Századok – 1974
Tanulmányok - Kristó Gyula: Legitimitás és idoneitás (Adalékok Árpád-kori eszmetörténetünkhöz) 585/III
LEGITIMITÁS ÉS IDONEITÁS 621 son fils Salamon. Toutefois après la mort d'André ce n'était pas Salamon qui est parvenu au trône mais bien Béla (1060 — 1063), le frère d'André. Après la mort de Béla Salamon a monté au trône mais en 1074 le fils aîné de Béla, Géza (1074 —1077) l'a évincé et quand Géza est mort, son fils puîné Ladislas (1077 —1095) s'est procuré le trône et pas Salamon. Les époques différentes posaient la question fondamentale identiquement: qu'est-ce qui autorise au règne î, est-il destituable de son trône le souverain qui était couronné ? — mais les réponses sont très variées. En général les réponses étaient de deux sortes: selon les représentants de la première c'est le courronnement qui autorise au règne et de ce fait ils patronnaient Salomon (c'est le point de vue de la légitimité), les autres ont cherché le droit du règne dans l'aptitude et ainsi ils ont prouvé la légalité du règne de Béla, Géza et Ladislas (c'est le point de vue de l'aptitude). Nous savons sur la base de l'Annales d'Altaich dont les données hongroises sont provenu des informations orales do Salamon et de son milieu, que la légalité du règne de Béla. n'est pas reconnu par le parti de Salamon, L'Annales de Presbourg dont la première partie est d'époque de Salamon néglige Béla, elle n'en parle pas. C'était une des manifestations de l'opinion défavorable des aristocrates attroupés autour de Salamon en face de Béla. Nous ne connaissons pas l'explication idéologique de la prise de position contraire à Béla, seulement nous trouvons une indication que c'était la légitimité. Au rapport de la légende-Etienne par l'évêque Hartvik la conception légitime a dominé pendant le règne du roi Kálmán _(1095—1116) et cette conception protégait Kálmán contre la prétendance de son frère, Almos. Mais Hartvik ne pouvait pas faire valoir conséquemment la légitimité parce que des autres idées (l'aptitude au sens chrétien, la primogéniture, les principes dynastique et le grégorienisme) ont influencé aussi. Toutes ces choses aboutissaient au dernier degré à un tel compromis qui avait égard à l'aspect historique, juridique et politique également, et qui recevait la qualité de roi de Salamon, Géza, Ladislas. La conception compromissionnaire de Hartvik se reflète dans la chronique d'époque de Kálmán dans «la scène de Varkony» qui a la fois condamne et justifie tant André que Béla. Le compromis de l'époque de Kálmán pendant le règne d'Etienne II (1116 —1131) s'interrompait, l'aptitude chrétienne et le principe dynastique ont passé à l'arrière-plan et le grégorienisme et la légitimité s'avançaient il semble qu'on a refusé la qualité de roi à Bêla. La chronique écrite dans l'époque de la postérité d'Almos montre l'avance de la légitimité, c'était le principe qui a répondu pour le mieux aux intérêts des rois Géza II (1141 — 1162) et Etienne III (1162 — 1172). Au sens de cette conception la chronique a favorisé Salamon, en même temps elle a disputé la légalité du règne à Géza I et Ladistas I, mais sans l'abolition de la qualité de roi. Alors la légitimité de la postérité d'Almos n'était non plus absolument conséquent: ils se sont rendus au principle dynastique quand ils ont laissé la qualité de roi du père d'Almos, Géza I et de Ladislas I. Pendant le règne de Béla III (1173 — 1196) l'aptitude a succédé la légitimité puisque le couronnement de Béla III n'avait pas d'effet juridique (parce que ce n'était pas l'archevêque d'Esztergom qui l'a couronné) et il pouvait justifier la légalité de son règne seulement sur la base de l'aptitude. L'aptitude est devenue l'idée principale de la légende-Ladislas et les chroniques qui s' est formées au début du XIIIe siècle. En ce temps-là c'était Ladislas I canonisé en 1192 qui avançait au premier plan comme héros, on le représentait comme un saint, on expliquait la qualité légale de son règne avec son aptitude physique et spirituel. La sainteté de Ladislas reflétait sur le personnage de son frère, Géza I, de son père Béla, on les représentait tels qui se rendent digne du règne. Le roi André II lui même (1205 — 1235) a employé le principe de l'aptitude comme l'arme idéologique contre son frère Émeric (1196 — 1204) et contre son cousin, l'enfant Ladislas III (1204 —1205). Mais la légitimité ne s'éteignait non plus d'un seul coup, on peut trouver ses traces dans plus d'oeuvres de XIIIe siècle (la chronique de Thomas de Spalato, la messe-Ladislas, la légende-Ladislas, la chronique hongroise). Ce fait qu'on a avoué Salomon pour roi était la conséquence de la conception légitime. Dans les années trente de XIIIe siècle le problème de la légitimité et de l'aptitude a passé à l'arrière plan. Cette circonstance est explicable avec la cristallisation des principes de la succession au trône et avec la reconnaissance que c'est toujours la situation politique actuelle qui décide la question de la succession. Mais la cause principale réside à la tendance du développement de la société hongroise. Les chroniques des rois du XIe — XIIe siècle se sont occupées volontiers de l'époque des souverains précédents, elles ont en vu un recueil d'exemples, elles reculent souvent des idées de leur époque dans le passé historique. Les gesta nobilium de XIIIe siècle ontau centre les grands seigneurs. Les chroniqueurs qui représentait le intérêts seigneuriale étaient indéfferents envers le passé de l'institution du royaume, ils s'intéressent au passé et à l'avenir des barons. Mais l'analyse de cette question constitue déjà un nouveau chapitre de l'histoire des idées hongroise.