Századok – 1964
Tanulmányok - Márkus László: A bethleni kormányzati rendszer bukása - 42
A BETHLENI KORMÁNYZATI RENDSZER BI KÁSA 13. L. Márkim: L'effondrement du régime gouvernemental d'István Bethlen (1ère partie) Résumé La crise économique éclatée en 1929 provoqua en Hongrie un notable changement dans la situation des classes dirigeantes et dans celle des couches moyennes jouissant des avantages leur offerts par le «régime consolidé» de Bethlen. L'auteur se penche sur l'étude des remous sociaux qui finirent par mener à la faillite (lu régime gouvernemental de Bethlen. L'équilibre (les forces politiques de la dictature de type conservateur-réactionnaire développé dès 1921 par le régime contre-révolutionnaire instauré entre 1919 — 1921 se vit par suite de la crise renversé lui aussi. Les antagonismes latents de nature économique et politique surgis entre les porteurs des trois principales tendances: la grande propriété, le capital financier et le groupe représentant les couches recrutées pour la plupart parmi les officiers et les fonctionnaires d'État, groupe dirigé par les gardes blancs et réclamant une dictature exempte de parlement, agirent, en raison de la pression des masses de plus en plus accentuée, dans le sens d'une crise politique. Les groupes d'alliance de classes se rangeant du côté du régime gouvernemental — en premier lieu les milieux agrariens — poussés par les difficultés de la crise se trouvèrent à la croisée des chemins et tentèrent d'extorquer au gouvernement le changement de sa ligne de politique économique. L'un des groupes des agrariens, celui dirigé par Gaszton Gaál, choisit la voie de l'opposition, par contre le grouppe, adhérent de Gömbös, lui raciste, tout en se mettant à désagréger le parti gouvernemental de l'intérieur, entendait procéder à un échange de place ayant recours à la voie pacifique do la «révolution de palais»; la différenciation interne de ces mêmes groupes commença elle aussi. Bethlen, lui, principale force cohérente entre les trois principales tendances,, suivant une tactique appelée à maintenir le «statu quo» déclara le dessein du gouvernement visant à limiter l'activité des cartels, mais ne tarda pas de calmer les grands industriels en leur promet tant l'émission delà loi portant sur le développement de l'industrie n'étant pas avare, non plus, pour des promesses de crédits à liquider à l'agriculture, pour l'introduction des mesures d'économie tout en n'étant pas sans promettre des moyens d'embauche, mais, en dépit de l'approfondissement de la crise, il ne se montra, à vrai dire, enclin à aucune réforme. Au cours des premiers mois de 19111 la lutte menée pour le pouvoir se manifestait d'une part dans la constitution du parti des petits propriétaires et dans le remous des agrariens, en leur sein au premier chef dans celui des légitimistes, et d'autre part, derrière les culisses, au conseil de la couronne, où les antagonismes, bien que voilés, existant entre les adhérents de la dictature ouverte contre-révolutionnaire de type conservateur-réactionnaire et les adeptes de la dictature fasciste ne tardèrent pas de se faire observer. Le chef de cette dernière, Gömbös, ne manqua pas de fonder ses aspirations sur les relations détériorées existant entre Horthy et Bethlen. La loi portant sur les cartels provoqua le mécontentement des capitalistes monopoleurs tout aussi bien que celui du camp des agrariens. Ces derniers ne tardèrent pas d'intensifier leur activité oppositionnelle, d'attaquer la politique financière se trouvant au service du capital financier et de témoigner une sympathie de plus en plus manifeste à l'égard du parti dirigé par Gaszton Gaál. Bien que le groupe rasciste conduit par Gömbös appuyât en public le gouvernement de Bethlen, mais tout en sollicitant la révision territoriale visant à la modification du traité de paix de Trianon et tout en clamant la nécessité d'une politique à suivre à partir de la position de force il n'était pas sans se déclarer pour la prise du pouvoir. Parallèlement à la désagrégation de l'équilibre des forces des classes dominantes et suite de la crise économique le chômage devint plus accentué, alors que les mouvements de masses, eux, revêtirent des proportions s'étendant sur tout le territoire du pays. La crise surgie en connexion avec la vente de blé apporta une nouvelle détérioration dans la situation de la paysannerie ce qui provoqua le mécontentement des couches rurales qui à leur tour finirent par exercer une pression accentuée sur l'activité du gouvernement. Les autorités se mirent à interdire les réunions organisées par les chômeurs dans la capitale et à la campagne, l'accroissement de la terreur des autorités qui entendaient justifier leur manière de procéder par l'évocation «du septre rouge» ne fit qu'encourager à l'échelle nationale le développement de l'esprit révolutionnaire.