espagne — dont témoignent entre autres les rapports des services diplomatiques français et britannique, notamment à propos des audiences accordées par le roi. Or, avant que les diverses forces de l'opposition aient pu forger leur union, la provocation venait d'en haut : d'abord les juntes ont été amputées de l'opposition, puis les partis démocratiques de la bourgeoisie ont été écrasés les uns après les autres ; finalement la classe ouvrière est devenue à son tour la victime d'une provocation montée avec l'accord du patronat et de quelques membres partisans d'une politique de la main de fer du gouvernement. La défaite était lourde de conséquences : il fallait attendre une quinzaine d'années pour voir les adeptes de la cause du progrès relever à nouveau la tête. L'étude passe en revue, par courants et époques, l'évolution de l'historiographie espagnole relative à ce sujet, notamment l'historiographie libérale d'antant (Madariaga), les démocrates (Vicens Vives), les historiens franquistes (Venero, Pambo), les contemporains de l'époque (Besteiro, Caballero, Saborit, Bueso, Pestana), et l'historiographie marxiste récente (Tunon de Lara, Lacomba). Dans leurs optiques différentes toutes ces écoles voient en 1917 un tournant décisif de l'histoire de l'Espagne contemporaine.

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