Századok – 1959
ÉVES TARTALOMJEGYZÉK - Résumé 199
200 RÉSUMÉ des Conseils rendit la Hongrie l'alliée de la Russie soviétique, la fit la forteresse de la révolution socialiste internationale de l'Europe centrale et obtint pour l'Etat proletarien l'appui généreux du proletariat international. En récapitulant les faits historiques de la République des Conseils une attention toute spéciale revient à la circonstance, que par sa formation et son existence elle troubla la guerre d'intervention menée par les puissances de l'Entente contre la Russie Soviétique, retirait et absorbait de forces considérables, forces qu'au printemps et en été de 1919 l'Entente aurait pu engager contre l'Union Soviétique. C'était un secours pour le premier État ouvrier-paysan du monde, État qui par son exemple et ces faits fournit l'aide la plus efficace aux mouvements ouvriers du monde. C'est à la suite de son exemple et de son généreux appui que le mouvement ouvrier révolutionnaire prit un vigoureux essor en Hongrie aussi, ce qui donna naissance à la République des Conseils Hongroise. En fin de compte il nous faut souligner cette grande victoire morale que la formation de la République des Conseils Hongroise signifiait pour la révolution mondiale socialiste. Il est notoire, dans quelle mesure Lenine accentua l'importance de la victoire morale contre la propagande desorganisatrice de la IIe Internationale qui déclara que la révolution russe, le pouvoir soviétique, n'est qu'une «spécialité russe» dont la réalisation ailleurs est «impossible». Bien que la superioriténumériquedes forces militaires de l'Entente aient vaincu le pouvoir des conseils hongrois, la victoire morale de la révolution socialiste internationale, malgré l'emprise transitoire de la contre-révolution, ne manquait de rester la grande victoire de la révolution socialiste internationale. III. Dans l'échec de la République des Conseils Hongroise un rôle très important avaient à jouer les forces contre-revolutionnaires bourgeoises, la fraction conspiratrice des sociaux-démocrates du parti et en fin les armées roumain et tchécoslovaque appuyées et dirigées par les puissances de l'Entente. Une des erreurs les plus graves commises par le gouvernement de la République des Conseils Hongroise fut d'avoir accepté sans conditions la note-Clémenceau et d'avoir retiré de la Slovaquie l'Armée Rouge victorieuse. C'est une observation déplacée que de s'y référer à la tactique de Brest que la Russie Soviétique avait appliquée dans une situation toute différente. » m Après la retraite de l'Armée Rouge les forces contre-revolutionnaires se raffermissaient de mieux en mieux qui, le 4 juin ont, à Budapest, declenché un coup de force militaire contre-révolutionnaire qui — étant complètement isolé — pouvait être vaincu pendant quelques heures. Lorsqu'à la deuxième moitié de juillet la République des Conseils Hongroise commença une nouvelle offensive contre les envahisseurs roumains, Böhm, Peyer et le socialdémocrate Weltner ont déjà d'une manière perfide engagé des entretiens avec les représentants de l'Entente à Vienne sur l'abdication du gouvernement de la République des Conseils et sur la formation d'un gouvernement social-démocrate. L'Armée Rouge luttait héroïquement à la frontière de la Tisza, mais elle n'était pas à même d'affronter la supériorité numérique des forces ennemies et la trahison témoignée de la part de la direction militaire. Le 31 août le gouvernement des conseils déclara son abdication ; le pouvoir fut pris par le gouvernement social-démocrate qui, dans quelques jours restitua le régime capitaliste et devint le fourrier de la dictature manifeste contre -révolutionnaire. Il nous faut lutter contre cette conception suivant laquelle la chute de la République des Conseils aurait été inéluctable. Dans le cas du gain du temps on aurait trouvé de moyens de mettre à jour les erreurs,-de rassembler les forces, de prendre des rapports territoriaux avec la Russie Soviétique et ainsi le mouvement ouvrier-des pays limitrophes auraient gagné, lui aussi, un nouvel élan. IV. En soumettant à une analyse certains enseignements de l'histoire de la République des Conseils Hongroise nous devons constater que la République des Conseils Hongroise de 1919 présanta l'exemple historique de la victoire paisible de la révolution socialiste. L'union des partis communiste et social-démocrate — portant, d'ailleurs l'empreinte d'erreurs encombrentes — nous présente l'enseignement suivant : bien qu'une partie des dirigeants sociaux-démocrates, trahissant le pouvoir des conseils se soient abaissés jusqu'à l'alliance ouverte avec la contre-révolution, mais d'autres, dans le feu des grands combats devinrent de plus en plus persévérants et fidèles compagnons des communistes. L'erreur commise sur le terrain de la question paysanne, le saut qu'ils ont fait par rapport à l'étape révolutionnaire démocratique de l'évolution agrarienne, la négligence apportée à la réforme agraire, et la livraison immédiate des terres à la paysannerie pauvre à tirte d'emploi coopératif, prouvent du côté négatif la justesse de la politique