Századok – 1968

Tanulmányok - V. Windisch Éva: Kovachich Márton György és a magyar tudományszervezés első kísérletei. 90

KOVACHICH MÁRTON GYÖRCfV 143 В заключительных главах статьи автор знакомит читателей с судьбой сборника Ковачича и с дальнейшими многочисленными починами ученого, направленными на организацию научных исследований в области истории и истории права Венгрии. В из­менившейся политической атмосфере однако эти попытки, которые в ходе развития по­степенно отживали свой век, оставались без всякого успеха. É. V. Windisch: Márton György Kovachich et les premières tentatives pour l'organisation des sciences historiques en Hongrie • Résumé La présente étude décrit cette éminente activité que Márton György Kovachich (1744—1821) avait déployée comme collectionneur de sources documentaires et orga­nisateur des sciences historiques en Hongrie. En guise de préambule l'auteur de l'étude brosse un tableau sur l'essor du carac­tère national des sciences développées dans la seconde moitié du XVII le siècle, essor ayant constitué un facteur important dans le processus de devenir nation hongroise. Il n'omet pas de décrire le cours de laïcisation des sciences et souligne qu'à l'époque ces sciences de caractère national s'étaient diffusées au travers de différentes sociétés. Il passe en revue les associations — encore qu'éphémères — de l'époque et expose les projets qui visaient à les organiser. Parmi ces sociétés il met l'accent sur celles qui s'étaient proposé d'encourager la culture de la science historique. Cependant le progrès de cette dernière ne se trouva pas entravé uniquement du fait du manque des cadres organisationnels; le dispersement dans tout le territoire du pays — aux archives de famille, ecclésiastiques, municipales — des documents fondamentaux d'histoire en fut un second obstacle où se heurtait son épanouissement. Kovachich désirait rémédier à ces deux lacunes. Universitaire, occupant un modeste poste à la bibliothèque de l'université, puis dans la capitale aux archives de la Chambre, adepte des idées thérésiennes et josephinistes Kovachich s'employait au début à diffuser l'esprit des lumières. Cependant sous l'effet du mouvement politique commen­cé sous le règne de Joseph II et élargi à la diète de 1790 il adhéra à l'opposition nobilitaire et se mit à mettre au jour les sources fondamentales de l'histoire hongroise en général et plus particulièrement celles de l'histoire juridique. Ce fut en 1791 qu'il essaya d'organiser le travail d'exploration. Il édita deux volumineux ouvrages dans lesquels il décrivit en détail ses conceptions qui avaient trait à la collection de cette immense matière englobant les copies de documents; il avança des suggestions quant aux publications à rédiger à la base de ces documents (recueils de chartes, éditions d'écrits parlementaires, publication d'un nouveau recueil des lois hon­groises etc.). L'Institut avait recours au soutien matériel du haut clergé et de l'aristo­cratie, ses collaborateurs auraient été des savants. Ces projets sont autant de témoignages attestant pour la première fois l'existence de la conception laïque de l'histoire en Hongrie, ainsi que les efforts visant à développer une science historique conforme aux exigences. Simultanément on assiste en Transylvanie à l'organisation d'une société qui sous maints rapports accusait de traits semblables avec la première: György Aranka, magistrat du Tribunal civil y établit une société pour la culture de la langue et du peuple, auprès de laquelle fonctionnait une autre ayant pour tâche l'édition des sources historiques. L'appel de Kovaehcich n'était pas sans enregistrer du succès: nombreux étaient les nobles, les évêques et les prêtres qui le firent pendant des années bénéficier de leur appui matériel, nombreux étaient les nobles et intellectuels qui lui promirent leur collabo­ration. Cependant le complot jacobin de 1794 coupa court à ce développement. Etant donné que la majorité des participants se recrutèrent parmi les adeptes des tendances politiques plus hardies (l'étude soumet en effet à l'analyse leur appartenance socio­politique) et puisque la répression qui suivit l'éclatement du mouvement mit entrave à toute organisation, même à celle de nature culturelle, la société cessa de fonctionner dès avant l'effectif commencement de son activité. Son activité étant plus organisée la

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