Századok – 1980
Tartalomjegyzék - Gyarmati György: Történetírásunk a felszabadulás utáni korszakról 466/III
504 A FELSZABADULÁS UTÁNI TÖRTÉNETÍRÁSUNK Les recherches récentes traitent la politique économique des Habsbourg dans le contexte des acquis pratiques concerts, des conditions de l'évolution et des possibilités, et interprètent la dépendance économique en tant que processus historiques à longue échéance. C'est József Révai, théoricien du mouvement communiste hongrois, qui a élaboré, dans son émigration à Moscou, les points de vue servant à apprécier le mouvement national hongrois en faveur de l'évolution bourgeoise. Il a attiré l'attention sur le fait qu'en Europe de l'Est c'est la noblesse, partisan des objectifs de la transformation bourgeoise, qui avait joué le rôle qui incombait à l'Occident à la bourgeoisie, et la situation de classe de cette noblesse avait fondamentalement déterminé les possibilités de ce rôle. Les nouvelles recherches concernant la situation économique et l'activité politique de la noblesse ont apporté des nuances dans les références aux motifs économiques de ce rôle, à ces conditions spécifiques et à ses possibilités. En ce qui concerne les recherches et les appréciations relatives aux aspirations et aux mouvements politiques, les historiens marxistes des années 1950 se voyaient obligés de dégager les traditions révolutionnaires et comme critère de valeur fondamental ils mirent en relief les efforts pour obtenir l'indépendance nationale. Vu la grande variété régionale et le caractère multinational de la Hongrie, dans les années 1950 les recherches étaient en premier lieu dirigées sur l'étude de rapports et des relations qui existaient entre les peuples et nations de Hongrie et de l'Europe de l'Est. Au cours des années 1960 et 1970 cet intérêt s'élargit pour embrasser l'Europe de l'Est. Dans le jugement porté sur le nationalisme hongrois l'accent était mis sur son double aspect. D'une part que les aspirations nationales visant l'indépendance nationale et le progrès social préparaient la voir vers l'évolution bourgeoise aussi pour les peuples non-hongrois vivant en Hongrie, et d'autre part qu'une seule tendance militante des progressistes hongrois s'était chargée d'assurer dans la législation les droits nationaux collectifs des populations non hongroises quand ces efforts ne pouvaient plus apporter des résultats pratiques positifs de grande portée. Nous savons bien que l'accent excessif mis sur les possibilités d'une réconciliation des nationalités, plus exactement la projection d'une telle intention sur différentes manifestations contemporaines, peut entraîner une explication et un jugement simplificateurs des problèmes compliqués, nationaux et sociaux. Pour l'éviter, dans notre historiographie un grand accent est mis en général, dans l'étude des mouvements nationaux des peuples danubiens, sur la présentation nuancée des différentes tendances, sur le dégagement de leur base sociale. Sous cet aspects aussi, nos historiens mirent en relief dès les débuts combien la révolution bourgeoise de 1848 a servi les intérêts communs des peuples vivant ensemble et combien l'opposition à cette révolution a limité la satisfaction de ces intérêts. Zoltán Szász: DE LA CAPITULATION À VILÁGOS À LA RÉVOLUTION DE 1918. (1849-1918) Les travaux historiques hongrois concernant la période allant de 1849 à 1918 sont marqués par deux aspects principaux. Il fallait d'une part étudier un domaine presque complètement non élaboré vu que jusque-là presque exclusivement de petits rwsumés furent publié sur cette péiode, et de l'autre côté, dans les nouvelles recherches on cherchait déjà à appliquer les vues marxistes sur l'histoire dans l'étude de, cette période de la formation et de l'épanouissement de l'économie et de la société bourgeoises. Cest ainsi qu'apparurent les premières études modernes. Aux débuts, les nouvelles recherches étaient également marquées par une interprétation conforme à l'histoire politique et selon laquelle, sur la base idéologique d'un héritage patriotique, le sous-développement de l'économie et de la société