Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

552 RÉSUMÉ Les descendants des Kabars, peuple «joint», étaient désignés plus tard par les Slaves, sous le nom de «plavec» (en hongrois : palóc), et, d'une manière générale, on les appelait des « Hongrois noirs» YrpH MepHHH (Ungria nigra). OSCAR SASHEGYI : LA POLITIQUE DE PRESSE DE JOSEPH II La «patente de censure» de Joseph II fut considérée jusqu'à présent comme la modification réactionnaire des «statuts» formulés d'origine par lui pour servir de base à la réforme de la censure. L'auteur démontre que le décret désigné par la littérature comme la patente de censure de Joseph II ne fut que la forme modifiée de l'une des deux instructions générales pour la censure éditée par l'empereur à l'usage de l'Autriche In­férieure. Sur la base des documents du conseil d'État l'auteur rend compte du débat relatif aux «statuts», qui précéda la réforme de la censure, débat où prirent le dessus les conseillers radicaux josephinistes qui approuvèrent les «statuts» ; il nous informe aussi de l'origine de ces instructions, et des instructions elles-mêmes. L'une servit de disposition pour les «Landesregierungen» dans les questions portant sur la censure, l'autre fut pré­parée pour les autorités (bureaux de contrôle, de douane, etc.) qui firent la vérification des livres. Cette dernière instruction, inconnue jusque-là, régla le moyen de résoudre les tâches qui incombaient à l'État quand on a fait passer la révision des livres sous l'admi­nistration de l'État. L'instruction reflète un plus grand respect envers la liberté personelle qu'auparavant, et l'attitude des autoiités nouveaux fut dans la pratique de beaucoup plus libérale que ne le fut celle de la révision des livres cléricale et officielle ancienne. Comme président de la Commission d'Études et de Censure réunie en 1782 fut nommé par Joseph II Gottfried, fils du célèbre Gérard van Swieten. Gérard, un des repré­sentants les plus considérables du catholicisme réformé de l'époque de Marie Thérèse, fut dans les années 60 président de la commission do censure de la cour et déploya son activité dans un esprit rigoureusement janséniste, tandisque son fils, membre de la société secrète des illuminés, fut d'une érudition de beaucoup plus moderne et un penseur plus radical. Gérard van Swieten choisit encore ses collaborateurs parmi les savants et les théologiens qui représentèrent la prise de position modérée du catholicisme réformé ; Gottfried, à son tour, remplaça déjà par des écrivains francs-maçons et par des réforma­teurs radicaux josephinistes les anciens censeurs qui n'étaient pas d'accord avec la nouvelle politique de presse. Ainsi la direction des affaires, portant sur la censure fut confiée pour un certain temps aux francs-maçons. Gottfried van Swieten protégea par tous les moyens la littérature josephiniste, et contraria la publication des écrits ultra­montains. Au commencement Joseph II ne cherchait point à renfermer la littérature politique dans d'étroites limites. Il s'efforça de se tenir aux principes libéraux établis par les «statuts». Cependant plus tard il trouva des issues qui lui permirent d'empêcher — sans violer les «statuts» — la publication des écrits qui lui furent désagréables. L'un de ses moyens fut l'interdiction de l'anonymité le 11 november 1781. Un autre moyen d'écarter des ouvrages littéraires de la presse était l'introduction de la marque de censure «typum non meretur» le 7 mai 1784 ; par ce moyen il s'efforça formellement de mettre obstacle au flot des brochures. Il appliqua volontiers cette marque lorsqu'il s'agissait des écrits politiques qui lui déplaisaient. L'auteur illustre par des exemples comment Joseph H, à l'aide de ces moyens, imposa silence à la voix timide au commencement mais dans la suite de plus en plus résolue de l'opposition hongroise nobiliaire. La censure de l'époque de Joseph II est caractérisée par le fait qu'elle fut considérée non pas comme une affaire de police mais de politique culturelle dans le service de la propagation de l'idéologie joséphiniste. Gottfried van Swieten appuyé par l'empereur — par ambition d'une part et d'autre part par une libéralité réelle — s'opposa nettement à ce que la? police intervînt dans les affaires de censure. Tout de même c'était Joseph H, qui mit la base de l'organisation de police et de police secrète qui déjà sous son règne se mit à contrôler la propagande de presse illégale et finit par bâillonner la liberté d'esprit. La politique de presse de Joseph II est caractérisée par le fait qu'elle opprima quelque­fois les manuscrits soumis à l'autorisation, mais elle mit rarement de bornes à la propa­gation des ouvrages parus sans autorisation. Néanmoins les auteurs de l'opposition ne

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