Századok – 1961

Tanulmányok - Perjés Géza: A „metodizmus” és a Zrínyi–Montecuccoli-vita (I. rész) 507

534 PERJÉS GÉZA в силу необходимости было различным от наполеоновского ведения войны, исследователи военной истории доказали, что все ведение войны в XVII в. было методистским. Этот взгляд пустил самые глубокие корни в немецкой военном историографии, подобно тому, как презирающий, умаляющий и осуждающий ведение войны в XVII в. взгляд ведет начало от Клаузевица. Венгерская военная историография полностью освоила немецкое понимание и при­менила его и при интерпретации дискуссии Зриньи и Монтекукколи. Было доказано, что Монтекукколи был методистом, а Зриньи антиметодистом. Это, однако, совсем неверно. Оба они стояли на почве той же объективной действительности и провозглашали принципы той же военной науки. Антагонизм между ними происходил от того, что для Монтекукколи Венгрия считалась только передним планом, территорией, где в ходе военных действий в защиту Австрии можно было поразить турецкую армию или утомлять ее, но которая сама в себе не имеет никакого значения. Эта концепция, однако, преобразовала бы Венгрию в вечный театр военных действий и естественно, что Зриньи не мог принять ее. Таким образом в конечном итоге антагонизм между ними носил не военно-научный, а полити­ческий характер: Монтекукколи подразумевал под защищаемой страной, под родиной только Австрию, а Зриньи — Венгрию. Р. ПЕРЙЕШ LE «MÉTHODISME» ET L'ANTAGONISME ENTRE MIKLÓS ZRÍNYI ET MONTECUCCOLI (Часть I.) Résumé L'auteur de l'étude se propose d'élucider une des plus importantes questions de l'histoire hongroise du XVIIe siècle, question qui fut pendant longtemps le sujet de vives discussions: l'essence de l'antagonisme surgi entre Miklós Zrínyi et Montecuccoli. Pour commencer l'auteur s'efforce de réfuter la conception suivant laquelle le «méthodisme» se trouverait à l'origine de l'antagonisme des deux chefs d'armée. Dans ses pensées le méthodisme en tant que théorie de la science militaire et tendance qui influençait la pratique des chefs d'armée, n'existait point. Afin d'appuyer sa conception il soumet à l'analyse la stratégie et les principes de science militaire de Montecuccoli érigé en père spirituel du méthodisme. En analysant le déroulement de la guerre de 1G61—64 menée contre les Turcs il parvient à conclure quo pour l'insuccès de la guerre et en première ligne pour la catastrophe de Transylvanie survenue en 1661 la responsabilité ne saurait être rejetée à Montecuccoli mais bien à la cour de Vienne. Dans les conditions données les actions de Montecuccoli se revèlent pertinentes. Il en est de même quant à ses campagnes d'Allemagne déroulées en 1672—-1675, où il vainquit Turenne, un des plus célèbres chefs d'armée de l'époque. Ensuite l'auteur soumet à l'examen les oeuvres de science militaire de Monte­cuccoli. En guise de préambule il esquisse l'essence de la stratégie pratiquée à cette époque, stratégie définie par les conditions économiques, sociales et politiques de cette même époque. L'oeuvre de Montecuccoli reflète fidèlement l'aspect de cette stratégie. L'auteur présente une description assez détaillée sur le plan de Montecuccoli visant à l'expulsion des Turcs, plan qui, après sa mort, servit de base à l'établissement de la stratégie pratiquée au cours des guerres libératrices. Après avoir démontré que l'effet des principes du méthodisme ne s'observe ni dans la stratégie ni dans les oeuvres de Montecuccoli l'auteur se met à élucider la question de savoir en quoi consistait donc l'essence de l'antagonisme entre Zrinyi et Montecuccoli. Pour y arriver il présente la manière de l'intrusion de la catégorie du méthodisme dans les recherches ayant trait à l'histoire militaire. Le méthodisme en tant que notion péjorative prit son origine dans la première moitié du XIXe siècle. A partir de ce temps tout chef d'armée dont la stratégie différait en quelque point que ce soit à celle pratiquée par Napoléon Ie r fut qualifié de méthodiste. Étant donné que la stratégie pratiquée au XVIIe siècle différait nécessaire­ment de celle de Napoléon, les investigateurs de l'histoire militaire ont démontré que cette stratégie était dans son essence de caractère «méthodiste». Cette conception prit de profondes racines surtout dans l'histoire militaire allemande, de même que la conception qui a minimisé et condamné la stratégie pratiquée au XVIIe siècle doit son origine à Clausewitz. L'historiographie hongroise se suit à la remorque de la conception allemande, conception qu'elle appliquait lors de l'interprétation du débat Zrinyi—Montecuccoli.

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