Századok – 1980

Tanulmányok - Urbán Aladár: Reformtörekvések és történelmi tanulságok 26/I

50 URBÁN ALADÁR Urbán, Aladár: TENDANCES REFORMISTES ET ENSEIGNEMENTS HISTORIQUES Acquis de l'évolution constitutionelle et débuts du journalisme politique dans la Hongrie féodale, en 1841-1842 (Résumé) Le lancement en janvier 1841 du Pesti Hérlap (Journal de Pest) dans la rédaction de Lajos Kossuth était un événement important de la décennie précédant la révolution hongroise de 1848. Dans l'histoire du journalisme hongrois c'était le premier périodique qui, en dehors de publier des nouvelles, commentait aussi les événements. C'est Kossuth qui a introduit l'article de fond à l'aide duquel il analysa les plus importants problèmes de la société hongroise de ce temps et exposa les propositions des partisans des réformes. Dans la Hongrie en butte aux servitudes féodales, mais évoluant lentement vers la société bourgeoise, ces tendances visant la modernisation inévitable du pays, et qui provoquèrent des répercussions grandissantes, inquiétèrent non seulement le gouverne­ment autrichien et les conservateurs hongoris, mais soulevèrent aussi des protestations de la part du comte István Széchenyi aussi qui a lancé, une dizaine d'années plus tót, le mouvement des réfor­mes, Dès 1841, il écrivit une brochure volumineuse contre les ambitions "révolutionnaires" de Kossuth. Non seulement ce dernier y répondit immédiatement, mais d'autres se sentirent également forcés d'intervenir. Le thème du présent article est de présenter cette polémique, ainsi que les articles et études parus dans les deux premières années de Pesti Hírlap, les idées qui y sont exprimées, les arguments cités avec des références aux exemples historiques et leurs enseignements. Notre objectif était de systématiser les références les plus fréquentes, notamment celles à l'histoire de France, d'Angleterre et de l'Amérique du Nord. Dans la partie portant le sous-titre "La révolution et les enseignements français", l'objectif était avant tout de présenter l'attitude ambivalente face à la grande révolution française et à la révolution de 1830. Ces positions, pleines de réserves, remontent partiellement à la peur devant la censure, mais montrent aussi que les politiciens radicaux qui, à la veille de 1848 s'intéressaient de plus en plus intensément aux enseignements de la grande révolution française, ne jouaient pas encore à ce temps un rôle important dans la vie politique hongroise. Dans les articles du Pesti Hírlap on trouve la critique de la loi sur la presse de cette époque, mais aussi des références pleines d'intérêt aux expérien — ces offertes par la centralisation révolutionnaire et par la création de la nation française homogène. Dans le sous-chapitre intitulé "La constitution et la richesse de l'Angleterre", une des ques­tions centrales est la constitution anglaise et sa comparaison avec la constitution hongroise. Parlant de la valeur de la constitution hongroise, Kossuth et ses partisans soulignaient avant tout les avantages du système hongrois des comitats et la nécessité de le maintenir. Comme exemples positifs, on cite souvent la noblesse anglaise qui est contribuable, les procédés aux élections anglaises, le système de jury. L'autre grand thème est la richesse de l'Angleterre, son industrie et son commerce, ainsi que la pratique du libre-échange — et le mouvement opposé, la Zöllverein allemande. Selon le témoignage de ces articles, Kossuth, qui à l'origine professait l'utilité des enseignements d'Adam Smith, se rendit compte à cette époque-là de la justesse des idées de Friedrich List, et des aspirations à mettre en place une industrie nationale indépendante. Enfin, dans le sous-chapitre intitulé "Évolution des États-Unis et les enseignements à en tirer" il s'agit des aspects que la presse soulignait dans l'évolution de la République de l'Amérique du Nord. On peut constater que les auteurs évitaient d'approuver le système républicain, souli­gnaient que le droit de vote n'y était pas non plus général étant lié par endroits à un cens très sérieux. Mais ils parlaient avec les plus grands éloges du régime américain des prisons, dont le

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