Századok – 1960

Tanulmányok - Fügedi Erik: Az esztergomi érsekség gazdálkodása a XV. század végén - 505

AZ ESZTERGOMI ÉRSEKSÉG GAZDÁLKODÁSA A XV. SZÁZAD VÉGÉN II. 555 qui ne faisait pas de service militaire et avait la tâche unique de rehausser la splendeur do la cour du grand seigneur. Le personnel trop nombreux, et les dépenses représentatives démesurées del a cour ont consommé de grosses sommes; la liste civile ne répondait nulle­ment à l'économie arriérée reflétée par les revenus. En 1489, 13,4% des dépenses de l'archevêque Hippolyte servaient à l'achat de denrées provenant de l'étranger, 35,6% à celui des denrées du pays, 45,1% allaient au payement des salaires, et enfin 6% des dépenses ne pouvaient pas être établis. La plu­part des denrées importées de l'étranger étaient des produits de l'industrie textile et d'au­tres articles industriels : les agrumes, les épiees et d'autres produits bruts n'y jouaient qu'un rôle minime. Avec le tribut papal, 32,5% des dépensesd'Hippolyte passaient ainsi, 1489, à l'étranger, en florins or hongrois bien solides. De la somme affectée à l'achat des denrées du pays une bien faible partie seulement pouvait être consacrée à l'acquisition d'articles industriels, vu la grande proportion des achats de produits manufacturés do provenance étrangère. La plus grande partie de cette somme a été employée à l'acquisition de produits agricoles et d'autres produits bruts. Parmi les industries du pays, la participation de la métallurgie (orfèvres) fabriquant des articles de luxe était la plus élevée, la somme insignifiante revenant aux autres bran­ches d'industrie reflète, d'une manière éclatante, l'état arriéré de l'industrie hongroise du moyen âge. En 1489 et 1490, la balance de l'archevêché fut passive. Conformément au carac­tère agraire de la Hongrie du moyen âge, 81 à 89% des revenus de l'archevêque dépendai­ent de la production agricole. Des revenus n'étaient réalisables qu'après la vente des récol­tes, rentrées aux mois de juillet et d'août, et après les vendanges d'automne, — et encore en partie seulement, car la circulation marchande de la Hongrie du moyen âge était plus considérable que la circulation monétaire nécessaire à sa réalisation. A travers les postes des livres de comptes de Modène, presque tous les phénomènes de la vie économique hongroise du moyen âge peuvent être examinés avec une précision numérique. C'est pourquoi il vaudrait ia peine d'étendre l'étude aux volumes ultérieurs, ainsi qu'à d'autres livres de comptes qui sont à notre disposition. E. FÜGEDI 4*

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