Századok – 1980
Tanulmányok - Andics Erzsébet: A konzervatívok tervei és tervezetei a forradalom és szabadságharc fegyveres felszámolására 1848/49-ben 752/V
780 ANDICS ERZSÉBET Венгерские консерваторы оставались на крайне правых позициях и в период, последовавшем после революции. Они обрекли на гибель столь пострадавшее наследие революции, уничтожение крепостничества, хотели повернуть вспять развитие венгерского общества на целую эпоху. Сторонники феодального абсолютизма симпатизировали венгерским консерваторам как в империи Габсбургов, так и за ее пределами. (Царь Николай Первый.) Andics Erzsébet: PLANS ET PROJETS DES CONSERVATEURS EN 1848-49 POUR FAIRE CHOUER LA RÉVOLUTION La participation glorieuse de certains aristocrates à la guerre de liberté pour la cause nationale ne change pas le fait que le gros de l'aristocratie foncière hongroise, sa représentation politique, le parti conservateur, prenaient place en 1848/49 dans le camp des ennemis de la lutte nationale des Hongrois. Les dirigeants conservateurs hongrois ont joué un rôle déterminant dans la nomination, à des fins contre-révolutionnaires, de baron Jellasics au posta de ban de Croatie. Ils avaient la part du lion aussi dans les initiatives et dans le soutien de l'intervention armée de Jellasics contre la Hongrie. La majeure partie des seigneurs laïcs et ecclésiastiques l'attendaient comme un sauveur. À l'automne 1848 les opérations militaires impérialies n'ont même pas encore été engagées contre la Hongrie, mais les dirigeants conservateurs hongrois s'offrirent déjà pour les soutenir. Ils élaborèrent toute une série de projets concrets, détaillés, pour réprimer la révolution hongroise, pour organiser une dictature militaire contre-révolutionnaire. Ce sont eux qui eurent l'initiative d'adjoindre aux commandants dex l'arméa impériale penétrée en Hongrie, et de l'armée du tzar qui s'y joignit, des commissaires civils recrutés parmi les "Hongrois bien pensants", afin qu'ils aident aux opérations militaires et assurent la pacification de la population. Ces différents commissaires civils venaient en gros des milieux d'aristocrates hongrois conservateurs et n'avaient pas d'égal dans leur ambition de faire échouer la cause de la nation. La constitution imposée en mars 1849 naquit et fut publiée sans tenir compte de l'opinion des dirigeants conservateurs dont la principale objection était qu'elle animerait considérablement la résistance nationale des Hongrois dont la répression était pour eux la tâche principale, centrale. Ils étaient contre le démembrement territorial de la Hongrie, mais n'avaient pas d'objection substantielle contre l'insertion du pays dans l'empire unifié qu'ils considéraient pourtant comme réalisable graduellement, car autrement elle provoquerait une résistance par trop importante du côté de la nation et deviendrait même impossible. Cependant, les dirigeants conservateurs avaient aussi des objections essentielles contre la constitution de mars qu'ils tenaient pour excessivement libérale, donc indésirable pour la Hongrie. Le rôle qu'ils destinaient à la Hongrie était de favoriser dans tout l'empire, en maintenant plus ou moins les institutions féodales, la restauration contre-révolutionnaire. En 1848/49 les dirigeants conservateurs hongrois représentaient la tendance la plus extrémistes de la contre-révolution et critiquaient de droite, sous bien des aspects, la politique du gonvernement viennois et de la dynastie. Toutefois, leur mécontentement du gouvernement de Schwarzenberg ne signifiait pas une opposition générale à sa politique ouvertement contre-révolutionnaire et cruellement répressive. La communauté d'intérêts contre-révolutionnaires était incomparablement plus forte que les différends dans les questions de détail. Ce n'est pas un hasard si une part importante des conservateurs hongrois accepta des postes dans le régime absolutiste instauré après la chute de la révolution, et le soutenait directement. Les conservateurs hongrois occupèrent des positions extrémenent réactionnaires quant à l'ordre à établir en Hongrie après la révolution. Condamnant l'héritage, tant soit peu maintenu, de la révolution, notamment l'affranchissement des serfs, ils voulaient reculer de toute une époque l'évolution de la société hongroise. Les partisans du féodalisme-absolutisme sympathisaient avec eux tant en dedans l'empire des Habsbourg qu'en dehors de l'empire (le tzar Nicolas 1er).