Századok – 1957

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1956. július 1.–december 31.) 491

526 RÉSUMÉ ADALBERT BALÁZS : LE DÉVELOPPEMENT DU MOUVEMENT DE MASSE DÉMOCRATIQUE ET LA FORMATION DES ORGANES POPULAIRES RÉVOLUTIONNAIRES DANS LA HONGRIE LIBÉRÉE A l'époque de la deuxième guerre mondiale se sont créés partout en Europe des organes populaires, révolutionnaires : comités nationaux, conseils nationaux, comités de liberation etc. qui organisaient et dirigeaient la lutte des masses contre les occupants allemands et leurs satellites. La deuxième guerre mondiale terminée, ces organes révolution­naires du front unitaire national antifasciste, vu qu'ils étaient dirigés en majeure partie par des communistes, formèrent la base sur laquelle put s'établir un pouvoir public populaire et démocratique, radicalement nouveau. Dans les pays occidentaux cepen­dant, au milieu des attaques concentrées des forces réactionnaires, l'activité des organes populaires, révolutionnaires devint impossible et bientôt ils furent dissouts. Dans les pays de l'Europe Orientale libérés par l'Armée Soviétique les organes populaires, révolutionnaires créés dans la lutte contre le fascime se sont maintenus et tenaient un rôle important d'une part comme organes du pouvoir public prolétaire, et d'autre part comme organes politiques sociaux. En Hongrie à l'époque de la deuxième guerre mondiale, le mouvement de masse antifasciste ne se déploya en conséquence d'un certain nombre de facteurs historiques et sociaux défavorables qu'avec un retard considérable et dans des limites étroites. Le mouve­ment de masse démocratique embrassant les larges couches du peuple ne se déploya qu'après l'expulsion de l'armée hitlérienne par l'Armée Soviétique et l'anéantissement de l'armée, de la police et de la gendarmerie, partie décisive de la machine d'état hongrois fasciste. Le mouvement de masse démocratique hongrois né après la libération et les organes nés populaires créés par lui n'accusaient pas en général ce trait antifasciste combattif qui caractérisait les mouvements de masse nés aux cours de la lutte armée contre le fa­scisme par exemple en Bulgarie, en France et en Yougoslavie. Pour la Hongrie, oû la libé­ration fut précédée par une dictature fasciste de 25 ans, il était caractériatique dans ce pay s frappé par les destructions fascistes et les dévastations de la guerre les larges couches de la population n'ont commencé à déployer leur activité politique démocratique qu'après la libération, lorsque tous les efforts tendaient à la mise en marche de la pro­duction et au rétablissement de l'administration publique. C'est pourquoi l'activité des comités nationaux hongrois visait avant tout la solution des tâches économiques, alimentaires et administratives les plus urgentes et à beaucoup d'endroits, surtout dans les régions, oû l'infection réactionnaire fasciste était plus grande (par exemple en Transdanubie) la lutte politique contre les vestiges fascistes et réactionnaires fut réléguée à l'arrière-plan Par contre dans les régions ou les tra­ditions démocratiques e 1848 vivaient encore et ou déjà avant la libération le parti communiste avait eu dune grande influence sur le peuple (par exemple dans le paysau-delà de la Tisza), le mouvement de masse démocratique était d'une tendance plus radicale et la lutte menée contre les survivances fascistes fut aussi engagée plus efficacement. Dans la région au-delà de la Tisza les militants du mouvement communiste illégal, les sympathisants : ouvriers, paysans pauvres, petits artisants pauvres,anciens soldats de l'armée rouge de l'Année 1919 etc. se sont remis sur pieds immédiate­ment après la liberation et ont convoqué des réunions publiques. A beaucoup d'endroits c'erst à ces réunions que se formèrent spontanément les organes populaires, révoluti­onnaires constitués d'hommes considérés, ayant la confiance du peuple, et dans lesquels c'étaient les communistes qui tenaient les fôles dirigeants. Ces organes populaires exer­çaient toutes les fonctions locales du pouvoir public, mirent en marche l'organisation de la production et de l'administration, assignèrent les devoirs des employés restés sur leur place, rouvrirent les écoles etc. A ces endroits les organes populaires ont plus d'une fois procédé durement contre les ennemis du peuple, les fascistes, las anciens gensdarmes. Il y avait cependant des communes, surtout dans la partie occidentale du pays, où les éléments réactionnaires et parfois même des fascistes réussirent à s'intro­duire dans les organes populaires et à freiner en relation locale le déploiement des forces démocratiques du peuple. Après la constitution du Gouvernement National Provisoire, la création et les fonctions des organes populaires furent réglées par décret. Le décret établit que les comi­tés nationaux doivent être formés des représentants des syndicats et des partis de la coa­lition créé entre temps, qu'ils ne peuvent pas exercer des fonctions relevant du pouvoir

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