Századok – 1963

Tanulmányok - Rácz Béla lásd Kirschner Béla - Ránki György: Küzdelem a tervgazdaságért 68

106 BÁNKI GYÖ11GY: KÜZDELEM A TERVGAZDASÁGÉRT LUTTES POUR L'ÉCONOMIE DIRIGÉE Résumé A la fin de l'année 1946 le Parti Communiste Hongrois élabora un plan triennal appelé à reconst ruire les forces productrices du pays abattu par la guerre. La proposition­projet préscrivit —• tout en soulignant l'importance particulière de l'industrie — de dépas­ser dans tous les domaines de la vie économique le niveau de vie accusé en 1938. Le Parti Social-démocrate, lui aussi, se prononça pour la réalisation des objectifs du plan triennal. Avec l'aide de l'économiste d'origine hongroise (Miklós Káldor), adhérent du Labour Party, le Parti Social-démocrate élabora, lui aussi, son propre proposition-projet triennal. Les propositions-projets des deux Partis vinrent d'être unies au début de 1947 et soumises comme telles aux autres partis de la coalition. Le Parti des petits Propriétaires et la bour­geoisie qui se rangea derrière lui ne désiraient point l'introduction d'une économie plani­fiée, ou pour mieux dire, non pas dans la forme proposée par le Parti Communist e Hongrois. Dès le début ils suggéraient de faire des emprunts étrangers, estimaient excessif l'accroisse­ment prévu pour le niveau de vie et proposaient d'assurer une somme plus considérable à l'agriculture qu'à l'industrie. Ils s'opposèrent, enfin, à la proposition concernant le financement du plan formulée par les partis ouvriers. Ils entravaient pendant des mois la discussion à ouvrir sur le plan ce qui, en conséquence, ne put avoir lieu qu'au printemps de 1947, lorsque, grâce au décèlement du complot, le Parti des petits Propriétaires se trouvait réduit à se tenir sur la défensive. Le plan était discuté par une commission commune formée des adhérents des partis de la coalition. Les principaux problèmes surgis au débat et les plus âpres conflits politiques y déclenchés se centrèrent autour de la nationalisation des banques. Le Parti Communiste I iongrois qui considérait le plan comme la prémisse du passage au socialisme réclamait, en vue d'assurer la réalisation de l'écono­mie planifiée, la nationalisation des principales institutions de crédit. Le Parti des petits Propriétaires, par contre, adopta, dans la défense de la propriété privée, une position nettement opposée; l'aile droite du Parti Social-démocrate s'y opposa, elle aussi. Ce n'est qu'en résultat de luttes politiques durant pendant des semaines qu'on réussit à mettre obstacle à la mise en pratique de la position commune suggérée par les Partis des petits Propriétaires et Social-démocrate, et à assurer le contrôle à exercer sur les institutions de crédits les plus considérables. (Le contrôle des plus grandes institutions de crédit s'avérait particulièrement important non seulement dans le domaine des opérations de crédit, mais sur la plan industriel aussi, vu qu'une bonne partie de l'industrie rentrait dans la sphère d'intérêt des banques.) Au cours de la préparation du plan le débat s'éclata avant tout en connexion avec le problème de financement. Par prélèvement sur les biens les part is ouvriers réussirent à refiler les frais du plan aux couches aisées. Un autre problème soulevé par le débat se rapportait à la question des investissements. Le Parti des petits Propriétaires en­visageait la question sous un aspect unilatéral et ne tenant pas compte des incidences qui en découlaient pour l'économie nationale, endendait allouer la majeure partie des sommes à investir à l'agriculture. La proposition du Parti Communiste, par contre, pré­scrivit le développement de l'industrie, en première ligne celui de l'industrie lourde, conditio sine qua non de l'essor de l'agriculture. Finalement on parvint à allouer - -compte tenu également des investissements indirects — les 30 pour cent des investisse­ments à l'agriculture, tandis que l'industrie et les mines en bénéficiaient pour 26,5 pour cent. Au cours de la préparation de l'économie dirigée il devint évident que les représen­tants du Parti des petits Propriétaires s'efforçaient de réduire au minimum l'intervention du plan à la gestion des entreprises capitalistes, ils entendait retirer la plus grande partie possible des investissements de la surveillance de l'économie dirigée et prétendaient créer une politique de prix qui n'observait point les intérêts de cette économie, mais bien la rentabilité des différentes entreprises capitalistes. Quant à ces problèmes le Parti Commu­niste réussit, avec le concours du Parti Social-démocrate, à réaliser ses concept ions.La créa­tion d'un nouvel organe appelé à diriger le plan y entra pour beaucoup en ligne de compte: l'Office National du Plan s'avéra un nouvel organe pour le contrôle national de la vie économique. Le contrôle exercé par l'Office du Plan sur tout investissement plus considé­rable (dépassant 200 mille florins) et le placement des fonctionnaires, en qualité de commissaires de plan disposant de vastes attributions permit, à la suite de la codification du plan triennal (juillet 1947), un contrôle accru à exercer par les ouvriers sur la pro­duction . GY. RÁNKI

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