Századok – 1953

Tanulmányok - H. Haraszti Éva: Beszámoló a Magyar Történész Kongresszusról 463

RÉSUMÉ 491 Chose plus grave, dès la même époque, les prix et les charges communes commençaient déjà à augmenter. Les revenus diminuaient donc, malgré la tendance opposée des prix. Cet état de choses restait presque immuable jusqu'à la fin de 1935. Pendant les deux années suivantes la situation des classes laborieuses s'est un peu améliorée ; néanmoins "cette amélioration n'atteignit ni le niveau de 1913, ni même celui de 1929. La misère de plus en plus grave de la majorité de la population n'était point allégée par l'appareil d'Etat que dominaient les grands propriétaires et les capitalistes : conformé­ment aux intérêts des classes dirigeantes, on jetait le plus lourd fardeau résultant de la crise sur les épaules des travailleurs. Vu les immenses proportions du chômage — — dans l'industrie il y avait 250 000 chômeurs, dans l'agriculture un demi-million et dans la couche des employés 35 000 — les capitalistes avaient le moyen de réduire au minimum les salaires, quoique, même pendant la crise, les prix de Hongrie n'aient jamais été assez bas pour s'adapter à l'évolution internationale. Cette situation n'était, à proprement parler, qu'une des conséquences de la politique des gouvernements fascistes dépendant des classes dominantes de Hongrie. UÉOÏï GROSFELD : LA POLITIQUE ANTIPOLONAISE DE L'IMPÉRIALISME ANGLO-AMÉRICAIN 1918—1939 Les puissances impérialistes étaient toujours autant d'ennemis du peuple polo­nais. Pendant la première guerre mondiale impérialiste elles considéraient le problème polonais comme une affaire intérieure de la Russie ; elles ne modifièrent leur attitude qu'après la Grande Révolution Socialiste d'Octobre. Même à cette époque elles dési­raient créer uiie Pologne relativement faible pour en faire un jour une proie facile de l'avidité du Reich. C'est pourquoi elles refusaient de restituer à la Pologne ressuscitée certains anciens territoires polonais. Cette attitude hostile se manifesta aussi à propos de l'aide de Hoover qui leur fournit un excellent prétexte pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Pologne : dès ce temps-là elles s'assurèrent le contrôle de la vie économique polonaise et commencèrent à diriger la politique polonaise d'une manière aussi favorable que possible aux intérêts des Allemands. Elles cherchaient à mettre la main même sur la production du charbon. Selon les agents du service d'assistance organisé en vertu des principes de Hoover la Pologne fut réduite au rang d'une colonie d'importance secondaire. Un autre moyen de l'influence exercée sur la vie économique polonaise était l'importation de capitaux occidentaux: elle s'effectuait soit par des emprunts d'Etat accordés à la Pologne, soit par l'achat d'entreprises polonaise. La pénétration du capital occidental ne fit qu'approfondir et perpétuer l'état peu développé de l'industrie polo­naise, ainsi qu'augmenter l'exploitation et la misère des travailleurs de ce pays. Vu les honoraires des »conseilleurs« anglo-américains et les produits exporté à des prix dérisoires, les emprunts obtenus par la Pologne n'égalaient point les sommes extorquées au peuple polonais. Quant aux emprunts qui s'accordaient à des conditions particulièrement humiliantes, ils étaient, dans la plupart des cas, autant d'opérations avantageuses du capitalisme américain. Pour caractériser les méthodes d'outremer, on n'a qu'à rappeler l'affaire des entreprises Giesche (une des plus grandes fonderies de zinc du continent) dont les établissements se trouvaient en partie sur le territoire allemand et en partie sur le territoire polonais. Les capitalistes américains accordaient leur appui surtout aux usines situées en territoire allemand ce qui n'allait pas sans compromettre les intérêts des usines de Pologne. Chose plus grave, ces usines d'Allemagne rendaient un service nullement négligeable à l'industrie de guerre du Reich. De nos jours les capitalistes américains, ayant perdu en Pologne des sources de profit considérables, regardent naturellement d'un oeil haineux ce pays de démocratie populaire. CHARLES VÖRÖS : LES MÉMOIRES D'ANTOINE NOSZLOPY En mars 1849 les troupes autrichiennes de Windischgraetz dominaient déjà sur toute la Transdanubie. Néanmoins, dès avant le début de la glorieuse campagne de printemps, Gaspard Noszlopy, un jeune fonctionnaire réfugié du. comitat de Somogy, demanda à Kossuth de la revêtir des pouvoirs de commissaire gouvernemental;

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