Századok – 1965

Tanulmányok - Somogyi Éva: Az 1896. évi választójogi reform Ausztriában 1131

AZ 1Ő96. ÉVI VÁLASZTÓJOGI IIKFOKM AUSZTKIÁBAN 1159 поддержку у более широких буржуазных-мелкобуржуазных масс (прежде всего христианско-социальная партия Люэгера), а также немецкая националистическая группа Шэнерера, пытаются политически активизировать слои, оставшиеся вне парламента и требуют избирательного права для них. Усиливаяющиеся демократического и консерва­тивно-клерикального толка национальные движения начинают борьбу против неспра­ведливого оттеснения национальных меньшинств и на первое место своих програмных требований они выдвигают реформу избирательного права. Все это означает, что распре­деление мандатов по данному принципу — по общественным слоям и национальностям, более не служило беспрепятственной работе парламентарного механизма. В 1896-ом году, приспособляясь к действующей куриальной системе, создаётся пятая, т. н. общая курия, в которой получает право голоса каждый мужчина, достигший 24-летнего воз­раста с полугодишным местожительством. Пока в первой курии 5440 крупных землевла­дельцев имели право посылать в парламент 85 представителей, 5 018 200 избирателей пятой курии — 72. Последняя глава статьи на основе статистических данных анализирует резуль­таты и влияние реформы избирательного права 1896 г.; кому достается право голоса вследствие реформы, каким образом меняется пропорция избирателей и мандатов внутри отдельных курий, чисто мандатов от национальных меньшинств, какие изменения влечет за собой реформа в общественном и национальном составе парламента, и наконец, в изме­нении соотношения сил между парламентскими партиями а также их общественной базой. Е. Somogyi : La réforme du droit de suffrage de 1896 en Autriche Résumé Le présente étude fait partie d'une monographie plus volumineuse en préparation qui soumet à l'analyse l'évolution que connut entre 1861 et 1907 le droit de suffrage et du parlementarisme en Autriche. A la fin du siècle passé le système du droit de suffrage en Autriche recèle encore d'éléments dont l'origine remonte à la constitution caractéristique pour le régime féodal. Le groupement en curies des seigneurs féodaux grands-propriétaires, de celui des représen­tants bourgeois des Chambres de commerce et d'industrie et des électeurs urbains et ruraux s'avère être un moyen susceptible de transmettre au parlement bourgeois les traits caractéristiques des réunions des Ordres. Ce système qui se met d'ores et déjà à répartir les mandats entre les curies et les différentes couches sociales — système où les élections sont svnonimes au bouchage ties cadres donnés par des personnes données — permet encore moins le mouvement libre des forces sociales que le parlementarisme d'aspect bourgeois l'assure en général. La constitution autrichienne venait d'exclure du droit de suffrage la majorité de la population et d'introduire par la pluralité multipliée un système basé sur les électeurs, système qui procédant à une soit-disant géométrie d'élection se fit prévaloir au préjudice des nationalités et finit par se servir de tous les moyens que la constitution bourgeoise ait jamais connu pour limiter l'égalité en droit. En effet le gouvernement constitutionnel d'Autriche ayant à affronter de graves pro­blèmes sociaux et nationaux n'est à réaliser que par la voie d'un mécanisme parlementaire fonctionnant à merveille, où le jeu des forceç sociales et nationales se prêterait d'avance au calcul et à la direction. Cependant au cours des années 1890 de nouvelles forces firent leur apparition, forces qui se voient gênées par les cadres constitutionnels donnés. Les mouvements conservateurs-cléricaux (en premier lieu le parti chrétien-socialiste de Lueger) recherchant l'appui des larges masses bourgeoises et petites-bourgeoises, ainsi que le groupement nationaliste allemand de Schönerer, se mettent à activiser les couches ne disposant pas du droit de suffrage et restés hors du parlement et à leur réclamer le droit en question. Les mouvements nationalitaires démocratiques et conservateurs-cléricaux renforcés successivement engagèrent la lutte contre la situation -préjudiciable où se trouvèrent les nationalités et ne tardèrent pas d'avancer au premier plan la réforme du droit de suf­frage. Tout cela revient à dire que la répartition donnée des mandats — à savoir celle par couche sociale et nationalités — ne saurait plus servir le fonctionnement paisible du 5 Századok 1965/6.

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