Századok – 1952

Szemlék - Hilton; R. H.–Pagan; H.: The english rising of 1381 (ism. Kulcsár Zsuzsanna) 281

RÉSUMÉ 297 tion do la classe ouvrière hongroise sous le régime capitaliste, se caractérise par une aggravation rapide des conditions de vie dans tous les domaines. Même là où dans les pays capitalistes plus développés — comme en Angleterre ou en Allemagne — on pouvait remarquer une certaine amélioration (diminution de la mortalité infantile, amélioration des services publics etc), dans la Hongrie semi-coloniale on ne voyait nulle trace d'amélioration. Ainsi, par exemple, entre 1901 et 1913 le pourcentage de la morta­lité des enfants âgés de moins d'un an, n'a baissé que de 21,3% à 20,1%. Dans plusieurs domaines de la vie les conditions ont nettement empiré : le renforcement des monopoles contrôlés par le capital autrichien, les crises graves qui ont secoué les fondements même de la société capitaliste ont eu pour conséquence l'aggravation relative et absolue de la misère de la classe ouvrière. A tout cela s'est ajouté l'emploi accru du travail féminin et infantile, beaucoup moins cher que le travail masculin. Les capitalistes ont élargi la base de la main-d'oeuvre err embauchant la famille entière de l'ouvrier sans égards au sexe et à l'âge des membres de la famille. Bien que la loi de 1884 relative à l'industrie ait interdit en Hongrie l'emploi dans les usines des enfants âgés de moins de 10 ans et ait limité la durée de travail des jeunes âgés de 10 à 16 ans, cette loi restait lettre morte, et nous avons des preuves qui attestent qu'on a employé des enfants de 6 ans dans les briqueteries, dans les verreries, dans l'industrie textile et même dans les conditions terribles des fabriques d'allumettes se servant du phosphore blanc. Ces enfants ont travaillé de l'aube jusqu'à la nuit, bien au delà de la durée de travail fixée par la loi. La situation de ceux qui ont travaillé dans l'industrie à domicile ou bien dans la petite industrie était encore pire, car aucune loi n'a réglementé la durée de travail, les salaires étaient plus bas et le traitement encore plus brutal que dans la grande industrie. La petite industrie ne pouvait soutenir la concurrence des usines qu'en exploitant encore plus impitoyablement les enfants et les apprentis. L'emploi des femmes dans les usines a mené à une décomposition complète de la famille. Beaucoup de fois c'est la femme, travaillant de 13 à 14 heures dans une usine, qui est devenue le gagne-pain de la famille. La loi relative à l'industrie n'accordé aucune protection à la femme. C'est seulement en 1911 que, sous la pression des masses ouvrières 'et de certains bourgeois humains, une loi limitant la durée de travail de la femme fut votée, loi dont on n'a nulle part observé les dispositions. Les femmes étaient d'autant plus dépourvus de toute protection que les syndicats ont lutté uniquement pour l'amélio­ration des conditions de vie des ouvriers spécialisés et que le mouvement féminin ne s'est développé que très lentement. Souvent la durée de travail des femmes était plus longue que celle des hommes. L'industrie à domicile a sourtout employé des femmes qui, malgré une durée de travail d'une longuer insupportable, n'ont reçu qu'un salaire très bas. Les salaires des femmes en général n'ont atteint que 1/3—2/3 des salaires des hommes. Les femmes affaiblies à la suite de la mauvaise alimentation, de la longue durée de travail et des conditions de travail malsaines ont été exposées aux diverses maladies qui, dans beaucoup de cas, ont résulté des circonstances de leur travail. La santé des enfants fut compromise de bonne heure par une alimentation insuffisante, par le manque des soins dans leur âge tendre et par un travail trop lourd. L'industrie capitaliste hongroise a été servie par une longue série de générations de vie brève : la société du capital avide au^profit a été bâtie sur le sang de milliers et de milliers d'ouvriers, sur les longues souff­rances de millions de vies. Л17 л /§ /WjAN.Î к

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