Századok – 1963

Tanulmányok - H. Balázs Éva: A magyar jozefinisták külföldi kapcsolataihoz 1187

1204 H. BALÁZS ÉVA : A MAGYAR JOZEFINISTÁK de ce fait obligé de se retirer des fonctions publiques, n'en a pas moins laissé une oeuvre durable de publieiste. L'influence de son ancien maître se fait valoir jusque dans le choix des sujets et la composition de ses ouvrages. Berzeviczy a du reste le mérite d'avoir brossé, dans sa correspondance, un tableau assez détaillé de Schlözer, en caractérisant sa méthode de travail, son élocution et la façon dont il se procurait les matériaux autri­chiens et hongrois pour son périodique. Parmi les étudiants des années 80 on trouve le comte László Teleki qui, en élève appliqué, prend des notes exactes des cours de Schlôzer (ces cours sont du reste beaucoup plus primesautiers et caractéristiques que les manuels que Schlözer nous a légués). Il est plus que probable que ce sont eux, avec d'autres étu­diants du professeur, qui, leurs études une fois achevées, le pourvoyaient — en qualité de rédacteur — d'informations relatives à leur pays. Car tout comme eux ils ne se trompaient pas quant à ce double aspect de Schlözer, les recherches ultérieures ne doivent pas non plus perdre de vue que si le professeur continue ses cours dans lesquel il appuie les objectifs de l'absolutisme éclairé, le rédacteur, à partir des années 80, ne cesse de lan­cer des attaques violentes contre Joseph dont il condamne les moyens despotiques. Pendant des années, Schlözer accueille dans son périodique les doléances hongroises, cependant les événements de la diète de 1790 — 91 l'éloignent des Hongrois. Estimant que la noblesse hongroise ne défend que ses propres intérêts de classe, il lui retire sa sympathie. C'est qu'il ne saisit pas les différences existant entre les groupes de la noblesse, et ne recommit point que ce sont précisément ses disciples qui soulèvent l'idée du détrône­ment des Habsbourg et de la nécessité d'établir des rapports avec la Prusse et l'Angleterre. Lui-même étant partisan de Léopold II. il identifie les progressistes avec les esprits rétrogrades et réactionnaires. Les Staatsanzeigen sont désormais pleins d'articles anti­hongrois. Le maître a rompu avec ses disciples, qui, à leur tour, ne pouvant pas exposer leurs vues dans les Staatsanzeigen, discutent avec lui dans les périodiques de Vienne et de Pest-Buda, ne cessant de proclamer qu'ils sont décidés à sauver du josephinisme tout ce qui mérite de l'être. É. H. BALÁZS

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