Századok – 1978

TANULMÁNYOK - Kristó Gyula: Rómaiak és vlachok Nyesztornál és Anonymusnál 623

660 KRISTŐ GYULA Gy. Kristó: ROMAINS ET "VLACH" CHEZ NESTOR ET ANONYMUS (Résumé) L'étude essaie de donner une nouvelle définition à des noms ethniques romains et "vlachs" chez l'auteur de l'histoire primitive russe, Nestor (début du 12e siècle) et chez Anonymus, chroniqueur hongrois du début du 13e siècle. L'auteur de l'étude à l'issue des débats suivis avec l'historien russe V. D. Koroliouk, les roumains N. Draganouv et S. Pascou, ainsi qu'avec les hongrois Bálint Hóman, György Bodor et autres, arrive aux résultats suivants: Le nom romain (ΡΟΜΠΗΗΟ) figure deux fois dans le texte chez Nestor. Dans le premier cas il désigne les habitants de la ville de Rome, ou plus probablement encore la population de la Sainte-Empire (romain germanique) de l'époque de Nestor, dans l'autre cas les chrétiens soumis à l'église romaine. Anonymus fait figurer les Romains à trois moments: avant Attila, roi des Huns, après la mort d'Attila, jusqu' à la conquête de la patrie hongroise, et à son époque, au début du 13e siècle. Les Romains d'avant Attila sont les Romains de l'antiquité - Anonymus, contrairement à Nestor eut quelque connaissence concernant l'antiquité romaine. Les Romains de sa propre époque sont plutôt les habitants de la Sainte-Empire, que de la papauté. Il est beaucoup plus difficile à définir ce que le mot romain couvre quand il parle des Romains du 5e siècle au 9e siècle. Anonymus ne fut pas au courant de l'existence de l'Etat Franc, donc il ne parle pas des Francs. Il est péremptoire qu'Anonymus ne fait figurer les Romains qu' à l'ouest du Danube, donc sur le territoire ou se situa la Pannonié avant l'occupation des Huns, ce qui désigne qu'Anonymus les considère identiques aux Romains le l'anti­quité. Mais dans cette notion entre une autre signification du nom: le sens romain germanique du mot romain: selon Anonymus, les Romains combattants contre les conquérants Hongrois trouvèrent l'asile sur le territoire allemand, et leur capitale dans le bassin des Karpathes fut la ville Veszprém, qui était le chef-lieu des reines hongroises, et la reine de l'époque d'Anonymus - femme du roi András II - fut originaire de la Sainte-Empire, et entourée de nombreux "Romani" (romains germaniques). Le nom ethnique "voloh" (BOJIOXH, BOJIHXH etc.) se figure quatre fois dans la chronique de Nestor dont les deux premières font partie de la vision biblique, et ne portent donc pas de date. La troisième fois il parle de l'attnque des "Volohs" contre les Slaves du Danube, avant la conquête hongroise, et de leur établissement aux environs du Danube. La quatrième fois il raconte leur combat contre les Hongrois et leur expulsion du bassin des Karpathes. Les indications linguistiques et historiques prouvent unanimement que le nom "voloh" sert à désigner les peuples néo-latins. La terre "voloh" de Nestor - en tant que partie de la vision biblique signifie le territoire franc, territoire ultérieur français. Les descendentes de Japhet - deuxième apparition du mot - sont peut-être des Français. La supposition qui identifie les attaquants des Slaves du Danube aux Francs qui menèrent des attaques successives contre les Slaves de la Moravie au 9e siecle semble justifiable. De même, les succombés dans la lutte contre les Hongrois et obligés de quitter le bassin des Karpathes sont identifiables aux Francs. Anonymus fait figurer les "Vlachs" (Blachii, Vlasii) à propos de trois événements. Dans les trois cas le notaire anonyme désigne les Roumains contemporains par le nom "Vlachs". Quand nous lisons que Glad bénéficie de l'aide des coumans, des bulgares et des "Vlachs", Anonymus fait refléter les rapports de son propre époque en parlant du tournant des 9-10e siècles. C'est en 1186 que l'empire des Assenides dont les peuples furent les bulgares, les roumains ("Vlachs") et les coumans fut instituée. Seul Anonymus parle de la principauté de Gclou en Transylvanie. Puisque Anonymus connaissait les Roumais de son époque qui vivaient en Bulgarie, et il savait que le sud de la Transylvanie fut peuplé de Roumains immigrants (ce qui pour la première fois se figure dans une source historique hongroise en 1210), il nomma ces Roumains contemporains ennemis transylvaniens des conquérants hongrois, de même qu'il créa les ennemis transdanubiens à l'image des romains germaniques de son époque. Selon la troisième apparition - après les informations d'origine russe, des conquérants hongrois - le bassin des Karpathes fut habité par des Slaves, des Bulgares, des "Vlachs" et

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