Századok – 1963

Tanulmányok - Lackó Miklós: A magyarországi nyilas mozgalom történetéhez (1935–1937) 782

A MAGYARORSZÁGI NYIT. A S MOZGALOM TÖRTÉNETÉHEZ 809 CONTRIBUTION A L'HISTOIRE DU MOUVEMENT DES CBOIX-FLECHÉES DE HONGRIE, 1935-1937 Résumé La présente étude fait partie d'une monographie plus ample à rédiger sur l'histoire des mouvements «nationaux socialistes» de Hongrie et sur leur base sociale. Ayant précisé l'activité politique et idéologique déployée par Ferenc Szálasi avant 1935 l'étude borsse un tableau fouillé sur le programme et l'organisation du Parti de la Volonté de la Nation, première organisation politique créée par Szálasi au commencement de 1936. Comparé aux organisations agraires-fascistes recrutant leurs adhérents parmi la gentry et devenues plus fréquentes au cours des années 30 le début du Parti n'en accusa point de divergences marquées. Similairement aux autres groupes fascistes ce n'est qu'après l'échec puis la mort de Gyula Gömbös, chef du cabinet, que le mouvement de Szálasi témoigna d'un essor plus remarquable et avait de plus vastes répercussions dans les couches des officiers, des fonctionnaires d'État et des propriétaires fonciers moyens ralli­ées à l'extrême droite, couches qui se recruitaient en premier lieu parmi les éléments se trouvant plus éloignés des hauts milieux dominants. Cependant en automne 1936 le mouvement de Szálasi se vit caractérisé par un tournant décisif. Après un «voyage d'étude» fait en Allemagne Szálasi lança une propagande consciente du côté des «classes inférieures» la classe ouvrière et les villes; le parti réussit sous peu de se rallier les activistes «radicaux» petits-bourgeois-anarchistes, partisans des différents groupes fascistes. Lors de son inter­diction survenue au printemps de 1937 le parti de la Volonté de la Nation, pareillement aux autres groupes fascistes, ne représenta pas encore une force considérable dans le pays. Il n'y a pas de doute que le mouvement de Szálasi débutât en «temps utile» dans la vie politique. Vers 1936—37 les différents petits partis et groupes fascistes se trouvèrent en état d'effondrement. Mais les débuts de Szálasi arrivèrent en «temps utile» même en ce qui concerne la situation intérieure du pays: c'est la période où l'activité et l'agressivité témoignées par l'Allemagne et l'Italie fascistes sur le plan de la politique extérieure se développèrent sur un terrain de plus en plus large, où les cercles dirigeants hongrois f monopolistes-aristocrates, tout en appuyant et renforçant l'orientation allemande et italienne, entendaient contrebalancer la politique unilatérale pratiquée par Gyula Göm­• bös et visaient à réprimer les couches des officiers, des fonctionnaires d'État et des propriétaires fonciers extrêmes-clroitistes renforcées à cette époque. Leurs aspirations à cet égard conduisirent au début du gouvernement de Kálmán Darányi à réprimer en opposition l'extrême droite de la gentry; les éléments des couches appartenant à l'extrême droite et se trouvant plus rapprochées des cercles dirigeants, couches adoptant une ' position fasciste, occupèrent une place intermédiaire entre le gouvernement et les croix­flechées; les couches inférieures de la classe moyenne par contre se rallièrent de plus en plus étroitement aux croix-flêchées. Dans la situation donnée le gouvernement, lui, se fit le porte-parole de nombreuses revendications clamées par l'extrême droite; cette politique se vit comblée en même temps par la lutte livrée — encore que d'une façon inconséquente — à la tendance «radicale» fasciste. Ce moyen ne s'affirma cependant pas susceptible de dompter le mouvement fasciste: les antagonismes existant entre les milieux dominants et l'extrême droite de la gentry ne cessèrent de subsister, la tention sociale à l'intérieur du pays ne connut point d'apaisement, les mesures prises contre les croix-flêchées témoi­gnèrent de faiblesse et d'inconséquence. Cette politique ne s'avéra efficace qu'en ce qui concerne la gauche que les classes dominantes ne cessèrent pas d'estimer comme étant le plus dangereux péril. Grâce à cette athmosphère le mouvement fasciste des croix-flêchées de Hongrie connut un nouvel essor au cours de l'année 1937. Les «socialistes nationaux» hongrois bénéficiaient d'un soutien de plus en plus accentué de la part de l'Allemagne fasciste. Sous l'aiguillon des Allemands les différentes fractions nationales-socialistes portaient des efforts vers la création d'une unité à former les croix-flêchées. En automne 1937 le mouvement de Szálasi finit par incorporer plusieurs groupes et fractions des croix­flêchées et devint par là le plus important groupe national-socialiste en Hongrie. M. LACKÓ

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