Századok – 1960

Tanulmányok - S. Lengyel Márta: Egy osztrák röpiratíró útja a negyvennyolcas forradalom felé (I. rész) 750

EGY OSZTRÁK RÖPIRAT ÍRÓ ti'TJA A NEGYVENNYOLCAS FORRADALOM FELÉ 793 крестьянства, обеспечения свободной муниципальной автономии и прекращения прину­дительной цензуры. В целях завоевания конституции он считает развертывание актив­ного общественного мнения решающего значения, но как и раньше, так и теперь он ожи­дает осуществление своих концепций в первую очередь от монарха. М. Ш. ЛЕНДЬЕЛ LE CHEMIN D'UN PAMPHLÉTAIRE AUTRICHIEN VERS LA REVOLUTION DE 1848 (I. part) Résumé La première feuille volante de Franz Schuselka parue en 1843 présente déjà presque tous les éléments qui constitueront dans la suite son idéologie politique: nationa­lisme prononcé, conception libérale, profonde religiosité, mais qui se soumet toujours à son nationalisme et libéralisme s'il s'agit des quest ions importantes. Le nationalisme bourgeonnant de Schuselka comporte tous les mauvais et bons traits de caractère du nationalisme étant en vigueur à cette époque en Europe: ses justes efforts déployés en vue d'éveiller la conscience nationale se trouvent ici mêlés à des éléments d'outrance. En même temps il désire engager son peuple dans la voie de l'évolution, mais — en conséquence de l'état arriéré des conditions économiques et sociales de l'Autriche con­temporaine et guidé par des illusions entretenues à l'égard de Joseph II — dans une voie qui devrait être exempte non seulement des travers de l'absolut ieme de l'époque, mais aussi des chocs de la révolution. Dans son premier ouvrage publicistique Schuselka, initiateur de la littérature libérale des feuilles volantes qui soumettent à une critique les conditions du pays, débute avec un programme représentant les intérêts de la bourgeoi­sie, programme encore que modéré mais incontestablement, progressiste. Dans ses ouvrages qui suivront il expose, par le détail, ses conceptions par rapport aux problèmes jugés les plus importants. En soumettant à un examen le rôle et la position de l'Autriche au sein de l'Allemagne il sollicite •— ayant devancé la prise de parti du gros de la bourgeoisie autrichienne — en vue de la réalisation de l'unité nationale alle­mande, le ralliement plus étroit de l'empire des Habsbourg aux autres états allemands, sans d'ailleurs souscrire — et en cela il reste accroché aux intérêts de sa propre classe sociale — au détachement des provinces de l'empire habitées par" des peuples non­germaniques, conséquence pourtant nécessaire de l'unité allemanele. Conformément à sa prise de position contradictoire il se mêle à des polémiques successives tant avec les adversaires autrichiens et allemands de l'unité allemande qu'avec les représentants des mouvements nationaux qui se développent parmi les peuples non-germaniques de l'empire (notamment avec les Hongrois et les Tchèques). Son attitude est plus accomodante à l'égard des provinces aux habitants italiens et surtout polonais (de plus, en faveur de la réalisation de l'unité de l'Italie et de la Pologne il approuvera même le détachement de ces peuples): ce qui est digne d'attentien c'est qu'il désire assurer à ces peuples non-germaniques de l'empire, au détachemant desquels il s'oppose jusqu'au bout, les mêmes réformes libérales qu'à la nation dominante. Il' s'occupe amplement des conditions internationales de l'Autriche et de la future Allemagne unifiée et peint en couleurs particulièrement vives les dangers que recèle la politique expansionniste de la Russie des Tsais. En même temps il passe en revue les rapports des états allemands avec les autres états de l'Europe et s'associe à certaines aspirations expansionnistes de l'Allemagne (aux Balkans, aux environs de la Mer Baltique et de la Mer du Nord). En 1845, se ralliant aux luttes ayant pour but la constitution de la Prusse, il rejette même la forme éclairée de l'absolutisme et se prononce franchement pour la monarchie constitutionnelle. Bien plus il désire voir s'instituer un gouvernement consti­tutionnel non seulement en Allemagne mais successivement en Autriche aussi et cela par le relèvement de la paysannerie, l'assurance de l'autonomie communale libre et la suppression de la censure. Bien qu'il considère le développement d'une opinion publique active comme indispensable pour obtenir la constitution, il espère la réalisation de ses conceptions tout comme auparavant, du souverain. M. S. LENGYEL

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