Századok – 1979
Tanulmányok - Trócsányi Zsolt: A rendi reformmozgalom Erdélyben 1790–1811 749/V
790 TRÖCSÄNYI ZSOLT Vabsolutisme éclairé qui se font prévaloir: le gouvemement central se refuse ä céder dans la question de l’union avec la Hongrie, dans le droits royaux (affaires extérieures, defense nationale, finances), seul le compromis dans les affaires confessionnelles survenu entre les Ordres est accueilli favorablement. En 1794/95 (on est en pleine guerre frangaise), les questions se posent d’une autre fa^on qu’en 1790/91. On observe nettement des traces de la modernisation de la pensée des nobles (certains éléments dans les rapports des comités réguliers constitués en 1790/91, la Société de Chasse Diana, la pénétration en Transylvanie du mouvement hongrois des jacobins). Dans cet te situation, c ’est précisément les affaires militaires de la Transylvanie qui consitueront le theme central de la diéte de 1794/95, László Tűri élabora un large projet de réforme des affaires militaires, au point que le gouverneur György Bánffy jugea opportun d ’effrayer d’abord l’opposition, et aussi de minimiser l’affaire devant les organes centraux de l’Empire. C’est dans une autre question que 1794/95 apporta un résultat ouvrant de grandes perspectives, aves des initiatives prises pour créer un theatre national hongrois en Transylvanie. Des avant 1794 sont engagés les travaux des deputatio systhematica, constitutées en 1790/91 (et meme se terminent partiellem ent). Le tableau qu’ils offrent de 1’opinion publique en Transylvanie a de multiples facettes. Un cercie vicieux concernant le cens. des projets dans la politique économique, de larges perspectives á bien des égards, mais irréels á cause d’etre par trop centres sur la Transylvanie; un héritage josephiniste, ou bien des phrases creuses dans les affaires du trésor; des ambitions modernes et la nécessité de reculer dans les travaux législatifs d ’un niveau extraordinaire; une conception imbue des idées philosophiques, mais ignorance du cóté politique, dans la question des. minorités roumaines; certains pas en avant par rapport aux conceptions de I’absolutisme éclairé dans les questions de Finstruction - voilá ce que produisirent les représentants de Ordres. C’est sur ces bases-la que la diete de 1810/11 devrait créer des lois. Cependant, jusque-lá la reaction de l ’empereur Francois s ’est bien consolidée, la génération de 1790/91 a sóit disparu, soit vieillie, les grands hommes d ’État josephinistes sont encore en vie, mais deux décennies ont déjá passé et, sans pour au tant avoir renié le josephinisme, ils étaient bien obliges de s’adapter aux changements généraux. La diete de son cóté n’adopte ces prés de cent propositions de lói que sur la base des travaux administratifs et législatifs, reculant de la position de ces travaux dans le sens á la fois d’un loyalisme de mauvais aloi et du conservatisme des Ordres. La période est close dans un sens encore pire: pour le gouvemement central les ambitions des Ordres transylvains ne présentent plus d ’intérét. Seul un fragment des propositions de loi de 1810/11 obtient l’approbation (et encore, en grande partié avec des modifications). Les produits du mouvement réformiste des Ordres fourniront, á bien des égards, des matiéres précieuses de réflextion aux réformistes transylvains des années 1840.