Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

554 RÉSUMÉ n'y changea rien; Kossuth continuait à subordonner ces plans à une guerre italo-autri­chienne à venir et attendait do la lutte pour la possession de Venise un tournant favo­rable de l'affaire hongroise. De sa part, Garibaldi n'abandonnait pas son idée suivant laquelle l'expulsion des envahisseurs français de Rome était la tâche la plus urgente et la plus décisive. Ainsi, ces deux grands personnages historiques ne purent pas s'entendre. La voie de Garibaldi, révolutionnaire populaire, conduisit, en 1862, à Aspremonte, et plus tard, de nouveau, à Caprera. Les conceptions de Kossuth n'eurent pas plus de succès. Dans sa politique d'émigration il ne sut plus s'unir au peuple, comme en 1848, et se trouva pratiquement isolé dos forces révolutionnaires, hongroises et internationales. La noblesse moyenne hongroise engagée dans la voie do l'évolution bourgeoise, sur laquelle il avait tant compté, se détourna de lui et la diplomatie des grandes puissances l'aban­donna également. C'est là que résidait la grande tragédie de Kossuth émigré. Tout en ayant travaillé tous deux à la cause commune du progrès international, Garibaldi et Kossuth poursuivaient des carrières tellement divergentes, et les rapports de force inter­nationaux étaient tels que malgré toute leur bonne volonté et leur désir, ils ne purent pas coordonner leurs actions. SIC r SMON D PAUL PACH : LE DÉVELOPPEMENT DIT «PRUSSIEN» DE L'ÉCONOMIE DES GRANDES PROPRIÉTÉS AGRICOLES EN RUSSIE DANS LA SECONDE MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE S'appuyant sur les oeuvres de Lénine et sur la littérature historique soviétique, l'auteur cherche à dégager les traits caractéristiques du développement capitaliste de l'économie des grandes propriétaires agricoles, en Russie, dans la sccondc moitié du XIXe siècle, en vue de contribuer à l'examen comparé du développement agricole «à la manière prussienne» de la Hongrie et d'autres pays du Centre et de l'Est européens. * Ayant assuré la prépondérance des propriétés seigneuriales, la réforme paysanne russe de 1861 créa les conditions du développement «type prussien» de l'agriculture dans les régions constituant le centre agricole de la Russie, alors que les tendances «type américain» no pouvaient se faire valoir que dans les régions limitrophes du Sud et du Sud-Est. Cependant les progrès du développement capitaliste «type prussien» de l'économie seigneuriale étaient très lents en Russie, dans la seconde moitié du XIXe siècle ; ils étaient beaucoup plus lents qu'en Prusse ou en Hongrie. Ce phénomène peut s'expliquer par le fait que les débuts de l'ère capitaliste et le point do départ du développement capitaliste type prussien ne consistaient pas, comme en Hongrie, dans une révolution, mais dans une réforme, accomplie par l'absolutisme même du Tzar et par des seigneurs terriens pratiquant une économie fondée sur la corvée et désireux, dans la plupart des cas, de la maintenir. En Prusse, par contre, la réforme avait été réalisée beaucoup plus tôt par des seigneurs terriens qui se servirent déjà au paravant du travail salarie ; ce qu'ils voulaient donc, ce n'était pas de poursuivre une économie fondée sur la corvée, mais d'étendre, graduellement, l'économie capitaliste. * Même dans ces conditions, l'abolition du servage marque le point de départ d'un important développement en Russie. Au cours des décades qui suivirent la réforme pay­sanne, l'étendue des emblavures augmenta, les rendements agricoles s'élevèrent, les forces productrices de l'agriculture se développèrent. Il est indéniable que ce procédé s'accomplissait sous le signe de l'augmentation de la production marchande et de la formation d'une agriculture capitaliste. Cependant, tout en indiquant la voie et la direction principales qu'allait prendre le développement, il convient aussi d'examiner le degré atteint dans l'évolution capita­liste par l'agriculture russe, jusqu'à la fin du XIXe sièclc. Or, on constate, que malgré ce développement capitaliste, les formes de production pré-capitalistes étaient en nette prépondérance, même à la fin du XIXe siècle, dans les

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