Századok – 1984

TANULMÁNYOK - Erdődy Gábor: Egység vagy szabadság. A német liberálisok dilemmáinak megítélése a Pesti Naplóban 1858-1871 304

EGYSÉG VAGY SZABADSÁG 341 Erdödy Gábor: UNITÉ OU LIBERTÉ (OPINIONS PORTÉES SUR LES DILEMMES DES LIBÉRAUX ALLEMANDS DANS LE JOURNAL PESTI NAPLÓ, EN 1858-1871/ (Résumé) Dans mon étude je me suis servi des rapports publiés par le journal Pesti Napló sur les événe­ments des années de la fondation de l'empire, période décisive de l'historié allemande, pour tenter de reconstruire les changements dans les idées, concernant l'histoire du libéralisme allemand, des milieux politiques représentés par ce journal. Cette analyse démontre la présence d'une tendance qui refuse l'acceptation sincère de l'héritage de 1848, qui est inapte à le développer dans l'esprit de Kossuth, et qui aboutit à l'abandon de ses principes. Ce courant ne suivait une ligne toute droite, il était marqué par des pas faits en avant et en arrière, et cette fluctuation suivait en gros les indécisions des compagnons idéologiques allemands qui, eux aussi, se délimitaient du progrès démocratique et se trouvaient par conséquent dans le vide. Avec un enthousiasme souvent naïf, pareil à celui de ces derniers, ils accueillaient les tentatives réformistes, méconnues, de la Nouvelle Ere, et en accord avec eux, ils refusaient la légitimité historique de 1848 en Allemagne et son caractère progressiste. A cette époque-là et en rapport avec la Hongrie, la position fondée sur 1848 était une condition indispensable de la capacité d'action politique. Aussi bien, les hommes politiques concernés ne pouvaient même pas penser à mettre en question l'héritage révolutionnaire de 1848. Ils cherchaient bien davantage à donner l'apparence à leur tendance d'être le réalisateur de 1848 en comprenant les enseignements de la défaite, et à essayer de s'appropier le rôle de gardien des traditions de 1848. Le dévoilement de la tentative de Guillaume fut suivi d'un retour au refus des demi-solutions, mais l'acte fédéral des réformes, promulgué en 1868, mit de nouveau en avant les contradictions irrésolues: les collaborateurs de Pesti Napló reconnurent, certes, le fond conservateur de ce document, mais leur peur maladive de la révolution provoqua le consentement à la collaboration des conserva­teurs. Bien que la politique intérieure de Bismarck, l'évolution en Schleswig-Holstein fissent retourner les hommes politiques hongrois en question à une position tendant à concilier les exigences de l'unité et de la liberté, en même temps que le refus de l'absolutisme se firent entendre aussi des voix exaltant l'action nationale de Bismarck et acceptant les arguments du libéralisme allemand capitulard. Le tournant décisif de Königgrätz mit fin à ce courant plein de contradictions. Les hommes politiques hongrois, de plus en plus impatientment désireux de voir liquider les conditions temporaires de plus en plus prolongées en Hongrie, voyant pour ainsi dire la justification de leur décision pro­chaine, prirent acte des succès du "chancelier de fer" avec un soulagement bruyant. Les libéraux allemands et hongrois ne voyaient la possibilité de choisir qu'entre un absolutisme ouvert et un régime constitutionnel éliminant les éléments importants des garanties libérales fondamentales, et ils se ren­contraient dans l'acceptation d'une solution reniant 1848, renonçant à une partie des libertés, pour la réalisation partielle des objectifs nationaux, authentifiant par leur collaboration les affirmations faus­ses de la propagande des réformistes conservateurs et rendant fort difficiles par là les tentatives faites par la postérité pour trouver une issue démocratique.

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