Századok – 1966

Tanulmányok - Molnár János: Fegyveres csoportok 1956-ban; az ellenforradalom „hadserege” 1127

FEGYVERES CSOPORTOK 1956-BAÎï 1167 Les 70% environ des membres des groupes armés se recrutèrent parmi les éléments fascistes et les rangs du lumpenprolétariat. Partant de la capitale dans la province et des villes de la province dans les villages ceux-ci faisaient la maraude régulière. Ces groupes arrivèrent maintes fois à faire accéder au pouvoir dans 16—20 localités les forces armées et politiques de la contrerévolution. Leur discipline fut due au fait que la majorité de leurs chefs politiques et militaires furent des anciens officiers et politiciens du régime de Horthy en moindre partie des prêtres, des agents envoyés de l'Ouest, etc. L'activité de ceux-ci se vit facilitée du fait que la frontière entre l'Autriche et la Hongrie se trouva après le 26 octobre pratiquement ouverte. La littérature d'esprit bourgeois y relatif reste muette sur l'aide la plus efficace prêtée par la Radio Europe Libre aux groupes contre-révolutionnaires. Suivant cette littérature la principale activité de cette Radio consistait en ce qu'elle prêchait la révolte aux Hongrois et leur promit le soutien de l'Ouest. A vrai dire tout cela rentra également dans la sphère d'activité de ladite Radio n'étant toutefois pas son rôle le plus important; ce qui y est à relever c'est que sous la forme de slogans de guerre et stratégiques elle four­nissait de jour en jour une aide politique et d'ordre militaire aux insurgés. A l'étape du plein développement de la contre-révolution les groupes armés assu­mèrent successivement le rôle de l'armée des forces politiques de l'extrême droite. Tom­bés d'accord avec eux Maléter et les siens ne firent qu'encourager l'organisation en armée de ces groupes. Cette action se vit également conduite par la Radio Europe Libre. Une des importantes prémisses de ce processus était l'enlèvement des armes aux commu­nistes. L'occupation du siège du Comité de Budapest du Parti fut l'un des moyens auquel on avait recours pour atteindre cet objectif. Ce procédé marquait en outre une attaque générale lancée contre le parti communiste, procédé pouvant servir de passage de la persé­cution du Bureau de la Sûreté d'État à celle des communistes en général et de toutes les forces progressistes pour aboutir a la terreur blanche ouverte. Dans la suite une attaque générale fut dirigée contre les organismes dirigeants de l'armée populaire dont les posi­tions-clé passèrent entre les mains de Maléter et de Béla Király. Les entretiens tenus le 31 octobre dans la caserne Kilián proclama l'organisation de ces groupes en gardes natio­nales, en armée contre-révolutionnaire. Certains groupes révisionnistes tentèrent même après le 28 octobre d'organiser, sur une plate-forme de droite, quelques groupes composés des étudiants des universités. Cependant ceux-ci se virent dans la suite écartés des rangs des insurgés armés. Dès lors la nouvelle armée contre-révolutionnaire — encore que se clamant adapte du gouverne­ment Imre Nagy — se trouva pratiquement sous la direction des chefs fascistes, armée où la part des éléments houligans continuait d'accuser une prédominance devenant de plus en plus oppressante si bien que la presse eomtemporaine ne put ne pas en rendre compte. Le groupe révisionniste centré autour de l'Association des Ecrivains fit maintes déclarations et organisa des actions afin de dissimuler ces traits terroristes de plus en plus apparents. Le commandement des nouvelles forces armées revint à Maléter, à Dudás et à Béla Király. Tout portait à croire que ce serait ce dernier qui, ancien officier horthyste, appuyé de ses anciens collègues officiers ne tarderait pas à s'emparer du commande­ment des forces armées.

Next

/
Oldalképek
Tartalom