Századok – 1977
Folyóiratszemle - Villa; Brian L.: Az amerikai hadsereg; a feltétel nélküli megadás és a potsdami nyilatkozat 629/III
VÁLTOZÁSOK PERU TÁRSADALMÁBAN 269 Dans son étude, l'auteur souligne le rôle dominant que jouèrent le capital des Etats-Unis dans l'industrie pétrolière et le capital européen dans le secteur des plantations, mais aussi l'apparition dans les années trente du capital japonais. Les marchés péruviens ne dépendaient pas entièrement des Etats-Unis, ce qui était notamment dû au fait que l'orientation économique et de politique extérieure du Pérou était diversifiée; mais l'oligarchie péruvienne elle-même avait des intérêts dans diverses orientations. Cela ressort également des conflits politiques internes du pays. L'industrie manufacturière ne se développa que lentement dans les villes, et l'industrie de transformation était essentiellement caractérisée par la petite industrie citadine et l'industrie villageoise. Tous ces processus se reflètent fort bien dans la structure de la société: le prolétariat est peu nombreux et, en général, sa concentration est d'un degré peu élevé, à l'exception de quatre secteurs où elle est forte: ceux des mines de Cerro de Pasco, de l'industrie pétrolière de Talara, de l'industrie sucrière et enfin des industries manufacturières de Lima, qui rassemblaient un grand nombre d'ouvriers. Géographiquement, ces sites sont éloignés les uns des autres. Le développement du Pérou était également caractérisé au cours de la période examinée par un développement considérable des employés des villes et des autres couches moyennes pendant l'entredeux-guerres, ainsi que par une proportion importante des couches de la petite-bourgeoisie citadine. L'étude souligne que les régions mentionnées représentent des ilôts développés dans un Pérou essentiellement agraire. Le Pérou était l'univers des latifundia traditionnels, en grande partie autonomes et ayant recours aux formes contraignantes de travail, des petits paysans et des communautés indiennes. L'auteur accorde une attention particulière aux questions agraires, montrant que l'on a pu assister à partir du début du siècle, avec la multiplication des possibilités de marché, à un progrès important du latifundisme (néo-latifundisme), qui se traduisit par la prolifération des grandes exploitations aux dépens des terres des indiens. C'est à ce phénomène que se rattachent les mouvements de révolte des indiens, luttes, organisées et encadrées par les communautés indiennes. L'étude d'Adám Anderle précise que, contrairement aux vues généralement acceptées à l'époque, ces communautés indiennes étaient fortement différenciées. Lors de la préesentation de la société péruvienne, l'auteur met également l'accent sur les aspects „raciaux", qui devaient influencer les rapports et l'attitude réciproques des différentes classes. En s'appuyant sur l'analyse du Pérou du XXe siècle, l'auteur finit par conclure que les questions actuelles de la lutte révolutionnaire était aussi la solution des tâches anti-impérialistes et anti-latifundistes de la première moitié du siècle. Les particularités de ce combat ont été déterminées par les traits spécifiques de la structure de la société péruvienne.