Századok – 1954
Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák jegyzéke (1954. jan. 1–okt. 1.) 729
746 RÉSUMÉ eût été impitoyablement noyée dans le sang, que dans de nombreuses régions de la Hongrie, une agitation hostile aux seigneurs se fit jour parmi la paysannerie. Les autorités décrétèrent alors la livraison des armes de toute espèce. Les mouvements qui se manifestèrent dans les villages et bourgades des comitate de Szatmár, Varasd, Bars, etc. furent réprimés plus d'une fois par la troupe. Il est à noter que dans ces mouvements, la lutte des classes fondamentales allait déjà de pair avec les conflits opposant les plébéiens à la paysannerie aisée. Ces mouvements fournirent l'évidence que sans la réforme de la justice paysanne, le »décret sur le servage« ne protégeait point contre ses seigneurs la paysannerie, source des revenus fiscaux du pays. Voilà pourquoi furent publiés en 1787 les décrets qui, en limitant les activités des tribunaux seigneuriaux, en garantissant le droit d'appeler et en créant l'institution des avocats de paysans, étaient appelés à fournir des garanties juridiques. Cette réforme de la justice, et le fait qu'en vue d'introduire un système fiscal basé sur des principes physiocratiques, l'on procéda dans tout le pays au recensement des terres et des revenus, eurent pour effet de disposer la paysannerie en faveur de Vienne, et d'indisposer la classe des propriétaires terriens contre le régime. La politique paysanne de l'absolutisme éclairé créa une situation impliquant une contradiction : en effet, ce fut la noblesse, peu progressiste encore à ce moment-là et ne remplissant nullement des fonctions bourgeoises, qui représentait la politique de la résistance nationale, tandis que la paysannerie, en dépit des sanglantes représailles et de la répression, ordonnée par Vienne, des actions revendicatives entreprises par elle, demeura fidèle à sa foi en l'empereur débonnaire, croyance caractéristique du XVIIIe «siècle. SÁNDOR GYÖ11FFY : CONTRIBUTIONS AU PROBLÈME DE LA POLITIQUE DES IMPÉRIALISTES EN HONGRIE (Janvier-mars 1919) Au début de 1919, les faiblesses intestines du gouvernement bourgeois-social•démocrate, parvenu au pouvoir après la révolution bourgeoise démocratique d'octobre 1918, se manifestèrent avec une force toujours croissante. L'influence des communistes s'accrut et la base de classe du ministère Károlyi se rétrécit sans arrêt. Les masses laborieuses comprirent de plus en plus clairement que le cabinet, arrivé au pouvoir grâce à la révolution bourgeoise démocratique, demeurait incapable de résoudre leurs problèmes et de donner satisfaction à leurs revendications. Face aux masses populaires engagées dans la voie du développement révolutionnaire, la bourgeoisie hongroise s'efforçait de prendre appui sur les impérialistes occidentaux, et avant tout sur les États-Unis. En janvier 1919, à Paris, la »Conférence de la Paix« commença ses travaux. C'est à cette conférence que l'on élabora les méthodes visant à étouffer les mouvements internationaux de révolution prolétarienne, mouvements dont l'ampleur croissait sans cesse. Dans le^ premières semaines de l'année 1919, la bourgeoisie des puissances de l'Entente déclencha une offensive générale sous la direction des impérialistes américains. En Allemagne, on assassina Liebknecht et Luxemburg, et c'est en inaugurant un sanglant régime de terreur que l'on voulut réprimer les mouvements des ouvriers. Le 16 janvier 1919, Coolidge, chef des services secrets américains en Europe orientale et centrale, arriva à Budapest. A la lumière des renseignements fournis par ses vastes réseaux d'espionnage et sur la foi des déclarations de Károlyi, Coolidge comprit que, par ses propres moyens, la bourgeoisie hongroise serait incapable d'étouffer le mouvement révolutionnaire. Lorsque les impérialistes, comme l'a signalé Lénine, »virent qu'en Hongrie, il fallait s'attendre à une révolution, il voulurent anéantir celle-ci et ne point lui permettre qu'elle visse le jour.« (Oeuvres de Lénine, tome 29, p. 271, édition en langue hongroise.) Tel était donc l'objectif véritable de la mission confiée à Coolidge. C'étaient les sociauxdémocrates que l'on voulut utiliser en Hongrie, tout comme en Allemagne, pour accomplir cette tâche abominable. L'arrivée de Coolidge à Budapest coïncida avec celle du général Berthelot, commandant en chef des armées interventionnistes de l'Entente en Ukraine et en Crimée, et du commandant anglais Smith.