Századok – 1985
Tanulmányok - Heckenast Gusztáv: A vaskohászat technikai szintje Magyarországon a 16–18. században (A vasöntés megjelenése és a nagyolvasztók elterjedése) IV/917
940 HECKENAST GUSZTÁV Le procédé indirect fait son apparition en Hongrie non pas grâce à l'évolution du procédé direct, mais grâce à l'imitation de modèles étrangers. Par conséquent on n'a pas construit des fourneaux de type transitoire, propres à la fonderie et directe et indirecte. Selon les conclusions tirées des dernires oeuvres spécialisées internationales, le haut fourneau mettant en oeuvre le procédé indirect appartient aux grandes réalisations lechniques découvertes plusieurs fois (à partir du 13e siècle) à différents endroits, à des dates différentes, et indépendamment les unes des autres. Dans l'étude sont décrits, en ordre chronologiques, les plus anciens hauts-fourneaux de Croatie, Hongrie, Transylvanie, construits entre 1650 et 1750. L'auteur établit le modèle étranger de chacun d'eux, et arrive à la conclusion qu'il n'était pas créé de type de haut-fourneau caractéristique de la Hongrie. Les sources documentaires hongroises désignent le haut fourneau du mot Hochofen en allemand (même si, au fond, il s'agit de Flossofen), et le hongrois massa (en slovaque Maïa). Le mot massa se rencontre à Dobsina à partir de 1551, mais alors il ne signifie pas encore haut fourneau, seulement fonderie de fer. Le changement du sens du mot massa survenait également à Dobsina, dans les années 1720, quand Pál Lányi fit construire, à la place de sa massa traditionnelle servant au coulage d'acier, un haut fourneau de modèle saxon. Dans le langage technique de la Hongrie de la fin du 17e - du début 18e siècle la loupe brute produite par le procédé direct, et la fonte brute étaient désignées comme fonte brute (donc qui n'est pas encore propre aut traitement industriel en allemand Rauchmass, en latin rudis massa ferri). Pour désigner la fonte brute prise dans son sens d'aujourd'hui, au cours du 18e siècle se répandirent les mots Gans aux hauts fourneaux de type silésien et saxon, le mot Flos, et encore davantage le mot Blâttl, à ceux de type styrien et carinthien. Aussi bien la loupe brute que la fonte brute produite par les hauts fourneaux étaient mises en oeuvre dans les fonderies pour en faire des rails et barres de fer, des clous, de simples instruments agraires. Certaines fonderies decaient avoir un profil de production déterminé, comme par exemple les fonderies camérales de la Basse Hongrie (Rhónic, Tiszolc) spécialisées à la production der fer concassé (Puchheisen), mais en fin de compte chaque fonderie pouvait produire tous les produits implantés déjà en Hongrie. Le lent élargissement du ce profil produisait enfin l'apparation de fonderies spécialisées à certains produite déterminés. La spécialisation pouvait survenir soit dans le sens de l'évolution technique, soit dans celui du rétrécissement du profil traditionell de production. Des fonderies indiscutablement spécialisées étaient celles production de clous, de houes et faux, mais leur apparation ne représente pas d'évolution technique. Les fonderies produisant des sabres, florissant au 17e siècle au comitat de Gömör, avaient des produits d'exellente qualité; au cours de l'évolution le métier d'armurier se séparait des fonderies et se transforma en corporation, suivant le même chemin qu'ont fait jadis les serruriers et les fabricants de fusil. La spécialisation, signalant l'évolution technique, était marquée par les fonderies de tréfilage, laminerie, production de ferblanterie, apparue au début du 18e siècle dans le Szepesség (Haute Hongrie), et par les fonderies d'étiiage (Streckhammer) faisant leur apparation dans les années 1730 également dans la Szepesség et au comitat de Gömör. En Hongrie la sidérurgie commença à s'épanouir vers le milieu du 18e siècle dans les cadres technique hérités du moyen âge, grâce à l'apparition des grandes fonderies et à la spécialisation engagée de l'industrie des fonderies.