Századok – 1955
Krónika - A történészfront hírei - 308
RÉSUMÉ 327 bien pensants. Or, cette tactique des aristocrates ne différait guère de la politique du »divide et impera«, pratiquée par le gouvernement autrichien. Dans les années quarante, un changement se produisit aussi dans la mise en oeuvre de /cette politique autrichienne du »divide et imperm. C'est en 1843 que les nouvelles méthodes furent mises au point par Metternich, qui avait compris que les mouvements nationalitaires slaves étaient progressistes, qu'en substance, ils avaient le même contenu que le mouvement hongrois, et que, par conséquent, ils constituaient pour l'Empire une menace non moins grave. Metternich conclut donc que l'ancienne politique était devenue dangereuse : dès lors, il préconisa une politique «d'équilibration, de sùrveillance de l'aiguille de la balance», en d'autres termes, une tactique consistant à accorder une aide prudente aux mouvements plus faibles. Le palatin Joseph professait, lui aussi, I les mêmes opinions. C'est à la suite de ce tournant qu'en 1843, le monarque s'éleva contre le mouvement illyrien en voie de s'organiser et que l'on sévit aussi contre les mouvements ι slovaques. Nous avons pu relever chez la classe dirigeante hongroise et le gouvernement quatre formes différentes de la politique nationalitaire. Il est incontestable que malgré ses graves erreurs, c'était néanmoins le mouvement d'opposition de la noblesse moyenne qui représentait l'idée de progrès. I ι I Zsuzsa Klein : LA LUTTE DU PEUPLE TRANSDANUBIEN POUR EMPÊCHER LA CONTREI REVOLUTION A ARRIVER AU POUVOIR (AOUT-DÉCEMBRE 1919) L'étude réfute l'assertion de la propagande et des historiens contre-révolutionnaires que la majorité du peuple hongrois aurait guetté et souhaité la chute du Gouvernement des Conseils et le saisissement du pouvoir par la contre-i évolution. Les faits dont il rend compte fournissent la preuve qu'une partie considérable du peuple travailleur a essayé de défendre le régime des conseils, à empêcher l'avance de la contre-révolution après le commencement d'août 1919, lorsque le Gouvernement des Conseils a déjà démissionné. C'étaient en première ligne les ouvriers industriels, les mineurs et une partie de la paysannerie pauvre qui ont participé à la résistance surgie en opposition à la contrerévolution dans la partie de la Hongrie dite Transdanubienne. Dans leur lutte, dans leurs efforts à augmenter leur masses ils étaient empêchés par les fautes qui avaient leurs racines dans l'époque de la République des Conseils. Ainsi par exemple la fait que les ouvriers et paysans pauvres faisant face à la contre-révolution n'avaient aucun chef révolutionnaire, qu'il n'existait alors un parti communiste qui aurait organisé et dirigé la lutte. Au mois d'août quand l'armée blanche de Horthy occupait la Transdanubie, il fut un facteur décisif dans l'établissement de sa puissance d'organiser l'administration publique, de désarmer le peuple. Ces actions do la contre-révolution se heurtaient cependant à la résistance des masses. Comme les ouvriers et les paysans avaient encore des armes en leur possession, ils les tournaient contre les maîtres anciens revendiquant leur pouvoirs. On rencontre de telles luttes dans chaque comitat de la Transdanubie. Dans la lutte pour la défense de la puissance des conseils ouvriers les conflits a Tab (Dépt. Somogy) et à Tapolca (Dépt. Veszprém) étaient d'importance plus conspicueuse. A un nombre de places la lutte fut affaiblie, contrecarrée par les chefs locaux socialdémocrates opportunistes. Malgré cela, grâce à cette résistance les conseils ouvriers restaient en général à leur places jusqu'au 10 ou 15 août. La contre-révolution n'a réussi à désarmer le peuple qu'au prix de luttes, car une grande partie des ouvriers et paysans ne laissait pas volontairement se déssaisir de ses armes. Il y eut de rencontres à plusieurs reprises entre gardes et soldats rouges et les contre-révolutionnaires à Székesfehérvár (Dépt. Fejér) et à Sopron. Et même après les grands combats, des soldats rouges armés erraient dans le Bakony pendant des semaines. Mais la terreur blanche a décimé le peuple travailleur et a fait exterminer la majorité des chefs ouvriers locaux. Les détachements d'officiers — avec consentement des gouvernements impérialistes étrangers — ont commis des actes tout à fait inhumains. La fureur de la terreur blanche fut particulièrement violente aux départements Tolna, Somogy, Fejér, Veszprém. Les troupes d'occupation de la bourgeoisie roumaine ont également fait leur possible pour exterminer l'esprit révolutionnaire.