Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

RÉSUMÉ 957 le nombre des ouvriers d'origine ouvrière se fût également accru, leur pourcentage diminua au cours de ces années. C'est au cours des années qui suivirent la Libération que le pourcentage des ouvriers d'origine ouvrière s'accrut notablement. A la suite de l'effondrement de l'industrie hongroise, du fait des dévastations de la guerre, et à la suite aussi de la réforme agraire, des dizaines de milliers d'ouvriers quittèrent l'industrie pour l'agriculture et la ville pour la campagne. Il s'agissait surtout de personnes d'origine paysanne, venues récemment dans les rangs de la classe ouvrière. Avant et pendant la guerre l'afflux de l'élément paysan avait été tel qu'en 1948, malgré des effectifs ouvriers plus réduits qu'en 1943, le pourcen­tage des ouvriers d'origine paysanne était bien plus élevé qu'en 1930. Par contre, la diminution du pourcentage des ouvriers d'origine artisanale est un trait caractéristique de toute cette période ; elle s'explique par l'affaiblissement du pourcentage et du prestige social des artisans. La composition de la classe ouvrière industrielle de Budapest présentait les mêmes caractéristiques; cependant, dès l'époque capitaliste, à Budapest, le prolétariat était bien plus homogène qu'en province ; le pourcentage des ouvriers d'origine ouvrière y étant beaucoup plus élevé et celui des ouvriers d'origine paysanne beaucoup plus bas qu'en province. De leur côté, les rangs des ouvrières étaient bien plus homogènes que ceux des ouvriers. Ce fait s'explique d'une part par le nombre moins élevé des ouvrières et d'autre part par le fait que dans une proportion plus élevée que les femmes appartenant à d'autres couches sociales, les femmes du prolétariat étaient obligées de gagner leur vie. Ce n'est qu'au cours des années qui précédaiant la deuxième guerre mondiale et pendant celle-ci qu'un nombre important d'ouvrières d'origine paysanne (issues surtout du prolétariat agricole) rejoignit les rangs des ouvrières. Dans les usines, la composition sociale des ouvriers était bien plus favorable que dans les ateliers artisanaux. Le pourcentage des ouvriers d'origine ouvrière y était plus élevé (en 1930, 32% des ouvriers d'industrie et 25% des ouvriers artisanaux étaient d'origine prolétarienne industrielle; en 1949, ces deux pourcentages étaient respective­ment de 36% et de 28%) ; en même temps, le pourcentage des ouvriers issus de la petite bourgeoisie des villes et des campagnes y était bien moins important (en 1949, 22% des ouvriers d'industrie et 33% dos ouvriers des ateliers d'artisanat étaient issus de familles petites bourgeoises). Si les rangs du prolétariat industriel étaient grossis de l'afflux d'importants éléments hétérogènes, bien rares étaient ceux, qui, en régime capitaliste, quittaient la classe ouvrière pour accéder à une autre classe. En 1930, 84% des enfants des familles d'ouvriers d'industrie travaillaient comme ouvriers salariés. Après la Libération, à la suite du changement radical survenu dans la situation et dans le rôle du prolétariat l'ascension ouvrière s'accentua et le prolétariat gagna de plus en plus de terrain dans la société. Après 1949, les effectifs de la classe ouvrière industrielle s'accrurent de nouveau, d'une façon considérable. Cet accroissement cependant portait en lui l'empreinte du passé, et du caractère hétérogène do la classe ouvrière. Les fautes commises après 1949, et l'exploitation de ces fautes par la contre-révolution, facilitèrent, dans certaines couches de la classe ouvrière, la pénétration d'influences spontanées et petites-bourgeoises.

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