Századok – 1961

Tanulmányok - Ránki György: A római hármas egyezmény és a német külpolitika 645

A RÓMAI HÁRMAS EGYEZMÉNY ÉS A NÉMET KÜLPOLITIKA 669 d'établir une coopération plus étroite avec l'Allemagne aussi. Gömbös ne tarda pas de reprendre les relations politiques avec Hitler, étant le premier parmi les hommes d'état étrangers à lui rendre visite. Au cours des entretiens engagés entre Gömbös et Hitler, Gömbös offrit à l'Allemagne la coopération sur le plan de la politique étrangère et sur le plan économique. Mussolini à l'aspect du renforcement en Hongrie de l'orientation germanophile s'appliqua à serrer les rapports austro-italo-hongrois. En été 1S33 des mesures ont été prises à cet égard vu qu'à cette époque-là la politique étrangère hongroise cherchait «au nord du Danube» l'appui de l'Allemagne contre la Tchécoslovaquie, tandis qu'«au sud du Danube» elle comptait s'appuyer de l'Italie contre la Yougoslavie. En plus, la politique étrangère hongroise trouvait nécessaire l'établissement d'une coopération entre l'Allemagne et l'Italie ce qui ne se réalisa pas encore à cette époque en raison des dissentiments surgis en connexion avec la question de l'Autriche. Au début de 1934 un accord économique vient d'être conclu entre l'Allemagne et la Hongrie. Dans le cadre de cet accord les Allemands se chargèrent de prendre livraison d'un certain surplus de produits de la grande propriété hongroise. Ce traité ne conduisit pas encore à une influence exclusivement allemande, vu qu'en mars 1934 — en premier lieu sur les sollicitations de Mussolini — un accord tripartite est intervenu entre l'Autriche, l'Italie et la Hongrie. La politique étrangère hongroise visait à limiter l'accord à des questions économiques, tandis que Mussolini tenait à l'étendre sur plan politique. La politique étrangère hongroise considérant cet accord tripartite avant tout comme une alliance conclue contre la Petite Entente pratiquant une politique d'orientation francophile, l'appuyait dans ce sens, la politique étrangère italienne, par contre, l'entendait utiliser pour contre-balancer non seulement l'influence de la France mais aussi celle de l'Allemagne. L'antagonisme que recela l'interprétation de l'alliance renfermait le germe qui aboutit à priver l'accord de toute son efficacité. La politique étrangère hongroise, peu après la signature de l'accord, se montra disposée d'engager des entretiens avec les Allemands qui désapprouvaient l'accord de Rome, et d'abandonner l'allié autrichien à la merci des aspirations d'expansion témoignées par l'Allemagne nazie. Cette orientation germanophile qui s'accentua dans la politique étrangère hongroise et l'axe germano—italienne formée après la guerre contre l'Abyssinie ont produit la conséquence que l'orientation italophile perdit suc­cessivement de son poids et après la création de l'axe la politique étrangère hongroise se caractérisait, elle aussi, par une orientation exclusivement germanophile, par une politique satellite pratiquée à l'égard de l'Allemagne. G. RÂNKI

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