Századok – 1981

TANULMÁNYOK - Kubinyi András: A mohácsi csata és előzményei 66/I

106 KUBINYI ANDRÁS заключить мир, послужил катализатором для оказания помощи другими странами. Речь шла о том. что турки приняли предложение Венгрии на выплату налогов и разрешение провести турецкие войска через страну в сторону западных держав, а взамен дали согласие на заключение мира. Даже если это предложение прозвучало, Венгрия не смогла бы принять его, так как оно привело бы к вассальной зависимости, а также пришлось бы тратить громадные суммы на содержание пограничных крепостей. Ни объективно, ни субъективно в этой ситуации не могла возникнуть возможность заключения мира. Но и сама битва при Мохаче не была совершенной. Венгерская мобилизационная система не была столь подвижной, чтобы во время мобилизировать все военные потенциальные силы. Большой урон нанесла замедленность административного аппарат, объективной причиной следует считать и начавшуюся жатву, лишь после ее окончания могла произойти мобилизация. Таким образом, ни пог раничные заставы, ни целое войско на поле сражения не смогли остановить противника. И наконец, венгерские полководцы совершили немало стратегических ошибок, в частности, не была организована охрана короля, что еще более усугубило катастрофу этой битвы. András Kubinyi: LA BATAILLE DE MOHÁCS ET SES ANTÉCÉDENTS (Résumé) La catastrophe subie par le royaume hongrois médiéval à Mohács en 1526 intrigue depuis des siècles l'opinion publique hongroise et aussi les historiens. Au cours de la dernière décennie des discus­sions intenses s'engagèrent entre historiens: qui était responsable pour la bataille perdue, la défaite aurait-elle été évitable, la direction hongroise n'a-t-elle pas manqué la possibilité de conclure la paix avec les Turcs. La présente étude traite deux questions dans la problématique de Mohács: existait-il une possibilité de conclure la paix, et quelles étaient les chances de la bataille de Mohács. Les antécé­dents de la première question remontent à la fin du XVe siècle. Avec des interruptions plus ou moins longues il y avait un armistice entre le Royaume de Hongrie et l'Empire ottoman à partir des années 1480 jusqu'en 1520. A partir des années 1490, les rois hongrois de la maison des Jagellons y inclurent aussi l'Empire allié des Habsbourgs. C'était le cas aussi dans le dernier accord, prévu pour trois ans, conclu en 1520 avec le sultan Selim. Dans cet accord pourtant le sultan fit la réserve qu'il n'était valable pour d'autres puissances (donc pour les Habsbourgs) seul dans le cas si celles-ci s'y joignent dans le délai d'un an, dans le cas contraire le sultan a le droit de les attaquer, mais sans avoir le droit de traverser, pour le faire, le pays du roi de Hongrie à l'insu de celui-ci. A ce que nous sachions, les Habsbourgs n'y ont pas adhéré, mais en 1520, le décès du sultan a invalidé l'accord. Le nouveau sultan, Soliman envoya, certes, une délégation pour proroger l'accord, mais celle-ci n'arriva en Hongrie qu'en décembre 1520, tandis qu'au printemps 1521 fut engagée déjà la campagne turque finissant par l'oc­cupation de Belgrade, donc par la dislocation du système des confins hongrois. Le gouvernement hongrois n'avait pratiquement même pas le temps de répondre à la délégation turque, il est donc dif­ficile à imaginer que le sultan ait fait une proposition d'armistice au contenu différent de la pré­cédente. Il en ressort clairement que le sultan avait l'intention d'attaquer la Hongrie. Du côté hongrois il était clair dès la fin des années 1510 que le pays ne pouvait pas supporter les charges de la paix armée. Le système des confins au Sud du pays et les frais causés par les contingents militaires y stationnés en permanence épuisèrent les revenus royaux, et de plus, l'armistice ne retint pas les Turcs d'attaquer, et ils s'emparèrent en temps de paix d'un rombre croissant de forts. Aussi bien, les Ordres hongrois, et sous leur pression le gouvernement aussi, devinrent de plus en plus belli­cistes et, se rendant compte que tout seul le pays était incapable de supporter la guerre, cherchèrent à obtenir, par voie diplomatique, de l'aide militaire et financière étrangère. Il est bien possible que la nouvelle, lancée au printemps 1524, d'une proposition de paix de la part des Turcs ait servi ce but.

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